Maïtena Biraben, un "génie" au Grand Journal ?

Lundi 7 septembre, Le Grand Journal fait sa rentrée sur Canal +. Maïtena Biraben, auparavant animatrice du Supplément, succède à Antoine de Caunes aux commandes de l'émission. Un défi que la pétillante quarantenaire est prête à relever.

Maïtena Biraben, un "génie" au Grand Journal ?
© BENHAMOU LAURENT/SIPA

En ce début septembre, les écoliers ne sont pas les seuls à avoir repris la direction des classes. Le PAF fait lui aussi sa rentrée et les bests of estivaux cèdent peu à peu la place aux premières émissions de l’année. La nouvelle saison du Grand Journal débute ce lundi 7 septembre à 18h50 et pour l’occasion, Antoine de Caunes (remercié après des audiences en chute libre) laisse son fauteuil à Maïtena Biraben, fraîchement débarquée du Supplément. Elle est la première femme à se voir confier les rênes de l’émission, si l’on exclut Ariane Massenet et Daphné Bürki, cantonnées au rôle de co-animatrice. 
La nouvelle chef d’orchestre du Grand Journal s’est confiée sur ce challenge dans les colonnes du Parisien. Maïtena Biraben raconte notamment son tête-à-tête avec Vincent Bolloré, le patron de Vivendi, nouvel actionnaire de Canal + : "Il m’a dit ce qu’il dit à tout le monde, je crois : ‘Vous êtes un génie’. Cela m’a fait plaisir, mais comme j’étais allée au rendez-vous avec mon cerveau, je sais que je n’en suis pas un. Ça m’a fait rire."
Plus déterminée que jamais, Maïtena Biraben est prête à tout pour redresser les audiences du Grand Journal, qui n’ont cessé de décliner la saison dernière. La concurrence de D8 et de France 5 a fait vaciller le vaisseau amiral de Canal + au point de susciter des interrogations quant à la survie de l’émission. "Je vais me bagarrer comme un ‘warrior’ que je suis. J’y vais pour gagner. Je ne redoute que la fatigue, donc pas grand-chose en fait".
Dotée d’un style bien à elle, libre et incisif, elle pourrait bien donner un coup de fouet aux audiences. Pour ce faire, elle compte sur un style plus lent et veut "prendre son temps" pour se dissocier du "rythme effréné" de l’émission d’Antoine de Caunes. Si elle croit à la nouvelle formule de l’émission, l’animatrice ne met toutefois pas la charrue avant les bœufs et est bien consciente de la dure réalité du PAF : "Je demande juste qu’on regarde notre travail et qu’on juge sur pièces. On va se donner du mal et on va faire un truc terrible. Sinon, on nous remplacera et ce sera normal !"
Pour cette rentrée, Maïtena Biraben et son équipe commencent fort puisque les téléspectateurs de Canal + pourront les voir questionner Manuel Valls. Effectivement, qui de mieux que le Premier ministre pour une première ?  

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