Lorsque le bac 2016 fait réagir...

Pétition, erreur, auteur méconnu des élèves… Le bac 2016 a été riche en polémiques en tout genre. Retour sur tous les petits aléas des épreuves.

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Si les bacheliers vont bientôt pouvoir souffler puisque les épreuves se terminent aujourd'hui, il s'est avéré qu'ils ont parfois été quelque peu désarçonnés face à leurs sujets. Certains lycéens ont par exemple été déboussolés par le texte A de l'épreuve d'anglais, qui décrit l'urbanisation du quartier de Manhattan au début du XXe siècle. Or, plusieurs bacheliers n'ont pas fait le rapprochement entre Manhattan et… New York. Le problème est qu'il était notamment demandé aux élèves d'indiquer dans quelle ville se déroule l'histoire. Il n'en fallait pas plus pour qu'une pétition réclamant "l'annulation du premier texte" voie le jour et que le barème soit revu en conséquence pour ne pas trop plomber le résultat du bac. Lancée le 17 juin dernier, elle a déjà recueilli plus de 15 000 signatures. "C'est un écrit d'anglais pour évaluer le niveau d'anglais des élèves, pas un bac d'urbanisme environnemental ni de culture générale ou géographique", écrit ainsi un internaute. Pourtant, après avoir lu attentivement le second texte, ils auraient pu faire le lien entre Manhattan et New York. Ce n'est pas la première fois que cette épreuve est à l'origine de plaintes. L'année dernière déjà, les lycéens avaient en effet lancé une pétition contre la question M du bac d'anglais.

Qui est Anatole France ? Ce fut ensuite au tour du bac de français de faire polémique. La raison ? Un discours d'Anatole France qui faisait l'objet du commentaire de texte du bac des séries ES et S. Il s'avère en effet que l'existence de l'écrivain français était ignorée par de nombreux bacheliers. Et comme souvent, ce sont sur Twitter qu'ils se sont défoulés.

Mais si les élèves se plaignent (beaucoup), il arrive parfois qu'il y ait aussi des erreurs d'énoncé. C'est par exemple ce qui s'est passé pour le sujet de mathématiques du bac S puisqu'un "+" a remplacé un "-". Et pour une fois, ce n'est pas sur les réseaux sociaux que l'erreur a été dénoncée. Le ministère de l'éducation a en effet expliqué qu'un peu après 10h, "un rectificatif a été communiqué à tous les élèves, soit à peine plus de deux heures après le début de l'épreuve". Que les bacheliers se rassurent, les barèmes seront ajustés lors de l'étalonnage des copies.

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