Etre parfaite au bureau, c’est du boulot !

Au boulot, on cherche à entrer dans les cases de la parfaite working girl. Pourquoi ? Pour être bien vue, reconnue, appréciée. Fatiguant. Et si on trouvait le bon compromis ? Imposer son fonctionnement tout en restant professionnelle, c’est la clé de l’épanouissement.

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Marre de devoir sourire (et papoter) à la machine à café
L'équipe a ses petits rendez-vous matinaux autour de la machine à café (9h30, 9h40, 10h30, 11h45). Au programme, raconter son week-end et débriefer sur le dernier éliminé de Top Chef. Et sur Sabine de la compta (sauf si c'est moi). Je suis là, à jouer le jeu et serrer les fesses. Ça me barbe.
Le bon compromis : je décline poliment les rendez-vous : une urgence à finir (pas façon fayote mais façon " je boucle un détail, je prendrai un café après ") ou déjà trop de cafés avalés ce matin avant de venir. Je suis le groupe une fois de temps en temps, à qui j'impose de nouvelles conversations (il fait beau non ?) et pour ne pas raconter ma vie, j'utilise la méthode suivante : je pose des questions et m'offre le luxe de ne pas avoir à m'étaler.

 

Marre de faire des horaires à rallonge
Arriver tôt, ça fait bien. Mais ce qui fait encore mieux, c'est de partir tard. A 18h, si je plie, je me prends en pleine face la célèbre blague (si drôle) " Tu as posé un RTT ? ". A 20h, tout le monde se regarde : tu craqueras avant. Une compétition inutile, je le sais. Mais je tombe dans le piège.
Le bon compromis : être au clair avec moi-même : je fais mon boulot et c'est le principal. Ainsi, il est plus facile d'assumer les horaires qui m'arrangent et d'éviter toute forme de culpabilité. Si je suis du matin, je viens tôt - et vice-versa - conscience tranquille. Et à la blague du RTT, je réponds juste " oui, le même que tu prends demain matin " avec un grand sourire.

 

Marre de devoir faire bonne figure en réunion
Un power point défile sous nous yeux et voilà que je suis censée écarquiller les miens. Et prendre des notes. Et intervenir. Et ne pas regarder mon téléphone portable et surtout pas l'heure. Alors que cette réunion est si désorganisée qu'elle me fait perdre du temps.
Le bon compromis : je regarde où je veux, l'essentiel est juste de savoir ce qu'il se passe pour me servir de cette réunion à bon escient. Jean-Paul Sartre écrivait d'ailleurs : " L'élève attentif qui veut être attentif, l'œil rivé sur le maître, les oreilles grandes ouvertes, s'épuise à ce point à jouer l'attentif qu'il finit par ne plus rien écouter ". Avoir des airs de premier de la classe finit toujours par décrédibiliser. La seule chose que j'ai à faire, c'est de sourire et ne pas souffler. Pour le reste, chacun investit la réunion comme il veut, un peu comme on ne dort pas tous dans la même position.