J'ai testé l'Opel Adam Rocks

L'Opel Adam Rocks est l'une des offres les plus intéressantes du vaste univers des petites citadines. Celui des petites frimeuses qui, de la Mini à la DS3 en passant par la Fiat 500, permet à ses acquéreuses de rouler autrement.

Essai Opel Adam Rocks

Toit ouvrant, surélévation de 15 mm, protections alu, grosses roues. L'Opel Adam Rocks a l'âme baroudeuse. Sans être à proprement parler un SUV, cette citadine fraîche et colorée qui aime jouer avec le vent farouche sur son capot, est une excellente urbaine de poche

 

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L'Opel Adam Rocks : une auto cohérente, avec un châssis qui répond présent quel que soit le revêtement.  © Anne-Charlotte Laugier

Nouveau moteur pétillantCette Opel Adam ainsi maquillée et rebaptisée Rocks est l'un des modèles les plus intéressants de ce mini-segment. Frimeuse comme il faut, elle propose des carrosseries bicolores, des intérieurs paillettes et des volants rouges jaunes ou bleus. Mais contrairement à la Fiat 500 C ou à la DS3 cab, elle ne soigne pas que l'apparat. Et inversement à la Mini, elle n'oublie pas de serrer ses prix. Même dans cette version Rocks. Certes, son toit ouvrant doit rester fermé au-dessus de 80km/h si l'on veut profiter de la conversation de ses copines. Mais l'ensemble reste parfaitement cohérent, avec un châssis qui répond présent quel que soit le revêtement. Et surtout grâce à un nouveau moteur pétulant. Ses trois cylindres délivrent leurs 115 ch sans faiblir et à tous les régimes grâce à son couple de 170 Nm. Rare pour un bloc de 1000 cm3 seulement.  

 

Plaisir et fun

Très joueuse avec sa direction qui réclame toujours notre attention, l'Opel Adam Rocks se faufile absolument partout, en marche avant comme arrière, dans les virages comme sur les lignes droites dégoudronnées de Riga (Lettonie). On abandonnera tout de même l'idée du tout terrain. On est loin des possibilités de la Fiat Panda 4x4. En ville, la direction se fait légère en mode City. Sur court ou long trajet, le confort est là. Un peu moins peut-être en jantes 18 pouces qui mériteraient des pneus plus sportifs. Néanmoins les ralentisseurs et dos d'âne passent sans frotter.
Pour profiter de la vie en Adam Rocks, on appuie sur le bouton toit découvrable que l'on l'ouvre en 5 secondes même en roulant, contrairement aux vrais cabriolets. La position de conduite est meilleure que dans la Fiat 500 grâce au volant réglable en hauteur et en profondeur. Enfin, l'auto est plus moderne sur le plan technologique : un grand écran affiche le GPS qui est dans votre smartphone. Une astuce pour payer moins cher la voiture.  

 

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Chez Opel, on ne lésine pas avec la créativité. © ACL

Personnalisable à l'infini
Il vous faudra un goût sûr et de l'imagination pour créer votre Opel Adam Rocks rien qu'à vous car les choix sont quasi infinis.  Chic, délurée, extra-terrestre ? Entre les 17 couleurs de carrosserie dont un tout nouveau Goldbusters spécialement dédié à la Rocks, 6 teintes de toit dont 2 couleurs de toile, et les 14 selleries différentes à coordonner avec 16 coloris, que choisirez-vous ? Sans oublier les décors intérieurs et extérieurs, les barres de calandre, les jantes, les clips de jantes, les stickers... Chez Opel on ne lésine pas avec la créativité.

 

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. © AC LAugier

Opel tente depuis plus d'un an d'imposer son Adam. Cette version Rocks que la marque veut plus virile, pour mieux toucher les filles qui en ont marre de jouer aux Barbies conductrices, est avant tout destinée à relancer le modèle. Et s'il elle y réussit, c'est que les consommateurs sauront apprécier un produit sans a priori. Ce serait un réjouissant signe de maturité.

 

J'ai aimé : le nouveau moteur turbo puissant et sobre, le toit qui s'ouvre en roulant
J'ai moins aimé : les suspensions un peu fermes

 
Prix : à partir de 17 450 € (1.4 Twinport 87 ch) et 19 6520 €(1.0 Ecotec Turbo 115 ch)
Poids : 1156 kg
Consommation : 5,1 litres/100km (mesuré : 6,3 l)
Rejet : 119 g/km de CO2
0 à 100 km/h : 9,9 secondes