Le Petit Prince, le renard et tous les compagnons de route animés

Le Petit Prince, de Mark Osborne, met en scène une relation forte et complice entre une petite fille et un renard en peluche. Les tandems composés d'un héros humain et d'un petit animal restent un incontournable, une valeur sûre de tendresse et de mignonnerie, des films d'animation. Retour sur quelques uns de ces compagnons à poils et à plumes les plus célèbres.

Le Petit Prince, le renard et tous les compagnons de route animés
© Paramount Pictures France

Dans Le Petit Prince, de Mark Osborne, en salles le 29 juillet, on suit le parcours d’une fillette qui se lie d’amitié avec un vieil aviateur. Chez lui, au milieu du bric-à-brac qu’il a accumulé au fil des années, elle tombe sur une peluche de renard dont elle ne se séparera plus. Petit à petit, l’animal s’anime sans que l’on sache vraiment s’il s’agit de la réalité ou du fruit de l’imagination du personnage. Magie de ces boules de poils qui nous font craquer ?
Bien avant Le Petit Prince, de nombreux films d’animation ont mis en scène des duos humain-animal, car tout héros a besoin d’un compagnon de route pour accomplir sa destinée ou mener à bien la mission qui lui a été confiée. Petit tour d’horizon, non exhaustif, de ces sidekicks, secondaires dans l’action mais dont le rôle auprès du protagoniste est primordial.      
Un premier niveau de lecture consiste à considérer les boules de poils dans leur strict rôle d'animaux de compagnie. Ils ne parlent pas et aucun enjeu ne dépend d'eux. Entrent dans cette catégorie Capucin, le raton laveur de Candy dans le manga du même nom, le koala de Georgie dans la série d'animation japonaise éponyme ou Roméo, le chat de Benjamin dans la série Lucile, Amour et Rock'n'roll. Ils n'ont pas de réelle personnalité et rien d'autre à faire que se laisser cajoler (ou de réclamer à manger).                                              
Mais chacun l’aura remarqué, ces acolytes servent le plus souvent de ressort comique. C’est le cas d’Abu dans Aladdin, de Flit et Meiko, le colibri et le raton laveur de Pocahontas, de Polochon dans La Petite Sirène, de Mushu dans Mulan, de Pascal, le caméléon de Raiponce ou encore de Kevin, le dodo de Là-Haut. Leurs facéties amènent au récit une légèreté bienvenue et font le bonheur des petits et des grands enfants (n’ayons pas peur de l’avouer). Elles ont aussi pour effet de remonter le moral du héros en cas de coup de blues. Fidèles à leur réputation de meilleur ami de l'homme, les chiens sont aussi représentés à travers Idéfix, qui suit Astérix et Obélix dans toutes leurs aventures, ou encore dans L'Etrange Noël de M. Jack et Les Noces Funèbres même si les maîtres de Zéro et de Scraps, Jack et Victor, n'ont pas ou plus grand-chose d'humain... 
Comme souvent dans les films d’animation, ces premières approches cachent un message plus profond et les sidekicks peuvent aussi endosser un rôle plus sérieux, en faisant par exemple office de conscience qui guiderait les actions d’un personnage. C’est ainsi que Jiminy Cricket enseigne à Pinocchio à distinguer le bien du mal et tente de le ramener sur le droit chemin quand le pantin se laisse séduire par le discours du marionnettiste Stromboli. Dans La Petite Sirène, Sébastien fait tout pour éviter qu’Ariel aille voir ce qui se passe à la surface, dans le monde des hommes. Au départ chargé par le roi Triton de surveiller sa fille, il finira par devenir l’un de ses amis proches. 
Et c’est peut-être là la fonction la plus emblématique des sidekicks. Ces personnages souvent hauts en couleur illustrent les valeurs positives véhiculées dans les films d’animation : ceux-ci prennent la forme de récits initiatiques dans lesquels rien n’est possible sans le soutien d’amis fidèles. Peu importe que ceux-ci se déplacent sur quatre pattes ou deux jambes. Snoopy et Charlie Brown en sont le parfait exemple. 

© Paramount Pictures France


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