Bonsaï : le guide pour un bon entretien

Qui ne connaît pas le bonsaï, cet arbre miniature cultivé dans un pot ? Si la culture de ces "paysages en pot" remonte à la Chine ancienne, elle n'est pas encore près de disparaître aujourd'hui. Voici un dossier complet pour cultiver et entretenir votre bonsaï, du semis à l'arrosage en passant par la taille et le rempotage.

Bonsaï : le guide pour un bon entretien
© Adwo/Fotolia

Qu'est-ce qu'un bonsaï ? Les bonsaïs sont des arbres comme les autres mais guidés, afin d'obtenir un résultat précis et voulu. Si dans la nature les racines se développent selon leur nécessité, lorsqu'elles sont confinées dans un pot, comme c'est le cas pour un bonsaï, elles sont limitées et ne servent pas à ancrer l'arbre dans le sol. Les bonsaïs vont donc développer uniquement des racines souples afin de permettre à l'arbre d'absorber l'eau et les sels minéraux dont il a besoin.

Dans la nature, le tronc ainsi que les branches, se développent pour mieux capter la lumière, afin de lutter contre la concurrence des autres plantes. Il est clair qu'en pot, ils n'ont pas les mêmes fonctions, puisque l'homme fait en sorte que la lumière soit bien dosée et suffisante. L'écorce du bonsaï se modifie en vieillissant, et c'est grâce à elle qu'on peut évaluer l'âge de l'arbre et donc son prix, qui dépend de ce dernier.

Quant aux feuilles, elles sont révélatrices de l'état de santé de l'arbre. Elles dépendent de l'eau et de la lumière apportées au bonsaï. Ces deux éléments doivent être dispensés de manière équilibrée. Il est préférable d'arroser avec parcimonie et d'exposer son arbre à une bonne luminosité pour obtenir des petites feuilles bien reparties.

Le matériel indispensable pour la culture et l'entretien d'un bonsaï

  • Une pince concave et un ciseau pour tailler les branches de différents diamètres et effeuiller.
  • Une pince à becs longs pour tirer les fils.
  • Du fil en aluminium ou en cuivre allant d'un diamètre de 0,3 à 6 mm.
  • Un tamis pour le substrat.
  • Un arrosoir avec un pommeau spécial.
  • Du mastic cicatrisant, qui agit comme une écorce artificielle (à appliquer après la taille des branches).

Conseil : les outils électriques sont très pratiques mais réservés aux personnes expertes en la matière. Ne pas essayer tout de suite.

Semer un bonsaï

Cela permet de façonner son bonsaï dès son plus jeune âge. Cette opération est très longue mais elle est la base pour tous passionnés.

  1. Semer dans des pots de cultures dans un substrat constitué de sable. Ce dernier, léger, favorisera la pousse des semis. Aussi, cela protégera les plants et semis des bactéries qui se développent plus facilement dans la terre.
  2. Semer les graines par petits paquets
  3. Exposer le pot à la lumière. Éloigner des variations de températures trop importantes. Tenir à portée du gel.
  4. Après avoir semé, la première année, la graine développe sa racine principale et même quelques feuilles.
  5. Au bout de cette première année, rempoter la pousse dans un pot plus grand, voire en pleine terre (attention, il faut tout de même que cela soit possible - se référer aux caractéristiques de la variété de bonsaï).
  6. Attendre plusieurs années avant de pouvoir réellement attaquer les coupes du bonsaï afin que celui-ci ait un tronc d'un diamètre suffisant.

Astuce : prenez soin de vos graines ! Certaines doivent êtres plantées très vite et ne sont viables que quelques mois alors que d'autres "survivent" plus longtemps. Dans tous les cas, leur conservation nécessite une attention toute particulière.

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Semer un bonsaï permet de façonner son bonsaï dès son plus jeune âge. © teerawit/Fotolia

Cultiver un bonsaï

Après avoir semé un bonsaï, la première chose est de le laisser pousser environ six mois, de préférence dans un endroit ressemblant ou proche de celui où il est destiné à être exposé. Pendant ce temps, il faut lui choisir une coupe pas trop grande, avec ou sans soucoupe (on ne se sert pas de la soucoupe, elle évite juste d'abîmer le meuble qui est en dessous si l'arbre est à l'intérieur). Penser à assortir la couleur de la coupe avec le feuillage et l'écorce de l'arbre. La coupe doit avoir un trou dans le dessous, destiné à laisser le trop plein d'eau s'écouler et aussi à aérer les racines. On en trouve dans les grandes surfaces de jardinerie (à partir de 8 euros et suivant la taille).

Il faut surtout arroser souvent, mais peu, en pluie très fine ou au goutte à goutte. Toujours attendre que la terre soit redevenue sèche avant de d'arroser, sinon les racines vont pourrir (signe extérieur : les épines se dessèchent et jaunissent. Dans ce cas, diminuer les arrosages et pulvériser des fongicides au cuivre, comme la bouillie bordelaise très diluée à une semaine d'intervalle). Le sur-arrosage est l'erreur classique du débutant.

Puis, lorsque le bonsaï a poussé, avant de le transplanter dans la coupe, il faut tamiser la terre (du terreau pour plantes vertes convient) pour la rendre fine afin que les petites racines aient un meilleur contact. Attention, cette terre fine est très compacte si on la tasse. Il faut donc y aller doucement... Dans le cas du Pinus pinea, on peut ajouter un peu de sable à la terre et tapisser le fond de la coupe avec du très petit gravier et du sable afin de permettre à l'eau de s'écouler vers le bas.

Que ce soit dans une coupe ronde, carrée ou octogonale, on plante toujours l'arbre au centre, et excentré pour les autres formes. Cet arbre n'a pas besoin de coupe profonde. Ne pas oublier que les racines se développent vers le bas et donc, lors du transplant, il faut laisser une couche de terre sous les racines.

Lorsque l'arbre est planté, il doit se dresser fièrement sur un petit monticule de terre (1 ou 2 cm de haut, en pente douce vers les bords de la coupe).

Arroser un bonsaï

Le pot du bonsaï doit être surélevé par rapport à la coupelle située en-dessous de ce dernier. Généralement, les pots pour bonsaï ont des "pieds". Si ce n'est pas le cas, il faut alors impérativement le surélever à l'aide de petits objets (comme par exemple des bouchons de bouteille). Bien entendu, surélever le pot n'a de sens que si celui-ci comporte des trous dans sa partie inférieure afin de laisser échapper le surplus d'eau. Si ce n'est pas le cas, il faut changer de pot. Sinon, le bonsaï finira par se noyer même en faisant attention.

Quand arroser un bonsaï ?

Attention aux idées reçues, les racines du bonsaï ne doivent pas être continuellement mouillées. La fréquence d'arrosage dépend de plusieurs facteurs : il faut arroser en effet différemment les bonsaïs selon leurs espèces, leur orientation, la période de l'année. En été, certaines espèces ont besoin d'être arrosées plusieurs fois par semaine alors qu'en hiver, il est possible d'arroser certaines espèces seulement une fois tous les 3 jours. Attention au gel en hiver !

Avant d'arroser un bonsaï, il faut s'assurer que la surface du substrat est très légèrement sèche. Pour savoir si c'est le cas, il suffit de toucher la surface du substrat ou encore d'observer sa couleur.

Avec quel type d'eau ?

Utiliser l'eau de pluie, ou de l'eau de source ou du robinet - même calcaire - ayant reposé 24 heures. La température de l'eau doit être proche de celle de l'endroit où se trouve le bonsaï. Laisser donc son arrosoir au même endroit.

La technique pour arroser un bonsaï

Généralement, la technique d'arrosage recommandée est le bassinage. Cette technique consiste à arroser en pluie fine (comme avec un brumisateur) le haut du bonsaï jusqu'à ce que les premières gouttes tombent par les trous de drainage dans le pot. Attention : le bassinage n'a donc rien à voir avec le fait de tremper son bonsaï dans une bassine.

Quelques arbres, qui n'aiment pas l'humidité sur leurs feuilles, n'aiment pas le bassinage : chêne, érable, mélèze. De même pour tous les arbres en floraison. Dans ces cas-là, il suffit d'arroser de manière égale directement le substrat.

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Une pluie fine d'eau, la meilleure façon d'arroser un bonsaï © Monika Wisniewska/Fotolia

Tailler un bonsaï

Il est impératif de tailler son bonsaï pour plusieurs raisons. Tout d'abord, la taille permet de faire grossir le tronc ainsi que les branches de son bonsaï. Ensuite, cela permet de donner à son bonsaï la forme souhaitée. Enfin, cela l'aide à se développer. Il est possible de tailler toutes les partie du bonsaï, que ce soit le tronc, les branches ou simplement les feuilles.

Dans un premier temps, une fois que l'arbre est acclimaté à son pot et à son emplacement (deux mois), on peut commencer à le former. Utiliser pour cela un sécateur fin et désinfecté avec une flamme.

Il existe deux types de tailles du bonsaï :

  • la taille de structure (coupure de branches) en hiver. Elle sert à donner une forme équilibrée et une personnalité à l'arbre. Toujours bien réfléchir car l'erreur est irrémédiable.
  • la taille de forme (rameaux et feuilles/épines) pendant la période de végétation : printemps et début de l'été. Elle sert à modeler les volumes de la végétation afin de lui donner la forme, le volume et la densité voulus. De cette façon, si l'arbre a trop de feuilles et que la lumière ne peut plus arriver à sa base, ne pas hésiter à en couper quelques-unes afin de lui assurer un nouvel élan. On peut donner de l'engrais mais en petites quantités, pendant cette période de végétation.

Il sera nécessaire de couper les branches qui sont trop larges et dont le diamètre est identique ou quasi identique au tronc. Ensuite, il faut tailler les branches qui partent de la base du tronc du bonsaï. De cette façon, le bonsaï pourra capter plus de lumière et se développera plus facilement. La lumière est une source énergétique primordiale. Elle influence la forme des végétaux et la pousse des feuilles. Il faut donc un dosage correct et une bonne exposition.

Attention, il ne faut pas forcément une lumière qui soit directe car elle augmente la transpiration du feuillage, pouvant entraîner une dessiccation des feuilles. Les branches basses ne doivent pas être les plus longues mais elles doivent diminuer graduellement vers le haut. Les branches ne doivent jamais se superposer directement mais être distribuées régulièrement sur le tronc. Vous devez tailler les rameaux qui partent de l'intersection des branches avec le tronc.

Lorsque l'on taille des branches de diamètre conséquent, prendre soin de bien couper à ras du tronc autant pour des raisons esthétiques que pour des raisons pratiques : en effet, cela sera plus facile pour le bonsaï de cicatriser. Toujours appliquer du mastic de cicatrisation à chaque coupe ; cela évite les maladies, les parasites, aide à cicatriser et diminue grandement les cicatrices. Tailler le bonsaï de façon asymétrique afin de préserver l'harmonie de ce dernier.

Pour le pin, il faut "pincer" les bouts des rameaux afin de provoquer les ramifications. Cela consiste à enlever avec les ongles le bout des rameaux (1 à 3 mm).

Astuce : il est possible d'utiliser une pince concave pour couper les plus grosses branches afin qu'il n'y ait pas de boursouflure à la cicatrisation.

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Il existe deux types de tailles pour un bonsaï © Monika Wisniewska/Fotolia

Ligaturer un bonsaï

Le ligaturage d'un jeune bonsaï permet d'adapter sa forme à sa convenance. Généralement, il faut garder six mois les ligatures sur les branches annexes et jusqu'à un an pour les branches principales ainsi que le tronc. Si le délai est plus cours, les branches ne respecteront pas forcément la forme imposée lors de la ligature.

  1. Il faut du fil de cuivre ainsi que du raphia.
  2. Entourer le tronc et les branches que l'on souhaite "modifier" de raphia.
  3. Planter le fil de cuivre dans la terre et commencer à l'enrouler autour du tronc.
  4. Toujours procéder du bas vers le haut ou du tronc vers l'extrémité des branches.
  5. Le fil ne doit pas se recouper (ou se chevaucher).

Astuces : il est vivement conseillé de ne pas attendre le développement du bonsaï pour ligaturer. Pour le tronc ou les branches les plus importantes, il est conseillé de doubler la largeur des branches.

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Le ligaturage d'un jeune bonsaï permet d'adapter sa forme à sa convenance. © hensor/Fotolia

Rempoter un bonsaï

Il s'agit d'un rempotage différent de celui des autres plantes en pot. Ici, on ne va pas rempoter l'arbre pour lui donner un plus grand pot. On va simplement tailler les racines qui se trouvent contre les parois et le fond du pot. Lorsque la masse des racines est très développée, on pourra raccourcir le pivot, racine centrale qui prolonge le tronc, ainsi que les grosses racines latérales. Lorsque l'on a terminé, ne pas oublier d'appliquer le mastic cicatrisant sur les plaies.

  1. Choisir un pot d'une taille adaptée au bonsaï.
  2. Mettre une grille au fond du pot afin de retenir le substrat qui serait tenté de s'échapper par les trous de drainage.
  3. Au fond du pot, mettre un couche de sable.
  4. Ajouter dessus une couche de terre spéciale bonsaï (très aérée).
  5. Poser l'arbre sur la couche de terre et tout en le maintenant dans une position souhaitée, rajouter une deuxième couche de terre, en utilisant un tamis très fin (car la terre doit être encore plus fine et aérée).
  6. Arroser abondamment.
  7. Ne pas donner d'engrais dans un délai de 1 ou 2 mois afin de ne pas forcer un bonsaï fragilisé par le changement de pot.
  8. Renouveler le rempotage tous les 2 à 3 ans, voire plus fréquemment pour certaines espèces.

Astuce : il est possible de rajouter de la mousse séchée sur la terre du pot. Pour cela, il suffit de prendre de la mousse dans la nature, de la laisser sécher puis de la disposer sur la terre en l'effritant.

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Le rempotage d'un bonsaï doit être effectué tous les deux à trois ans. © expressiovisual/Fotolia

Quel pot pour un bonsaï ?

Il est plus qu'un accessoire, dans l'art du bonsaï, il est primordial. Il doit constituer un ensemble harmonieux avec l'arbre. C'est pourquoi, il doit être proportionné à sa hauteur et à sa taille, sous peine de rendre le tout déséquilibré et instable s'il est trop petit, ou encore de ne pas valoriser le bonsaï s'il est trop grand.

Bonsaï droit formel Pot rectangulaire, ovale ou rond
Bonsaï droit informel Pot rectangulaire ovale ou arrondi
Bonsaï oblique Pot rectangulaire ou ovale
Bonsaï en cascade Pot rond, carré ou arrondi
Bonsaï en bosquet Pot rectangulaire, ovale et surtout, très bas

Les règles de base pour le pot d'un bonsaï

La longueur du pot doit faire les 2/3 de la hauteur de l'arbre. La largeur doit mesurer un peu moins que la distance entre les extrémités des branches antérieures et postérieures. Enfin, la hauteur doit être égale au diamètre du tronc, mesuré à la base.

Comment placer un bonsaï dans son pot ?

Pour les pots ovales ou rectangulaires, diviser la longueur du vase par deux et sa largeur par trois. Pour les pots ronds, hexagonaux et carrés, diviser le pot en quatre parties et implanter le tronc légèrement décentré vers l'arrière. Pour les cascades, l'arbre doit être implanté du côté opposé à celui par-dessus lequel il passe.

Soigner un bonsaï malade

Quand un bonsaï est malade, il est important dans un premier temps de le mettre à l'abri de la lumière directe, de ne pas lui donner d'engrais, et de diminuer considérablement l'arrosage. Ensuite, il convient de déterminer de quelle sorte de maladie ou de quelle sorte de "mauvais traitements" il souffre. Voici une liste de problèmes auxquels les personnes qui font pousser des bonsaïs sont souvent confrontées :

Problèmes liés à l'arrosage du bonsaï

  • Situation 1 : les feuilles jaunissent de façon uniforme, se ternissent ou se flétrissent et les racines se rétractent et s'assèchent. Dans ce cas-là, il semble évident que le bonsaï manque d'eau, voire manque cruellement d'eau. Il faut donc le réhydrater. Cependant, il ne servira à rien de le noyer dans 10 litres d'eau. Préférer alors le traditionnel bassinage en pluie fine  et intensifier un peu ce dernier. Il est possible d'apporter un purificateur et un anti-insecte pour protéger le bonsaï qui est alors fragilise.
  • Situation 2 : de la même façon que lors de la première situation, les feuilles jaunissent, certaines tombent, d'autres flétrissent et virent au marron et la terre s'assèche. Cependant, il y a aussi d'autres symptômes : des champignons ou de la mousse se développent a la surface de la terre et le tronc de l'arbre est gorgé d'eau, un peu gonflé ou carrément moisi. Dans cette configuration, il faut diminuer sévèrement l'arrosage et aérer la terre à l'aide d'une baguette tout en prenant soin des principales racines du bonsaï.

Problèmes liés à des nuisibles

Les feuilles du bonsaï sont collantes et jaunes, et ont tendance à tomber. De plus, les fourmis envahissent régulièrement le pot du bonsaï. Si un bonsaï répond à ces caractéristiques, c'est qu'il a été attaqué par des pucerons. Ces derniers peuvent l'empêcher d'absorber l'eau dont il a besoin et il va à terme s'assécher. Pour lutter contre ce phénomène, il faudra tout d'abord prendre soin de bien arroser son bonsaï afin que celui-ci ne se dessèche pas. Ensuite, vaporiser un anti-insecte sur ses feuilles ainsi que sur la surface du sol.

Les origines du bonsaï

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce sont les Chinois qui furent les premiers à cultiver des arbres en pot, dans un but purement esthétique, à l'ère de la dynastie des Han (de 206 à 220 av. JC). A cette époque, on les appelait penjing, ce qui signifiait "la représentation d'un paysage dans une coupe". Aux environs des VIe et VIIe siècles, les moines amenèrent le bouddhisme et l'art du bonsaï au Japon.

Si aujourd'hui, les Japonais sont connus dans le monde entier pour cette culture, la première exposition nationale du bonsaï à Tokyo date seulement de 1914, et la culture du bonsaï ne fut reconnue comme art qu'en 1934. Depuis ce jour, une exposition annuelle a lieu au musée d'Art de la capitale.

En Europe, c'est lors de la troisième exposition universelle de Paris en 1878, que les Japonais introduisent et présentent les bonsaïs. Puis, ils sont mis en avant dans une exposition privée en 1909, à Londres. C'est en 1960 que le monde entier commence à connaître ce mot nouveau et cette culture particulière.

Conseils avant d'acheter son premier bonsaï

  • Achetez un bonsaï préformé chez un marchand spécialisé, vous êtes sûr que l'arbre a été entretenu auparavant, ce qui n'est pas forcément le cas dans un magasin à grande surface.
  • Faites attention aux faux bonsaïs. Tout arbre dans un pot n'est pas un bonsaï.
  • Assurez-vous que le bonsaï soit bien fixé dans le pot. Pour le savoir bouger doucement le tronc de droite à gauche.
  • Regardez si l'arbre a des cicatrices apparentes sur son tronc. S'il en a beaucoup, passez au suivant.
  • Les branches doivent être distribuées tout autour du tronc. Plus on monte dans l'arbre plus la grosseur des branches doit diminuer.
  • Le feuillage doit être dense. C'est lui qui donne l'état de santé de l'arbre. Bien sûr, il faut l'évaluer en fonction de la saison.
  • Avant de passer en caisse, demandez des conseils au vendeur sur le rempotage et les exigences particulières de l'espèce.

Le bonsaï d'intérieur

On peut, avec de solides connaissances et un minimum d'attention, conserver en intérieur, toutes les espèces de bonsaï.

Les espèces méditerranéennes ou subtropicales 

Il faut les placer près d'une fenêtre pour la luminosité mais en les protégeant de la lumière directe par un voilage. Au cours de l'été, il est bien de les mettre en plein air pour qu'ils profitent d'un ensoleillement direct. Pour éviter tout choc thermique, les sortir progressivement. Pour l'arrosage, bien attendre que l'eau se soit réchauffée, sinon l'arbre risque d'attraper un coup de froid.

Les espèces tropicales

C'est un peu plus compliqué mais c'est possible. Les températures optimales se situent, selon les espèces, entre 7 et 24° C. Par contre, ces bonsaïs demandent une humidité et une lumière particulière : ils peuvent avoir besoin de 18 heures de lumière par jour et il faut parfois les placer en serre.