Cannes: sans talons, pas de montée des marches ? Le scandale

Un magazine américain a affirmé que de jeunes et belles créatures avaient dû quitter le tapis rouge parce qu'elles avaient essayé de monter les célèbres marches du Festival de Cannes alors qu'elle n'étaient pas perchées sur des escarpins. Info ou intox ?

Cannes: sans talons, pas de montée des marches ? Le scandale
© VILLARD/NIVIERE/SIPA

Sans stilleto, pas de red carpet ? C’est la folle rumeur qui a agité la Croisette ce mardi matin. Le magazine américain Screen, spécialisé dans le cinéma, a affirmé que plusieurs spectatrices avaient été priées de quitter le tapis rouge du Palais et n’avaient pas pu assister à la projection du film Carol dimanche soir parce qu’elles s’étaient présentées en ballerines. Réagissant à cette annonce, Asif Kapadia, réalisateur du documentaire Amy consacré à Amy Winehouse, a assuré sur Twitter que son épouse avait subi la même mésaventure, mais avait finalement pu monter les marches, accéder à l'auditorium et à la séance officielle.
La rumeur a rapidement pris de l’ampleur et plusieurs festivalières ont confirmé sur les réseaux sociaux qu’elles avaient effectivement été privées de projections parce qu’elles n’étaient pas juchées sur des talons hauts. 
La direction du Festival a démenti l’information par la voix de son délégué général, Thierry Frémeaux. Celui-ci a mis les choses au clair sur Twitter : "La rumeur selon laquelle le Festival exige des talons hauts pour les femmes sur les marches est infondée". Il a ensuite précisé : "Pour les marches, le règlement n'a pas changé: ‘Smoking, tenue de soirée’. Aucune mention sur les ‘talons'". Mardi soir, il a évoqué "peut-être un petit moment de zèle de la part de vigiles".     
Un porte-parole du Festival a également rappelé à The Independant qu’il n’existait aucune consigne à ce sujet : "Il n'y a aucune mention spécifique concernant la hauteur des talons pour les femmes, ni pour les hommes. D'ailleurs, de manière à être sûrs que cette règle soit respectée, nous l'avons rappelée aux personnels d'accueil du Festival".  
Parmi les "victimes" de cet excès de zèle, on peut citer la productrice Valeria Richter. Amputée d'une partie du pied gauche, elle ne peut donc pas porter de talons et a affirmé à la BBC avoir été temporairement stoppée par le personnel du Festival, qui lui a assuré qu'elle "ne pouvait pas entrer comme ça". 
Difficile de savoir avec certitude qui est à l’origine de cette prétendue interdiction. Autant chercher une "aiguille" dans une botte de foin. Parce que ça doit être sympa aussi de monter les marches en bottes…

A lire aussi :