J'ai testé la Toyota Auris Touring Sports

C'est à La Rochelle que j'ai fait la connaissance du dernier break de Toyota : l'Auris Touring Sports en version diesel et hybride.

 Essai Toyota Auris Touring Sports Hybrid & Diesel
vignette auris
J'ai roulé sans effort à 130km/h avec la version diesel et j'ai fait moins de 5.3 litres/100km.  © Anne-Charlotte Laugier

Le terme "break" semble démodé. Depuis quelques temps, chaque constructeur tient absolument à employer un autre mot à la place. A l'image de Toyota qui préfère parler de "Touring Sports" pour évoquer son dernier break en date : la Toyota Auris Touring Sports. "Touring", je comprends. "Sports", déjà un peu moins. Avec 124 ch maximum en diesel (132 ch en essence et 136 ch en hybride), c'est difficile de parler d'une version franchement sportive, surtout lorsque je descends tout juste d'une Formule Renault avec Sébastien Loeb et d'une Audi R8 avec Motorsport Academy...  Mais ce n'est pas le but de cette Toyota qui, à l'instar de la Prius +, tombe à pic pour réaliser de sérieuses économies de carburant.

Une excellente routière avec de faibles consommations

Je tiens tout de suite à signaler les grandes qualités routières de cette Toyota Auris Touring Sports version diesel. J'ai roulé sans effort à 130km/h en faisant moins de 5.3 litres/100km. Aucune vibration, que du confort et une faible consommation tout en pouvant transporter beaucoup de bagages dans le coffre. Déjà un premier bon point pour cette familiale ! En ville, la consommation descend à 4.3l/100km. A peu près les mêmes résultats en version hybride. Sauf quand conduisant en mode éco-conduite (on freine bien avant les feux rouges, on décélère souvent...) on peut économiser jusqu'à 1l/100km !

 

toyota planche de bord
Sur le plan du design extérieur comme intérieur, rien de révolutionnaire à attendre. Mais niveau praticité rien à dire. © Toyota
Pas très design mais très pratique !Sur le plan du design extérieur comme intérieur, rien de révolutionnaire à attendre. J'ai eu du mal à m'attacher à sa ligne extérieure et à son tableau de bord imposant loin du modernisme que j'ai connu dans la nouvelle Peugeot 308, par exemple. Seule la planche de bord en finition alu de la version Active a trouvé à peu près grâce à mes yeux. Cependant, niveau praticité, rien à dire : vous trouverez de nombreux rangements, de l'espace et une super caméra de recul. Le GPS, tactile, demande un peu de pratique pour pouvoir correctement le maîtriser. Par exemple, j'ai mis un temps fou pour trouver le mode "arrêter le guidage". Le coffre, en revanche, se révèle très sympathique : les dossiers de la banquette se rabattent aisément depuis le coffre, un excellent point pour un break ! En configuration cinq places, du volume se cache encore sous le faux plancher.  

 

toyota 250x
La Toyota Auris Touring Sport Hybrid doit se conduire le pied léger comme une fleur pour recueillir un bon agrément de conduite et surtout une consommation vraiment pertinente. © Anne-Charlotte Laugier
L'achat malin : la Toyota Auris Touring Sports HybridJ'ai également testé le premier break hybride proposé dans la catégorie des compacts. Premier aspect intéressant : son prix. La Toyota Auris Touring Sports Hybrid 136h Dynamic coûte 1700 euros de moins que la version Dynamic 124 D4-D. Pour rentabiliser l'écart, il faudra donc au moins rouler 20 000 km de plus. N'hésitez donc pas à acheter la version hybride si vous ne traversez pas la France tous les quatre matins. Autre point positif, le coffre ne pâtit nullement de la technologie hybride et garde tout son volume. En revanche, la boîte automatique (CVT) de la Toyota Auris Touring Sports Hybrid fait un drôle d'effet : quand on accélère pour doubler, par exemple, on a l'impression que la boîte patine à cause d'un emballement sonore du moteur dans les tours. Ce break hybride doit se conduire le pied léger comme une fleur pour recueillir un bon agrément de conduite et surtout une consommation vraiment pertinente.
 
Prix Auris Touring Sports Hybride 136h Dynamic (aide déduite) : 23.400 €