Comment (enfin) arrêter de fumer ?

Cette fois, c'est décidé, vous ne voulez plus faire partie des 16 millions de Français qui fument. Avant de jeter votre paquet et de relever le challenge, lisez les conseils du Dr Marie-Hélène Amabile, médecin généraliste.

Le potentiel addictif de la cigarette

En France, 22% des femmes fument, un chiffre en augmentation constante. La bonne nouvelle c'est que chaque année, 750 000 fumeurs arrêtent de fumer pendant au moins un an. Comment expliquer qu'il soit si compliqué de se débarrasser de ces cigarettes ? Sans doute parce que la nicotine figure parmi les substances les plus addictives du monde devant les somnifères et l'alcool. "La nicotine va se fixer sur les récepteurs à dopamine qui est le relais du plaisir et cela va favoriser l'addiction. Cette dépendance peut être gestuelle tout autant que psychique." explique le Dr Amabile. En plus d'avoir des actions anxiolytiques, antidépressives et coupe-faim, la nicotine détend, stimule, aide à se concentrer.

Tout est dans la motivation

Vous êtes soucieuse de votre santé, vous dépensez une fortune en cigarettes, vous êtes lasse de votre teint perpétuellement gris. Peu importe la raison, pour réussir à arrêter de fumer, il faut véritablement être motivée. "On ne peut pas arrêter le tabac sans une volonté affirmée et réelle et sans l'adhésion du patient aux recommandations de son médecin. Si le patient déclare qu'il compte arrêter le tabac pour faire plaisir à ses proches, cela ne marchera pas. Il faut aussi être vigilant et choisir le bon moment. Par exemple, il n'est pas conseillé d'arrêter quand on est dans une grande période de stress." Pour cela, il est possible de se faire accompagner par un tabacologue ou de consulter un médecin homéopathe. Les avantages de la thérapeutique homéopathique sont nombreux : la prise en charge est individualisée à chaque patient, les médicaments ne présentent aucun risque de dépendance, d'effets secondaires ni d'interactions avec un autre traitement.  "La première chose que je fais lorsqu'un patient me dit qu'il veut arrêter de fumer est de lui faire remplir le test de Fagerström qui va mesurer sa dépendance à la nicotine. Cela va me permettre de savoir quel type de traitement prescrire pour compenser ce manque."

Gérer le sevrage 

L'élimination de la nicotine est très rapide, entre 24 et 48 heures. Pendant ces quelques heures, mieux vaut donc éviter les situations qui incitent à fumer (boire un verre de vin ou passer une soirée avec des amis fumeurs). Et qui dit sevrage, dit aussi effets secondaires plus ou moins désagréables : des insomnies, des maux de têtes, des tremblements, une sensation de bouche et gorge sèches, etc. C'est aussi le branle-bas de combat au niveau psychologique, le futur ex-fumeur est irritable, anxieux et peut compenser le stress dû à l'arrêt du tabac par la nourriture. Face à cela, l'homéopathie peut s'avérer une solution adaptée aux besoins du patient grâce à un traitement sur mesure et une prise en charge globale. "Je vais déjà tenter de comprendre le comportement du patient face au manque de tabac. Je vais lui poser des questions pour savoir comment il se sent quand il ne fume pas. Est-il énervé, agité, dépressif, abattu ? Grâce à cela, je peux lui prescrire des médicaments ciblés qu'il prendra au moment des montées d'angoisse et d'envie. Et en complément, je lui prescris un protocole homéopathique qu'il devra prendre deux fois par jour pour diminuer l'addiction. Cela va atténuer le manque dû au fait de ne pas fumer et l'effet de dépendance." Le traitement délivré, le Dr Marie-Hélène Amabile conseille un arrêt immédiat du tabac, ce qui est sans risque. Dans les moments difficiles, il faudra savoir surmonter ces envies, bouger, se distraire, s'occuper l'esprit.

Et après ?

Les bénéfices de l'arrêt de la cigarette sont spectaculaires : au bout de 20 minutes, la tension artérielle et la fréquence cardiaque redeviennent normales et en 24h, les poumons commencent à éliminer les résidus de fumée. 72 heures après la dernière cigarette, la respiration est plus facile tandis que la toux et la fatigue diminuent à partir de 2 semaines. Cerise sur le gâteau, en quelques jours on récupère la sensation de goût et l'impact sur la peau est spectaculaire : le teint s'éclaircit et les cheveux retrouvent leur brillance

"Généralement, je revois le patient un mois après l'arrêt du tabac pour réévaluer le traitement. Ensuite, on se voit régulièrement pour travailler sur le long terme." Et si vous deviez rechuter, ne culpabilisez pas. Trouvez à nouveau le bon moment et réessayez plusieurs fois jusqu'à ce que vous y parveniez.

EN PARTENARIAT AVEC LES LABORATOIRES BOIRON

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