Comment soulager les douleurs liées aux règles ?

Longtemps, les femmes ont entendu dire qu'il fallait supporter d'avoir mal au ventre quelques jours par mois. Aujourd'hui, souffrir quand on a ses règles ne doit plus être une fatalité.

L'utérus est un muscle

Ces douleurs menstruelles sont des contractions utérines dont la durée et l'intensité varient selon les femmes. "Certaines ressentent des douleurs en coups de poignard dans le bas-ventre. D'autres ont une impression de pesanteur, des lancements ou des irradiations dans le dos, les fesses ou les cuisses , nous explique une gynécologue obstétricienne. Un phénomène qui n'a rien d'anecdotique, puisque entre 43 % et 90 % des femmes sont touchées selon une étude publiée par La Bibliothèque Américaine de Médecine.

Deux types de dysménorrhées

Les dysménorrhées primaires – douleurs liées aux menstruations - touchent les jeunes filles qui ne souffrent pas forcément de trouble gynécologique. Les dysménorrhées secondaires, quant à elles, concernent plutôt les femmes entre 25 et 35 ans. "Elles n'avaient pas de règles douloureuses mais soudain, elles le deviennent. Dans ce cas, mieux vaut consulter car il peut s'agir d'endométriose." Une maladie qui touche 10% de femmes dans le monde et diagnostiquée par une échographie ou une IRM. "Au-delà de 35 ans, poursuit la gynécologue, il faut rechercher une pathologie souvent  bénigne comme un fibrome."  Mais alors, quelle est la cause de ces douleurs ? "C'est souvent dû à un excès de sécrétion de prostaglandines, des substances qui provoquent des contractions de l'utérus."

Adapter le traitement à la cause 

L'antalgique va calmer la douleur des contractions. Mais pour prendre en charge les douleurs des règles, il est également possible de se tourner vers un médecin homéopathe. Celui-ci va traiter la cause via un questionnaire détaillé des symptômes ressentis et ce qui les soulage. "Est-ce que la douleur diminue en se pliant en deux ou en marchant, par exemple ? Les réponses vont déclencher des prescriptions différentes", indique l'experte. Progressivement, l'homéopathie va aider l'organisme à mieux fonctionner et soulager les symptômes. Une thérapeutique particulièrement indiquée chez les adolescentes "car on ne met pas une jeune fille de 14 ans sous pilule pour diminuer la douleur des règles. Je préfère donner de l'homéopathie à une adolescente qui appréhende ses règles. Le médicament prescrit sera différent selon les circonstances : par exemple si la jeune patiente a des douleurs de règles uniquement au lycée ou si elle souffre de simples spasmes du col".

Limiter la surconsommation d'antalgiques

Une fois les pathologies habituelles écartées, "les douleurs de règles peuvent être précédées d'un syndrome prémenstruel lié à un déséquilibre hormonal". Pour le corriger, l'experte prescrit une dilution hormonale homéopathique à prendre aux huitième et vingtième jour du cycle. Et quand les règles arrivent, pas la peine d'abuser d'antalgiques. "Il faut prendre de l'homéopathie la veille du début des règles. Le jour J, on prend un antalgique le matin, en cas de douleurs. Si elles persistent, l'homéopathie a toute sa place avec la possibilité de combiner plusieurs souches homéopathiques selon l'intensité des symptômes. Il n'y a aucun danger de surdosage ou d'accoutumance."  Et la gynécologue d'ajouter que, si la patiente a besoin d'une contraception, la pilule ou le stérilet à hormones peuvent également régler le problème.

La marche, excellent anti-inflammatoire

Hormis la bouillotte chaude posée sur le ventre, marcher ou faire du sport permet d'activer la circulation sanguine. Résultat : "L'activité physique diminue la douleur." Comme souvent, l'hygiène de vie est fondamentale. "Il faut bannir la nourriture industrielle, qui cause des inflammations, tout comme le stress et le tabac. Et puis, pour éviter d'appréhender cette période, mieux vaut se distraire, voir des amis plutôt que de rester seule chez soi", conclut l'experte.

EN PARTENARIAT AVEC LES LABORATOIRES BOIRON

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