J'ai testé la Volkswagen e-Golf

Le constructeur allemand bascule du côté du silence avec la Volkswagen e-Golf, une compacte 100% électrique. C'est parti pour 130 km d'autonomie sur la route.

Essai Volkswagen e-Golf
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Discrète et anti-frime, la Volkswagen e-Golf plaira à celles qui ne surinvestissent pas dans le statut social qu'une auto confère à l'automobiliste qui la conduit. © Volkswagen e-Golf

Prête à jouer au jeu des 7 erreurs ? Car il est bien difficile de distinguer une Golf à Volt de ses sœurs bruyantes. Seul un petit logo discret signale que nous sommes à bord de la Volkswagen e-Golf. Il y a aussi, pour les plus perspicaces d'entre nous, cette absence de pot d'échappement. Ou encore quelques petits ajouts aérodynamiques mais tellement invisibles.
Discrète et anti-frime, la Volkswagen e-Golf plaira à celles qui ne surinvestissent pas dans le statut social qu'une auto confère à l'automobiliste qui la conduit. Mais qui aiment toutefois faire comprendre à leurs voisines qu'elles ont un porte-monnaie conséquent. Car une Volkswagen coûte cher, en moyenne 30 000 euros. Cette alchimie qui réussit au groupe allemand depuis 40 ans, va-t-elle une fois de plus s'imposer avec cette nouvelle version 100% électrique ? A la direction du groupe on ne se stresse pas. " L'auto électrique, aujourd'hui, c'est 0,3% de parts de marché et on n'est pas tout seuls ", explique avec réserve Arnaud Barral, directeur de la marque en France. Ce qui pousse réellement le groupe allemand à brancher son best-seller, c'est d'être bien implanté le jour où l'électrique va (enfin) décoller. 

Volkswagen e-Golf : une autre façon de conduire

Un décollage, c'est un peu ce que vous risquez de vivre en prenant le volant de cette Volkswagen e-Golf. Le miracle de l'électricité opère au premier coup d'accélérateur. L'auto vous colle à ses sièges fermes qu'on affectionne tant outre-Rhin. Car la réponse du moteur est immédiate malgré seulement 115 petits chevaux. Ce charme des franches accélérations se double d'une autre qualité qu'on retrouve sur de nombreuses autos électriques : la récupération d'énergie. En décélérant, vous rechargez les batteries, tout en ralentissant fortement. Du coup, dans une circulation courante, vous ne freinez pratiquement plus. Il vous suffit de lever le pied pour que la Volkswagen e-Golf calme le jeu. Ce régénérateur se règle via la boite de vitesse automatique et offre quatre niveaux de frein moteur gradués. Une technique tellement efficace que les feux stop s'allument à l'arrière lorsque l'on décélère. C'est une autre façon de conduire, à laquelle on s'accommode si rapidement que l'on trouve la pédale de frein classique carrément démodée.

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Si 190 km sont annoncés, mieux vaut miser sur 130 km d'autonomie.  © e-Golf
Comme tous ses congénères, la Volkswagen e-Golf souffre de son manque d'autonomie. Si 190 km sont annoncés, mieux vaut miser sur 130 km, au risque d'avoir à mendier une prise de courant. Une prise standard suffira, à condition d'avoir le temps : compter 13 heures pour une recharge totale. Pour diviser ce temps par deux, il faut s'équiper d'un boîtier spécial ou en passer par des bornes en libre service toujours aussi rares. Autant d'obstacles qui risquent de freiner la carrière de cette première Golf électrique, vendue 30 500 euros (bonus déduit). C'est à peine plus cher que le prix moyen des autres modèles du best seller européen, lorsqu'ils roulent à l'essence ou au gazole. Sauf que ses derniers lui font l'affront de rouler pendant 800 km sans en passer par une pompe.
 
Prix : 30 500 euros (bonus de 6300 euros déduit)