Pas de tests salivaires antidrogue dans les lycées d'Ile-de-France

Pour lutter contre le décrochage scolaire, la région Ile-de-France souhaitait financer des tests salivaires afin de détecter la présence de drogues dans les lycées. L'Etat vient de s'y opposer.

© HONGQI ZHANG - 123rf

Le 19 mai 2016, les élus régionaux avaient adopté le financement de tests salivaires de dépistage de drogue dans les lycées d'Ile-de-France, dans le but de prévenir le décrochage scolaire et de lutter contre la banalisation des drogues en milieu scolaire. Dans un courrier envoyé à Valérie Pécresse, à l'origine de ce plan antidrogue, le préfet de la région Jean-François Carenco s'oppose à cette disposition estimant qu'elle "outrepasse les compétences régionales en matière sanitaire et sociale", précise Le Figaro

Mais pour la présidente de région, "le lien entre addiction et décrochage scolaire est scientifiquement établi", d'autant que près de "10% des jeunes d'Ile-de-France fument plus d'un joint par jour", avait déclaré Agnès Evren, vice-présidente chargée de l'Education. "En application de ses compétences en matière de développement sanitaire, de soutien aux politiques d'éducation et de lutte contre le décrochage scolaire, la région est totalement fondée à intervenir pour prévenir les addictions et les pratiques addictives au lycée, action qui figure précisément au croisement de ces trois compétences", a répondu Valérie Pécresse dans une lettre en date du 20 juillet dernier. Pour rappel, ces tests de dépistage devaient respecter le secret médical en informant uniquement les familles des résultats, ou le lycéen majeur.

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