"Toril" nous fait un effet boeuf

Présenté en avant-première au Festival du Film d'Angoulême mercredi 24 août, "Toril" est un thriller intense et haletant, qui accroche le spectateur dès les premières minutes.

© La Belle Company

Dans une arène, le toril désigne le lieu où l'on tient les taureaux enfermés avant de les lâcher dans l'arène. C'est le nom qu'a donné Laurent Teyssier à son premier film. Toril, au cinéma le 14 septembre et présenté en avant-première le 24 août au Festival du Film Francophone d'Angoulême, retrace le combat de Philippe, déterminé à aider son père, agriculteur étranglé par les dettes. Pour sauver l'exploitation familiale, il s'associe à un trafiquant et se retrouve au coeur du plus gros réseau de stupéfiants de la région. Laurent Teyssier signe un premier long-métrage coup de poing, un grand film noir où la bestialité des hommes répond à la violence des taureaux, dont les silhouettes massives, majestueuses et musculeuses, sont filmées au plus près. Cette manière de montrer les corps, ce rapport à la terre évoquent une lointaine filiation avec Bullhead, de Michael R. Roskam, sorti en 2012. Matthias Schoenaerts y crevait l'écran. Dans Toril, c'est Vincent Rottiers qui réussit cet exploit. L'acteur livre une superbe prestation, émouvante et intense, animale et profondément humaine. On lui met un grand bovin sur 20 !

L'histoire : Dans le Sud de la France, Philippe vit entre deux mondes. Son trafic de cannabis et l'exploitation agricole familiale. Le jour où son père, surendetté, tente de mettre fin à ses jours, Philippe décide de sauver leurs dernières terres. Pour y arriver, il lui faut trouver de l'argent, vite et beaucoup. Philippe s'associe alors à un gros trafiquant de la région pour installer un vaste réseau de stupéfiants au cœur du marché paysan. Réseau dont il aura du mal à sortir…

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