Le Fils de Jean : Mon drame au Canada

Après "Je vais bien ne t'en fais pas" ou encore "Toutes nos envies", Philippe Lioret revient mercredi 31 août en salles avec un drame familial délicat. Les mots-clés de ce film projeté en clôture du Festival du Film d’Angoulême : père, découverte, fratrie, Canada, sœur.

© Sébastien Raymond - Fin aôut productions

"La famille, c'est d'abord le lieu du secret, le monde du silence", commente Philippe Lioret. Pour son huitième long-métrage, présenté en clôture du Festival du Film Francophone d’Angoulême et en salles ce mercredi 31 août, c'est encore une fois au sein d'une famille que le réalisateur trouve le tissu de son histoire. Très librement inspiré du roman Si ce livre pouvait me rapprocher de toi de Jean-Paul Dubois, Le Fils de Jean retrace le parcours initiatique d'un père parisien divorcé de trente-trois ans parti au Canada pour les funérailles d'un père qu'il n'a jamais connu. Mais le corps du défunt n'a jamais été retrouvé et sa famille -une femme et deux fils- n'est pas au courant de l'existence de ce fils illégitime. Avec beaucoup de délicatesse et des dialogues qui excluent l'explicite, Philippe Lioret tisse une histoire qui ne dévoile ses tenants et ses aboutissants que dans les dernières minutes du film. Le père, dans tous ses états (absent, présent, démissionnaire, mort, divorcé, par obligation...), s'incarne dans ce drame qui réussit, dans ce terreau de deuil(s) et de lourds secrets, à offrir des moments solaires. Gageons que vous écraserez une larme au coin de votre œil dans les ultimes scènes. 

L'histoire : À trente-trois ans, Mathieu ne sait pas qui est son père. Un matin, un appel téléphonique lui apprend que celui-ci était canadien et qu'il vient de mourir. Découvrant aussi qu'il a deux frères, Mathieu décide d'aller à l'enterrement pour les rencontrer. Mais, à Montréal, personne n'a connaissance de son existence ni ne semble vouloir la connaître…

© Sébastien Raymond - Fin aôut productions

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