Comment se préparer à l'allaitement au sein ou au biberon en toute sérénité ?

L'allaitement au sein a beau être naturel, il n'en reste pas moins compliqué pour certaines mamans. Agnès Castor, sage-femme à Paris, revient sur le b.a-ba de ce mode d'alimentation du nourrisson.

Quel est le mécanisme de l'allaitement maternel ?

La mise en place de la lactation dépend de deux processus : la fabrication puis l'éjection du lait. La fabrication du lait est stimulée par la prolactine, dont l'action est bloquée par les hormones placentaires jusqu'à l'accouchement. Le jour J, c'est le début de la synthèse du lait, qui dure entre 48 et 96 heures.

Comment réussir son allaitement ?

Dès les premières mises au sein, il est nécessaire d'avoir les bons gestes. La production du lait dépend de la stimulation provoquée par la contraction des cellules au niveau du mamelon. De plus, le contact peau à peau a des conséquences directes sur la composition du colostrum, le premier lait secrété par les glandes mammaires, très riche en corps gras et en sucres.

Y a-t-il une position idéale pour allaiter ?

Une maman a seulement besoin de son bébé et, surtout, d'être bien installée. Le bébé doit être face au sein mais, attention, c'est lui qui va au sein, ce n'est pas le sein qui va au bébé. Il n'est pas nécessaire de se pencher, de soutenir le sein ou d'appuyer dessus. Tout cela peut demander des ajustements et il ne faut pas hésiter à demander de l'aide pour trouver la position adéquate, avec ou sans coussin.

Hormis la tétée, qu'est-ce qui peut stimuler la lactation ?

Manger équilibré, s'hydrater ou prendre des tisanes d'allaitement dès l'accouchement, une à deux fois par jour. Etre à l'aise dans ses vêtements en utilisant des sous-vêtements adaptés, pas trop serrés. Le repos est primordial et le rôle du père crucial car, même s'il ne peut participer directement à l'allaitement, il peut soulager la maman en changeant par exemple les couches la nuit.

Que faire si le lait diminue ?

On peut s'appuyer sur l'homéopathie car elle est utile pour accompagner l'allaitement et connue pour ne pas provoquer d'effets secondaires pour la maman et pour le nourrisson. Il n'y a également aucun risque d'interaction médicamenteuse avec d'autres traitements éventuels en cours. Pour une maman inquiète de ne pas avoir assez de lait, il existe des médicaments homéopathiques pour stimuler la lactation dès le deuxième jour. Pour un engorgement, il faut masser le sein avant et après l'allaitement puis alterner des compresses de chaud et de froid en dehors des tétées. Si la maman a des frissons, que le moindre effleurement est douloureux, l'homéopathie peut également apporter une solution. En cas de crevasses, je conseille de faire perler une goutte de lait sur le téton et de la laisser sécher. Il est aussi possible d'utiliser une crème à base de lanoline ou de miel, ou encore une pommade homéopathique.

Que faire d'un surplus de lait ?

Il est possible de donner son lait gratuitement et anonymement dans un lactarium, où il sera destiné aux nourrissons les plus fragiles ou souffrant de certaines pathologies. Pour connaître les conditions de recueil du lait, il suffit de se renseigner au lactarium près de chez soi ; les coordonnées sont disponibles dans les maternités et les services de Protection Maternelle Infantile (PMI).

Quels conseils donner aux mamans ne souhaitant pas allaiter au sein ? 

Une femme n'a pas à se sentir coupable de son choix. D'un point de vue scientifique, le lait maternel est idéal car il comble tous les besoins du bébé, mais il n'y a pas que le côté nutritif dans l'allaitement, le facteur humain est aussi important. La meilleure alimentation, c'est donc celle que la maman choisit pour son bébé. Aujourd'hui, on ne donne plus de médicament pour le sevrage, mais l'homéopathie peut justement aider. Certains médicaments homéopathiques peuvent notamment limiter les effets de la montée laiteuse et éviter un engorgement, à condition de démarrer le traitement dès l'accouchement. Pour soulager les seins tendus, je conseille aussi l'homéopathie et d'alterner des compresses chaudes et froides. Et surtout, se rappeler que sans succion, pas de stimulation : le lait se tarira donc de lui-même.

N'hésitez pas à consulter votre médecin traitant, votre pharmacien ou une sage-femme, qui sauront individualiser le traitement selon votre besoin et les symptômes manifestés. Il existe forcément un traitement homéopathique adapté pour vous !

EN PARTENARIAT AVEC LES LABORATOIRES BOIRON

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