Plantes carnivores : des gourmandes aux pièges subtils

Drosera, Sarracenia, Darlingtonia... Ces belles carnivores aux noms distingués cachent de véritables pièges végétaux. Si leur culture ne paraît pas évidente, les adopter vous apportera une forme d'exotisme dans l'appartement ou au jardin.

Qu'est-ce qu'une plante carnivore, et où vit-elle ?

Une plante carnivore est une plante tant décorative qu'utile. Il existe plusieurs centaines d'espèces réparties sur toute la surface du globe. La définition, l'habitat et les techniques de pièges sont propres à chacune des espèces. Par définition, une plante carnivore est une plante, comme son nom l'indique, et non un animal, qui s'alimente exclusivement grâce au piège qu'elle tend. Elle réalise la photosynthèse nécessaire à sa vie et s'alimente grâce à la capture de proies. On dénombre actuellement environ 600 espèces de plantes carnivores réparties sur la surface de la Terre.

L'habitat préféré est celui des zones tropicales, mais la plante carnivore peut facilement pousser sur des sols pauvres en azote. Les plantes carnivores se nourrissent de petits insectes et d'acariens. À savoir : les plantes carnivores fleurissent à différentes périodes de l'année. Un point commun entre toutes les espèces : le piège concerne toujours les feuilles de la plante et non ses fleurs ! Autre particularité pour une plante qui ressemble un peu à un animal, la méthode de reproduction est identique à celle des autres plantes.

Techniques de pièges

Le piège tendu par une plante carnivore obéit à trois étapes : la mise en place de conditions qui vont susciter l'intérêt de la part de la proie (cela sera par exemple une odeur), la capture en elle-même, et pour finir la mise à mort de la proie. Les plantes carnivores vont ainsi, en fonction de leur espèce, tendre des pièges actifs ou passifs. Les pièges actifs sont des pièges où la plante carnivore aura des mouvements qui aideront à la capture de la proie tandis que des pièges passifs permettront à la plante carnivore de rester complètement immobile pour réaliser la capture de la proie. La mise à mort de la proie se fait très souvent par la libération d'un suc qui va lui permettre d'ingérer la proie.