Le bonheur de cultiver un potager bio Avoir un potager bio, c'est le premier pas vers un mode de culture sain

Qu'est-ce qui différencie un potager bio d'un potager lambda ?

potager en carrés
Potager en carrés © Le Bio Potagiste

Franck, le "bio-potagiste" : Dans le potager bio, les légumes et fruits sont cultivés sans engrais de synthèse, ni traitement phytosanitaire chimique. C'est la base. Mais cela va beaucoup plus loin. On cherche aussi à rassembler les plantes potagères par affinités. Certains légumes apprécient la compagnie d'autres plantes potagères, comme le célèbre duo poireaux/fraisiers. D'autres, par contre, se détestent cordialement au point de gêner la croissance de l'un des deux, voire des deux. C'est le cas du haricot et de l'oignon.

Ces plantes sont donc nourries avec du compost, des engrais bio et des macérations végétales. Elles sont traitées, quand le besoin s'en fait vraiment sentir, avec des produits certifiés bio ou des infusions et décoctions de plantes.

Tout cela, c'est du bio conventionnel et c'est le premier pas vers un mode de culture sain et respectueux de l'environnement, avec pour récompense des légumes aux goûts incroyables et parfaitement sains. Vous ne retrouverez pas dans vos fraises des produits toxiques, dont certains sont reconnus cancérigènes. Ces fraises-là n'ont rien avoir avec celles vendues dans les supermarchés.

Ces plantes sont donc nourries avec du compost, des engrais bio et des macérations végétales.

Maintenant, certains comme moi, veulent aller plus loin et pratiquer un jardinage encore plus respectueux pour le sol, les plantes et la faune.

J'appelle cela "le bio progressif ". Cette pratique se caractérise par l'abandon du labour et du bêchage, entre autre. Ces derniers sont remplacés par le décompactage du sol sans retournement et le travail de la couche superficielle de la terre. Il faut, bien sûr, pour y arriver user et abuser des engrais verts, du paillis permanent ou du BRF.

Ce que l'on recherche, c'est à nourrir le sol, pas la plante. Celle-ci, une fois en place, se débrouille seule avec un minimum de soin. Dans cette optique, les traitements sont réduits au minimum, voire inexistants.

 

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