Un lien entre les réseaux sociaux et les troubles alimentaires ?

Facebook, Snapchat, YouTube… Les réseaux sociaux ne seraient pas étrangers aux troubles alimentaires et complexes physiques de leurs utilisateurs, selon une récente étude.

© Josep Suria

Anorexie, boulimie, perception faussée du corps… Et si les troubles alimentaires et les complexes avaient un lien avec les réseaux sociaux ? C'est ce qu'affirme une nouvelle étude publiée dans la revue Journal of the Academy of Nutrition and Dietetics.

Une forte fréquentation des réseaux sociaux augmenterait en effet le risque de développer des troubles alimentaires et des complexes, et ce que les utilisateurs y jettent seulement un œil ou bien qu'ils y passent des heures. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs de l'Université de Pittsburgh (Etats-Unis) se sont intéressés à l'utilisation que font 1 765 personnes âgées de 19 à 32 ans, des réseaux sociaux. Des données sur leur utilisation des onze réseaux sociaux les plus utilisés au moment de l'étude (Facebook, Twitter, Snapchat, Instagram, YouTube, Google Plus, Reddit, Tumblr, Pinterest, LinkedIn et Vine) ont ainsi été récoltées. Ces résultats ont ensuite été croisés avec un autre questionnaire qui concernait les risques de troubles alimentaires, les habitudes alimentaires problématiques, la perception déformée de sa propre image…

Les réseaux sociaux propagent des stéréotypes. Les scientifiques ont observé que les individus qui vont le plus sur les réseaux sociaux dans la journée ont 2,2 fois plus de risques d'avoir des troubles alimentaires que ceux qui n'y vont pas. Ceux qui les consultent le plus souvent durant la semaine voient quant à eux leur risque multiplié par 2,6. Jaime E. Sidani, principal auteur de l'étude, explique que "les réseaux sociaux allient de nombreux aspects visuels des médias traditionnels en plus d'offrir la possibilité d'interagir avec d'autres et de propager des stéréotypes pouvant aboutir à des troubles alimentaires et des complexes". Les chercheurs n'ont toutefois pas pu clairement définir si ce sont les réseaux sociaux qui alimentent les troubles ou si c'est l'inverse. Le lien entre l'utilisation des réseaux sociaux et l'image du corps doit être ainsi encore approfondi.

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