Admission post-bac : vers un meilleur accompagnement des bacheliers ?

Plusieurs mesures pour améliorer l’admission post-bac (APB) viennent d’être annoncées par la ministre de l’Education nationale. Précisions.

© gemphotography

Après avoir dévoilé les dates du baccalauréat, Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Education nationale, vient d'annoncer plusieurs mesures pour améliorer l'admission post-bac (APB). L'objectif ? Que tous les bacheliers se voient proposer une formation à la rentrée 2016. Il y a en effet déjà eu plusieurs ratés dans le passé à l'instar de ces 7 500 étudiants qui n'avaient pas encore finalisé leur inscription dans l'enseignement supérieur à quelques semaines de la rentrée 2015. Pour éviter que cela ne se reproduise, la ministre a donc travaillé sur un plan d'action reposant sur trois leviers.

Création de "vœux groupés". Tout d'abord, un dispositif de "candidatures groupées" va être expérimenté en 2016 sur les filières qui sont les plus demandées par les lycéens, à savoir le droit, la Paces (médecine), la psychologie et les Staps. "Le candidat choisira en priorité une filière et le système APB lui proposera alors de classer l'ensemble des mentions de licence associées à cette filière sur un périmètre qui sera prioritairement l'académie", détaille le communiqué du ministère. Autrement dit, un étudiant qui n'a pas obtenu son premier vœu au sein d'un établissement donné pourra candidater à une filière identique ou compatible qui se situe dans la même académie. Cela sera alors considéré comme un vœu unique.

Une filière "libre" à choisir. Le ministère veut par ailleurs en finir avec l'orientation par défaut. Jusqu'à présent un lycéen qui n'était retenu dans aucune des filières qu'il avait choisies se voyait imposer son orientation. Pour que cela n'arrive plus, "chaque bachelier général devra choisir au moins une filière dite "libre" (donc non sélective et sans capacité d'accueil)". Il ne pourra donc plus choisir uniquement des filières sélectives ou dont les capacités d'accueil sont limitées comme les classes préparatoires.

Plus de communication entre les élèves et les enseignants. Afin de guider au mieux les futurs bacheliers, davantage d'informations seront diffusées sur APB. "Des données illustrant les taux de réussite selon les profils d'entrée (type de bac…), les poursuites d'études, les insertions et les salaires" leur seront par exemple communiquées. Si certaines de ces informations existent déjà, elles devaient toutefois faire l'objet de recherches. Par ailleurs, les lycéens feront l'objet d'un accompagnement personnalisé de la part des enseignants, du conseiller d'orientation ou du CPE. Pour anticiper l'aide à leur apporter (absence de vœux, vœux non cohérents avec le potentiel de l'élève…), les professeurs pourront davantage accéder aux vœux des élèves émis sur APB. "Si certains choix d'orientation restent problématiques malgré l'accompagnement personnalisé, ces cas seront examinés, sur demande du lycée, par une commission académique d'orientation post-secondaire qui fera des propositions alternatives au jeune." Cette mesure sera dans un premier temps expérimentée dans cinq académies.

Lire aussi