Trophée Roses des Sables : marathon et nuit à la belle étoile

Pour les 5 et 6ème jours du Trophée Roses des Sables, les 245 coureuses sont parties pour un marathon de 2 jours avec bivouac sauvage en autonomie dans le désert.

Trophée Roses des Sables : marathon et nuit à la belle étoile
© Trophée Roses des Sables / Flash Sport

"Papa Charly, ici Bravo Balais pour vous informer que les voitures Tango 1 et Média 4 s'arrêtent au point 80 du parcours pour la nuit, bien reçu ?" Les gars parlent dans la radio et je ne comprends rien aux surnoms. Mais dans ce message, il y a une info qu'on a tous retenu : c'est l'heure d'arrêter de rouler et de commencer le bivouac sauvage.

La dernière étape du Trophée Roses des Sables est en marche. L'épreuve marathon. Au programme : 350 kilomètres de désert pour les filles et une nuit en autonomie complète. On se pose en camping sauvage sur un grand plateau de sable noir. On est éclairé par les phares des voitures et les feux de bois. Entre trois 4X4, on sert l'apéro en écoutant de la musique au fin fond du Sahara.

Apéro ! Foie gras et vin rouge

Quand le soleil a commencé à décliner, les filles sont sorties des voitures, ont retiré les casques et se sont mises à ramasser le petit bois pour les feux de camp. Deux toulousaines se sont greffées sur un gros groupe de vendéennes. Autour du feu, les voitures balancent la musique. "Apéro !" On sort les bouteilles de vin, le magret de canard, le foie gras, le Pata Negra. (On aura jamais vu autant de cochon dans le désert marocain) On trinque même dans des verres à pied rose. L'équipement du marathon est aux petits oignons.

La journée a été difficile : à cause d'un lit de rivière plein d'eau, on a dû changer d'itinéraire, les voitures s'enfonçaient trop dans la gadoue. "La palmeraie ? Jamais trouvée! On a pas arrêté de se perdre ! " plaisante l'une. Elles ont eu du mal avec les indications du roadbook : "On a sauté de joie quand on a vu le pneu ! " (signe qu'elles étaient sur la bonne route) plaisante une autre.

Sur le grand plateau, les filles ont un peu peur parfois "on est quand même bien exposées, et comme on est que des nanas... on se disait que c'était peut être pas super sécurisé". On leur dit qu'il n'y a aucun risque. Hyper confiantes.

Tourista et marathon

Au final, rien que sur le bivouac de la presse, on compte deux crises d'angoisse à cause d'un "bruit suspect". "Samira ! Y'a du bruit ! J'ai peur, va voir ce qu'il se passe !" c'est le petit déjeuner, autour des réchauds les filles racontent leur nuit. Elle a été rude pour certaines. Une coureuse montre une bouteille de vin vide, les autres éclatent de rire, "j'ai eu tellement peur que j'ai bu ça toute seule cette nuit, pour m'assommer un coup." Elle voulait dormir à plusieurs dans sa tente, mais comme elle ronfle, les autres ont refusé...

Prêtes pour cette deuxième journée de marathon ? "Ben pour commencer on a aucune idée d'où est la piste... donc ça s'annonce bien !" Entre deux cafés, la voisine propose : "un petit Imodium les filles ?" la tourista sur un marathon, les filles adorent. Demain, on vous dit qui a gagné !

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