Interview : Corentin Grevost, gagnant de Rising Star, sort son album

MUSIQUE - Le 13 novembre 2014, Corentin Grevost sortait vainqueur du télé-crochet Rising Star. Presque deux ans plus tard et à seulement vingt ans, il présente un premier album en digital, à son image : touchant, sincère et surtout prometteur d'une longue carrière.

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Grand gagnant du télé-crochet Rising Star, Corentin Grevost vit aujourd'hui un rêve. Et c'est lui qui le dit ! Passionné de musique, ce fan du DJ Kygo aime prendre son temps pour bien faire les choses. Le 24 juin 2016, deux ans après sa victoire sur M6, il sort un premier album aux sonorités pop, disponible en ligne. Un opus dont il est fier, qu'il appelle "son bébé" et pour lequel il a tout donné. Rencontre.   

Journal des Femmes : Qui es-tu Corentin Grevost ?
Corentin Grevost : J'ai vingt ans et je fais de la musique depuis tout petit. Mon père avait un piano karaoké, il chantait beaucoup et j'ai eu envie de faire comme lui. C'est vite devenu une passion malgré ma timidité. Puis j'ai appris à jouer de la guitare avec mon beau-père, ce qui m'a donné envie de chanter devant les gens. J'ai commencé devant ma famille et mes amis et je me suis lancé dans les vidéos sur Internet. C'est grâce à ça que j'ai pu être repéré sur Facebook pour Rising Star avec ma reprise de John Legend, All of me. J'ai remporté l'émission et aujourd'hui, l'album est terminé.

Appréhendes-tu sa sortie ?
Corentin Grevost : Un peu. Je ne connais pas l'accueil dont il va bénéficier, mais j'ai pris un maximum de plaisir en faisant cet album. J'ai profité de tout ce qu'il m'arrivait. Quoi qu'il advienne, je n'aurais rien à regretter.

Avant Rising Star, avais-tu déjà tenté ta chance dans un télé-crochet ?
Corentin Grevost : J'avais testé The Voice en allant jusqu'aux auditions à l'aveugle. Ça m'a permis de me remettre en question et de faire le point sur ce que j'avais à travailler. Et il y a eu l'aventure Rising Star.

Quels souvenirs gardes-tu de l'émission ?
Corentin Grevost : Je suis très heureux de l'avoir fait. J'avais tout à y gagner. Je me suis lâché. J'ai rencontré des personnes géniales. C'était une manière de connaître aussi mon niveau de chant, je n'avais jamais pris de cours et je ne m'étais jamais confronté à personne. Je me plaisais sur scène. C'est une autre sensation de chanter dans sa chambre et sur un plateau télé. Il y a tout le stress en parallèle. Je me suis posé les bonnes questions. Plus on avançait dans Rising Star, plus je me disais que j'étais capable d'assurer un "après". J'ai appris à avoir confiance en moi.

Ton album sort le 24 juin. Peux-tu nous en dire plus ?
Corentin Grevost : C'est mon bébé, j'en suis fier. Il parle d'amour en général, mais aussi de celui pour le public et la musique. Je raconte aussi mon arrivée à Paris. Je vis pleinement mon rêve et je veux donner envie aux autres de le faire, de profiter de la vie, d'aller à la rencontre des gens. On ne s'ouvre pas beaucoup aux autres. Pourtant, on a tous besoin de reconnaissance. C'est ce que raconte cet album.

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Tu as fait appel à des auteurs pour l'album...
Corentin Grevost : Oui. Je voulais vraiment travailler ma voix plutôt que d'écrire des textes. Je n'ai encore jamais écrit de chansons. J'avais envie de laisser ça aux professionnels tout en gardant ma patte à moi. Je voulais que les chansons me ressemblent. On m'a fait écouter une liste de chansons. Ce sont les titres de Gary Fico qui me correspondaient le plus. Il comprenait ce que j'aimais, m'a mis en confiance. J'ai rencontré Patxi également. C'était comme un psy : je lui ai raconté ma vie pour qu'il sache de quels sujets j'avais envie de parler. J'ai beaucoup aimé son écriture. J'espère faire encore appel à lui pour les prochaines chansons si j'ai la chance d'en faire d'autres.

Quels sont les artistes qui t'inspirent ?
Corentin Grevost : J'écoute beaucoup de pop anglaise et américaine : Bruno Mars, Ed Sheeran. J'écoute Sia et Kygo aussi. Côté français, Christine and the Queens, Louane et Stromae pour la Belgique.  

Tu as fait les premières parties des concerts de Louane récemment...
Corentin Grevost : Tout s'est bien passé. Le public m'a très bien accueilli . J'étais très étonné. Les premières parties sont assez difficiles, les gens ne sont pas forcément attentifs. J'ai eu beaucoup de retours positifs et encourageants sur les réseaux sociaux alors qu'ils étaient venus pour Louane. C'était une expérience formidable. Je ne la remercierai jamais assez de m'avoir offert cette chance.   

Qu'est-ce qu'on ressent en montant sur scène ?   
Corentin Grevost : C'est un bonheur infini. J'étais stressé, mais pas autant que d'habitude parce que je me disais "tu as la chance de chanter devant des milliers de personnes". Je me suis pris une vraie claque. J'ai chanté la première chanson et le public a tapé dans les mains directement. Je chantais Papaoutai, tout un symbole, et quand 7000 personnes t'accompagnent, c'est magique. Ça m'a donné envie de me battre. C'était inoubliable.

Que représente la musique pour toi ?
Corentin Grevost : Beaucoup de choses. Je me suis retrouvé personnellement. J'ai pris confiance en moi et je me suis ouvert aux autres. Je suis très timide et chanter m'a aidé à extérioriser et exprimer ce que je ressentais.

Quelle est la musique dont tu ne te lasses pas ?
Corentin Grevost : Il y en a deux : Stole the Show de Kygo et Photograph d'Ed Sheeran. Je les ai toujours avec moi. Je me lasse très vite, mais pas avec eux. Quand je dis que j'aime un artiste, je le pense sincèrement. Pourquoi pas une collaboration avec eux si j'en ai l'occasion un jour.

Le meilleur moment depuis ta victoire ?
Corentin Grevost : Sur scène lorsque le public chantait avec moi. C'est l'un des plus beaux moments de ma vie. Peut-être aussi lorsque j'ai eu mon EP dans les mains pour la première fois. C'était la preuve ultime de l'existence de cet album sur lequel on a beaucoup travaillé.

Une journée type avec Corentin Grevost ?
Corentin Grevost : Je me réveille en musique. Je fais un peu sport pour garder la forme et confiance en moi. Je travaille ensuite le chant, la musique. Je m'entraîne aussi seul à la guitare. Ça me permet de me retrouver. Mes journées se résument à beaucoup de travail.   

De quoi es-tu le plus fier ?
Corentin Grevost : En dehors de l'album, je suis fier d'avoir fait l'émission. Ce n'était pas facile. Il y a beaucoup de pression, je n'étais jamais parti de chez moi. J'aime bien être seul, mais pas être loin des gens que j'aime. J'ai peur du silence. Après avoir fait Rising Star et géré la pression seul, je me suis dit que je pouvais être fier de moi.

Le cinéma ou la télé t'attirent ?
Corentin Grevost : Je regarde pas mal de séries. Tenter ma chance en tant qu'acteur me plairait beaucoup. Si un rôle s'offre à moi, j'y réfléchirai et serai très heureux, mais je me concentre sur la musique pour l'instant. Ce travail est loin d'être terminé. On a tourné le clip du deuxième titre, Parle moi, à New York. J'étais très content. Dans l'album, j'incite les gens à vivre leur rêve.

Que préfères-tu entre les moments en studio et ceux sur scène ?
Corentin GrevostCe sont deux exercices très différents côté émotion. Sur scène, c'est plus facile, les gens et l'ambiance sont là. Seul dans un studio de 5m² face à un micro, c'est difficile de se projeter. J'aime bien les deux, mais sur scène, il y a le partage et le contact avec le public qui me le rend bien.      

Que peut-on te souhaiter pour la suite ?
Corentin Grevost : De la réussite pour l'album, qu'il aille le plus loin possible. J'espère aussi qu'il y aura d'autres disques et des tournées. Je me suis donné à fond. Je suis satisfait des chansons. J'ai fait un duo avec Clara Channel du collectif Cover Garden sur le titre Give me your love. J'ai aimé sa voix. On a tourné un mini clip sur Youtube et ça a fonctionné tout de suite. Si cela pouvait être toujours comme ça, ce serait génial.

En attendant le sortie de l'album le 24 juin, découvrez le nouveau clip Parle moi de Corentin Grevost :