Un roman : La quête de l’éditeur

L’envie de publier son histoire et la recherche d’un éditeur sont des étapes plus techniques que l’écriture. Il s’agit là d’une volonté, d’une envie de partager cette histoire avec les autres, en transformant tous ces mots mis bout à bout, en un objet que l’on nomme… un livre !

 Une histoire est née. Des personnages vivent dans l’esprit de leur l’auteur(e). Les mots sont jetés dans l’ordre établi sur des pages blanches, et l’auteur(e) peut enfin reprendre une relecture intégrale, du début à la fin… 

Une histoire comme celle de « Jeanne et la fleur de lys » ne se relit pas rapidement, comme beaucoup d’autres certainement. Il y a de la matière. Peu de dernières corrections puisque celles-ci ont déjà été faites. Mais une vue d’ensemble qui, pour la première fois, au mot « FIN », fait naître dans l’esprit de l’auteure cette fatidique et malicieuse petite question « et pourquoi pas ? ».

 

Oui ! Pourquoi ne pas tenter l’aventure maintenant ? Pourquoi ne pas proposer « Jeanne » à un éditeur ? C’est exactement ce qui m’est arrivé.

 

Insidieuse petite question qui grandit, qui grandit, et qui devient un véritable projet qu’il va falloir mener. Car… Comment se fait-on publier ?

 

De nombreuses questions se posent. Où, comment, à qui s’adresser ? On fait des recherches, on entend parler de la protection des œuvres des auteur(e)s … 

Protection des œuvres des auteur(e)s  

Effectivement, une fois un manuscrit parti et envoyé dans la nature, la question se pose de savoir si cet écrit va rester « en sécurité ».

 

Comme je l’expliquais dans ma première chronique (Un roman : l'histoire d'une naissance – 07/09/2012), « Jeanne et la fleur de lys » fût écrit dans le plus grand secret. Donc, un peu comme pour un crime : pas de témoin ! Personne pour témoigner de mes longues heures d’écritures, de relecture, de corrections, de recherche… Personne pour attester que j’étais bien la « maman » de « Jeanne… » si le manuscrit devait s’égarer sur le chemin de l’éditeur. Grosse interrogation. Comment faire pour m’en garantir la maternité sans avoir recours à un officiel (notaire, huissier…) ?

 

L’idée m’est venue de l’envoyer par mail (fichier zippé avec mot de passe) à une grande amie, en lui expliquant que j’avais écrit une histoire, que j’allais essayé de la publier et que je lui demandais de conserver religieusement ce message pour en attester la validité de la date d’envoi. Ce qu’elle a fait. Mais heureusement, ma quête de l’éditeur, qui a duré deux ans, s’est très bien passée dans ce sens. Les maisons d’édition des cinq ou six réponses négatives reçues m’ont toujours renvoyé mon exemplaire « papier », avec un gentil mot comme quoi « votre manuscrit ne manque d’intérêt mais il n’a pas été retenu par notre comité de lecture. Nous vous souhaitons bonne continuation ».   

Ne pas se décourager

Il ne faut alors pas se décourager. A chaque retour négatif, « Jeanne… » était rangé quelques temps et je repartais à la recherche d’un autre éditeur. Quand on est novice en la matière, on s’adresse en premier à des grandes maisons d’édition, des noms prestigieux qui, je l’ai appris plus tard, ne prennent pas souvent des gens ordinaires et inconnus pour un premier roman. Mais quand arrive LE mail tant attendu, qui pour moi, pour la petite histoire, est arrivé le 27 juillet 2011 (jour de la sainte Nathalie ! ) … tout bascule !


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