Seal : "Quand vous êtes capable d'être vulnérable, ça vous rend plus fort"

Artiste caméléon à la voix de velours, Seal donnera deux concerts à l'Olympia, les 27 et 28 juin 2016. Le Journal des Femmes a interviewé l'artiste à la veille de cet événement.

© Xposure UK/ABACA

Difficile de capter Seal, tant l'artiste a un emploi du temps chargé. À Cannes il y a quelques jours pour un concert privé au sein du Grand Hyatt Hôtel Martinez, la star était dimanche 24 mai sur la scène des Billboard Music Awards à Las Vegas. Seule solution pour échanger avec lui : le téléphone. Nous avons donc eu une conversation aussi brève qu'intense avec Seal pour évoquer les deux concerts qu'il donnera à l'Olympia, à Paris, les 27 et 28 juin, ainsi que son nouvel album, 7, sorti le 2 novembre 2015.         

Le Journal des Femmes : Qu'est-ce que l'Olympia représente pour vous ?
Seal : C'est un endroit historique. Il y a très peu de lieu semblable à travers le monde. J'en ai un très bon souvenir puisque le dernier concert que j'y ai donné [en 2012, ndlr] était riche en émotions. 

Qu'est-ce que ça vous fait de revenir en France après 4 ans d'absence ?
Seal : Je suis très excité. La France est comme une seconde maison et les Français ont toujours été très gentils avec moi. J'ai de bons rapports avec le pays et je suis heureux à chaque fois que je viens.

De quoi parle votre nouvel album, "7" ?
Seal : Il parle d'amour, ainsi que des différentes dynamiques de l'amour. J'ai essayé de capter ça…

Son titre fait-il référence à l'aspect porte-bonheur du chiffre ?
Seal : Non, pas vraiment. C'est mon septième album studio. Je n'avais pas d'autre titre en tête donc je l'ai appelé "7".

Pourquoi avoir attendu 4 ans avant de le sortir ?
Seal : J'ai été occupé pendant ce temps… Je n'ai pas décidé de ne pas faire de musique et d'attendre quatre ans. Chaque album est différent. C'est quelque chose d'émotionnel qui vient de mon âme, c'est un chapitre de ma vie.

À quoi doit s'attendre le public pour vos concerts parisiens ? 
Seal : Le spectacle à l'Olympia ne concernera pas que le nouvel album. J'y jouerai d'anciens et de nouveaux titres, ainsi que des inédits. Le show sera très différent de ce que je fais d'habitude. Je fais beaucoup plus de guitare maintenant et je jouerai les chansons que les gens connaissent de manière totalement différente.

Pourquoi cette envie de changement ?  
Seal : Parce que je n'aime pas me répéter. En tant qu'artiste, vous devez constamment vous dépasser pour faire les choses différemment.

Comment définiriez-vous votre style ?
Seal : Je ne le décrirais pas. Ce n'est pas une chose à laquelle je pense. Pour moi, le plus simple est le mieux. Quand on reste simple, on communique mieux.

Votre bio sur Twitter dit "la force à travers la vulnérabilité ", c'est votre credo ?
Seal : Oui. Je pense que quand vous êtes capable d'être vulnérable, quand vous faites ce choix, ça vous rend plus fort.

Vous avez participé aux bandes-originales de plusieurs films (Batman Forever, Toys, Space Jam...). Allez-vous à nouveau collaborer avec le cinéma ?
Seal : C'est possible. C'est quelque chose que j'ai adoré faire. C'est une manière de travailler très différente. On compose par rapport à des images, on vous donne un script et une inspiration visuelle. Vous écrivez à partir de quelque chose qui ne vient pas nécessairement de votre propre expérience. Pour ressentir les émotions du film, vous devez y associer votre vécu, même s'il n'est pas totalement le même que le récit.

Puisque le nouvel album de Seal s'appelle "7", nous lui avons proposé une interview autour de ce chiffre :

Quel interprète de 007 est votre favori ? Sean Connery
Si vous étiez l'un des sept péchés capitaux… (Il les cherche sur Google sur son ordinateur et les énumère à voix haute) Peut-être l'orgueil
Si vous étiez l'un des sept nains de Blanche-Neige… (Il les énumère une fois encore) Joyeux
Si vous étiez l'un des sept jours de la semaine… Samedi
Si vous étiez l'une des sept Merveilles du monde… (Nouvelle énumération) Je serai la statue de Zeus, à Olympie

Réponse logique pour l'artiste qui s'apprête à faire l'Olympia. D'accord celle-là, elle était fa-Seal... 

© Gérard Drouot Productions

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