Quelles sont les maladies hivernales soignées par l'homéopathie ?

En tant que professionnel de santé, un pharmacien est souvent le premier interlocuteur du patient. Claire Cornelise, pharmacienne dans les Vosges, est donc particulièrement bien placée pour évoquer toutes ces maladies hivernales qui perturbent notre quotidien.

Comment définiriez-vous votre rôle de pharmacien ?

Un pharmacien se veut à l'écoute du patient car le conseil est le cœur de notre métier. Si un patient souffre de symptômes aigus, notre mission est de le soulager, de les enrayer ou de l'orienter vers un autre spécialiste si nécessaire car nous ne sommes pas habilités à ausculter. Au-delà des traitements proposés, le pharmacien a aussi un rôle important à jouer sur la prévention.

Pourquoi conseillez-vous l'homéopathie à vos clients ?

C'est une thérapeutique respectueuse de l'organisme, sans danger et sans effet secondaire pour les bébés, les adolescents et les adultes. Le pharmacien n'étant pas forcément au courant de l'historique médical de son client, l'homéopathie est une thérapeutique sans aucune incompatibilité avec un traitement qui n'aurait pas été mentionné. Elle permet de dispenser un conseil sur mesure qui aura donc une action plus rapide. Et puis, l'homéopathie m'est utile pour la prévention  de nombreuses pathologies aigues, comme les maladies ORL telles que le rhume, la toux, les maux de gorge, les états grippaux…

Quels sont vos conseils pour éviter les maladies hivernales ?

Pour réduire la transmission des virus, je conseille un gel hydro alcoolique antiviral, antibactérien ou antifongique. Mais le meilleur moyen de ne pas tomber malade, c'est de faire de la prévention. Pour s'armer contre le virus de la grippe, les rhinites et toutes les maladies de l'hiver, l'homéopathie offre une large gamme de médicaments. Ils permettent de stimuler les défenses immunitaires pour qu'elles s'adaptent à des pathologies virales ou bactériennes. Résultat, avec l'homéopathie, on est malade moins longtemps et moins fréquemment.

Quelles pathologies affectent les enfants à cette période ?

Je vois beaucoup d'enfants qui ont des rhinites à répétition. Le nez est bouché, coule beaucoup,  l'enfant éternue, il a des maux de tête et il est fatigué. C'est aussi la saison des maux de gorge. Le petit patient ressent des picotements, il a des difficultés à avaler, la douleur à la déglutition peut irradier vers les oreilles. Il y a aussi des bronchites caractérisées par une toux profonde, des douleurs dans la poitrine, une fatigue générale avec des frissons, des maux de tête, des courbatures et un début d'expectoration. A ne pas confondre avec la bronchiolite, une infection exclusivement virale qui infecte les petites bronches terminales et les bronchioles des bébés. On constate de la toux et une difficulté à expectorer et à respirer, de la fièvre, de la fatigue et un malaise général lié à l'encombrement. Pour les bronchites et les bronchiolites, je recommande de consulter un médecin qui posera un diagnostic précis afin d'éviter les risques de complications.

Comment soigner ces maladies avec l'homéopathie ?

Pour une même maladie, les symptômes peuvent être différents pour chaque patient. L'homéopathie prend en compte ces spécificités ce qui me permet de recommander un médicament adapté : par exemple une toux plutôt en position allongée ou aggravée par le froid. J'insiste aussi sur l'importance de la réactivité des parents : en homéopathie, il faut agir le plus tôt possible pour enrayer la maladie avec des prises toutes les heures à espacer suivant l'amélioration. Pour les enfants, la prise est facile, les granules fondent sous la langue, on peut éventuellement les diluer dans un biberon. Pour les plus récalcitrants, il existe aussi des dosettes à usage unique très faciles à donner.

De quoi souffrent les adultes durant l'hiver ?

Comme les enfants, les adultes sont aussi touchés par les maux de gorge. La médecine classique propose des pastilles antiseptiques qui vont agir de manière globale. L'homéopathie va, quant à elle, différencier les symptômes (picotements, brûlures, douleurs) et proposer une solution sur-mesure.

La saison est évidemment aussi propice à la grippe. Le patient a de la fièvre, le nez bouché, il ressent une fatigue très intense et brutale, des maux de tête, des courbatures avec douleurs fortes aux niveaux articulaires et musculaires, des frissons, de la toux. Si on commence le traitement tôt, l'homéopathie permet de combattre le virus plus rapidement et de récupérer plus vite.

Les trachéites sont courantes pendant cette période. C'est une inflammation de la trachée, souvent virale qui provoque une toux irritative, par quinte, très fatigante, avec des enrouements et picotements. Je recommande souvent des pastilles apaisantes avec de l'érysimum et un sirop homéopathique.  Et puis, il y a les toux bénignes, irritatives, sèches ou grasses avec des glaires. Je cherche à connaitre son origine pour adapter le traitement ou renvoyer vers le médecin s'il est nécessaire d'ausculter. Si elle dure, il ne faut pas la négliger pour ne pas masquer une pneumopathie par exemple.

Il y a aussi des vagues de gastro entérites, le patient souffre d'une perte d'appétit, de crampes abdominales, de nausées avec ou sans vomissements et une grande faiblesse générale. Au-delà d'un anti-vomitif classique qui calme les nausées, l'homéopathie permet aussi de prendre en charge le mal être général qui accompagne la gastro.

Il est important de se souvenir que pour enrayer toutes ces pathologies aigues, il faut prendre le traitement le plus tôt possible, avec des prises quatre à six fois par jour qu'on espace en fonction de l'amélioration. Et si au-delà de 48h, les symptômes persistent, je recommande au patient de consulter son médecin généraliste. 

EN PARTENARIAT AVEC LES LABORATOIRES BOIRON

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