Mathilde, la jeune recrue

Le Raid des Alizés, une première pour Mathilde

Du haut de ses 25 ans, Mathilde est kinésithérapeute.  Elle a quitté la région nantaise pour s'installer au soleil avec son amoureux il y a déjà un an et demi.

Le Journal des Femmes : Comment as-tu sauté le pas ?

Mathilde : L'année dernière, j'avais suivi de loin mais avec beaucoup d'admiration et d'envie l'aventure de l'équipe Madin'Form ! Se fixer un défi sportif, c'est quelque chose que je trouve passionnant. Il faut entraîner son corps pour le rendre plus résistant, plus performant pour repousser ses limites.

Le Raid des Alizés a lieu en Martinique, une île que je ne me lasse pas de découvrir.  Enfin, le coté humain de cette aventure où l'on court mais aussi où l'on dort, mange, vit au milieu de la nature avec deux coéquipières et près de 200 autres filles toutes motivées pour une cause qui nous touche et que l'on défend.

Qu'est-ce que tu vas laisser et que tu auras hâte de retrouver ?

Comme c'est ma première expérience, Je ne me rends pas trop compte. Pour le moment, l'enthousiasme et l'excitation de cette nouvelle aventure me donnent l'impression que pendant ces trois jours, rien ne me manquera !

Les bains de boue vont remplacer les bons bains chauds moussants mais cela fait partie du jeu. La première douche bien chaude et la première nuit dans un vrai lit seront plus qu'appréciées je pense.

Comment définis-tu ta préparation ?

Ma préparation c'est Speedy Gonzales ! Arrivée dans l'aventure tardivement, elle a commencé début octobre et depuis je n'ai pas vu le temps passer. En dehors des entrainements, le temps s'est arrêté. On me dit maintenant de prendre du repos, reprendre des forces mais j'ai l'impression d'avoir à peine commencé le travail.

Les entraînements se font à la fois en salle après le travail mais également dans la nature sur de superbes parcours bien boueux le weekend.

Quels sont les sentiments qui dominent ?

L'excitation et l'enthousiasme mêlés à une bonne dose de stress, l'envie de découvrir les parcours, les distances, le dénivelé et la difficulté ! Je ne suis pas spécialement pressée, je veux profiter et exploiter l'entraînement au maximum.

Je redoute l'enchaînement des épreuves, la défaillance physique, la difficulté du trail. Je sais que mes coéquipières seront là dans les moments difficiles ; pour me pousser pour aller toujours plus loin mais aussi pour me faire rire.