8 plantes exotiques pour le balcon

Les géraniums n'ont plus de secrets pour vous, et vous voulez épater vos voisins. Les plantes exotiques ont la cote : couleurs vives et fragrances lointaines arrivent dans votre appartement. Sélection de ces beautés tropicales pour embellir vos balcons.

8 plantes exotiques pour le balcon
© Ann Louise B Holmstrom Hagevi/123RF

Le baobab

Cet arbre mythique inspire légendes et histoires. Il est réputé pour ses vertus curatives. Petit baobab ou bonsaï, votre plante s'épanouit dans son espace et donne à votre terrasse des airs paisibles de savane africaine.

  • Caractéristiques : cet arbre des régions tropicales sèches de Madagascar, qui grandit aussi en Australie, appartient à la famille des bombacacées. Le baobab nain de la photo ci-dessus appartient à la famille des Euphorbiacées. C'est une petite plante à caudex, ce qui signifie qu'il porte une tige renflée. L'Adansonia digitata L. est une variété qui s'adapte parfaitement à la vie en pot, et peut atteindre 1,50 m une fois adulte.
  • Entretien : si vous vous décidez pour une graine de baobab, vous devez au préalable faire une petite incision sur celle-ci, puis la plonger dans l'eau pendant 24 heures. Très ornementale, cette plante se cultive facilement. Il lui faut un repos complet pendant l'hiver, ainsi qu'une pièce fraîche et bien éclairée. Le baobab doit être exposé à une pleine lumière sans soleil direct. Un sol calcaire, alcalin (dont le pH est supérieur à 7) ou neutre, faiblement acide, plutôt sec, fertile et pauvre en phosphates est recommandé. Changez la terre tous les 2 ans. L'Adansonia digitata doit être arrosée uniquement si le sol est sec sur une petite surface, et exposée en plein soleil.
  • Floraison : le Jatropha podagrica, appelé aussi Fleur de Corail, produit de magnifiques fleurs rouges. Cette floraison lumineuse se produit généralement en été.
  • A savoir : le baobab est l'emblème du Sénégal. En Afrique, il peut atteindre une hauteur de 30 mètres. Contrairement à une idée répandue, ce n'est pas le plus grand arbre du monde ni le plus gros : le séquoia géant et le châtaignier de Sicile détiennent respectivement ces deux records.
Baobab variété Jatropha podagrica © mansum007/123RF

Le palmier

Pour les civilisations de la Méditerranée, les palmiers symbolisaient l'arbre de vie, la fécondité et le succès. Après avoir traversé les mers et décoré les ronds-points et autres lieux publics, les voici prêts à "tropicaliser" nos fenêtres.

  • Caractéristiques : le palmier fait partie de la famille des palmacées ou arécacées, réputées pour leur production de fibres et de graisses. Sa morphologie est singulière, car son tronc, le stipe, est dépourvu de branche et surmonté de feuilles palmées. Cette famille compte 2 500 espèces réparties en plus de 200 genres. Peu naturel en Europe, le palmier incarne les paysages tropicaux et son esthétique est très appréciée en milieu urbain. Adulte, il atteint une hauteur de 3 mètres. Sachez que des espèces comme Rhapis humilis ou Rhapis multifida sont reconnues pour leur facilité d'adaptation à la vie citadine.
  • Entretien : le palmier est peu exigeant et seul l'été est une période critique pour votre plante : elle résiste à des températures de l'ordre de -12°C en hiver, mais un dessèchement trop extrême de la motte de racines peut lui être fatal. Les palmiers adorent l'eau. Si vous êtes dans une région qui connaît des températures atteignant -20°C, le Sabal minor, espèce américaine, est préférable, ou le Palmae Arecaceae, plus petit, et très facile d'entretien. Il leur faut un sol bien drainé et sec, une exposition au sud, de préférence au pied d'un mur qui renvoie la lumière et la chaleur. Le palmier préfère une bonne exposition plutôt que la lumière directe du soleil.
  • Floraison : si le climat est approprié, la floraison peut durer toute l'année. Le palmier nain doré ou Chamaedorea elegans produit par exemple des fleurs de couleur jaune pâle en permanence.
  • A savoir : attention, le palmier n'est pas un arbre, mais un monocotylédone, dont les caractéristiques sont la forme trimère des feuilles et l'absence d'un véritable tronc. Pour la petite histoire, sachez aussi que la plus longue feuille du règne végétal est produite par le palmier Raphia regalis. Elle peut mesurer plus de 25 mètres de longueur.
Des palmiers comme rideau naturel sur un balcon © Emmanuelle Lopez/Journal Des Femmes

L'aeonium

La majorité des espèces du genre aeonium provient des îles Canaries, des îles du Cap Vert et de Madère. Sa jolie rosette termine de longues tiges biscornues. Si vous misez sur l'originalité, n'hésitez plus, cette plante vous est destinée.

  • Caractéristiques : l'aeonium est une plante succulente, car elle accumule de l'eau dans ses tissus. Comme le cactus, elle appartient à la famille des cactacées. Typique de la flore des îles Canaries, cette plante est caractérisée par des tiges et des feuilles épaisses qui retiennent l'eau, ce qui est utile dans les régions où les pluies sont rares ou saisonnières. L'aeonium est une plante succulente, car elle accumule de l'eau dans ses tissus. Comme le cactus, elle appartient à la famille des cactacées. Typique de la flore des îles Canaries, cette plante est caractérisée par des tiges et des feuilles épaisses qui retiennent l'eau, ce qui est utile dans les régions où les pluies sont rares ou saisonnières.
  • Entretien : un sol de type sableux est conseillé afin de favoriser un bon drainage. Il doit être acide ou neutre. Les succulentes sont des plantes en majorité héliophiles, ce qui signifie qu'elles aiment passionnément le soleil. Il est tout de même préférable de les acclimater progressivement. L'hiver, arrosez l'aeonium 1 fois/mois et tenez-le éloigné du gel. L'été, consacrez-lui un arrosage hebdomadaire, en laissant la terre sécher entre deux arrosages. Plus rustique que sa cousine Aeonium arboreum, l'Aeonium simsii tolère des températures avoisinant les -8°C.
  • Floraison : en mai, de belles fleurs jaunes ornent cette plante. Cette floraison a lieu en été si vous habitez une région où le soleil se montre plus tardif. Certaines espèces offrent des fleurs blanches, roses, comme l'Aeonium goorchiae, ou rouges.
  • A savoir : son nom aeonium vient du grec "aeonion" qui signifie éternel.
Au centre de ce pot de succulentes, des aeoniums © Maksim Shebeko/123RF

L'orpin

On rencontre de plus en plus fréquemment l'orpin des jardins sur les balcons des citadins. Peu astreignante, cette plante est idéale pour les jardiniers débutants. Les mains vertes peuvent aussi tenter cette petite expérience et l'automne sera égayé par de belles fleurs roses.

  • Caractéristiques : appartenant à la famille des crassulacées et à l'ordre des rosales, l'orpin des jardins est une plante grasse, à végétation vivace, très utilisée dans les jardins de rocailles. Il est originaire du nord-est de la Chine et possède des feuilles xérophiles, car adaptées pour supporter une certaine aridité.
  • Entretien : la culture de l'Hylotelephium ou sedum spectabile est aisée. L'orpin des jardins se plante au printemps et en automne. Il s'adapte à tous les types de sol, même les plus secs. Le rempotage a lieu au printemps ou en automne. Il lui faut une bonne exposition au soleil, et l'arrosage est modéré. Grands distraits, cette plante est faite pour vous. Si vous oubliez de l'arroser, l'orpin ne vous en tiendra pas rigueur, car il se satisfait de l'eau de pluie.
  • Floraison : elle commence à la fin du mois d'août, et se prolonge jusqu'en octobre. Les fleurs sont soit blanches, soit d'un rose foncé ou plus atténué. Le Sedum spectabile Carmen au feuillage bleuté et aux fleurs de couleur rose foncé est l'une des 500 espèces qui enchantera vos fenêtres. Ses feuilles aplaties se termineront par des ombrelles de fleurs, attirant les insectes pollinisateurs comme les papillons.
  • A savoir : son nom latin sedum signifie "s'asseoir" car cette plante donne souvent l'impression d'être assise sur les pierres ou entre les rochers.
Orpin en fleurs © Ann Louise B Holmstrom Hagevi/123RF

L'hibiscus

Vous rêvez de vacances hawaïennes. Si vous ne pouvez pas vous déplacer, ces îles paradisiaques investiront vos balcons. De l'eau, du soleil, un peu d'engrais, et les grandes fleurs tropicales de l'hibiscus s'inviteront tout l'été sous vos fenêtres.

  • Caractéristiques : l'hibiscus fait partie de la famille des malvacées, qui compte environ 200 espèces et plus de 30000 variétés, comme la guimauve ou le coton. Outre le fait de représenter l'exotisme des îles Hawaï, dont il est l'emblème, c'est un arbre qui peut parfois atteindre 9 mètres de haut. L'hibiscus rose de Chine, introduit en Europe au XVIIe siècle, est très cultivé en tant que plante ornementale. Il est aussi appelé hibiscus d'intérieur, ou Hibiscus rosa-sinensis.
  • Entretien : parfaitement adaptée à nos terrasses, la forme arbustive de cette plante a seulement besoin de soleil et de lumière. Le sol doit être humide et neutre. Une taille au printemps est recommandée afin d'obtenir une belle floraison à la saison suivante. Un récipient de 40 cm de profondeur, de la forme d'un carré, convient très bien. L'hibiscus supporte mal l'air sec, et risque de perdre ses boutons floraux avant leur éclosion. Un humidificateur est idéal, mais un sol composé d'une couche de 3 cm environ de sable ou de gravier permet de maintenir une humidité suffisante. Avant le printemps, n'oubliez pas de raccourcir toutes les branches de moitié.
  • Floraison : elle a lieu de juin à octobre. L'hibiscus porte alors de grandes fleurs blanches, jaunes, oranges, roses, ou rouges, dont le cœur plus soutenu augmente l'effet décoratif. Les fleurs remarquables de l'hibiscus ne durent pas plus d'une journée, elles sont renouvelées très régulièrement tout l'été pour peu que vous lui apportiez assez de chaleur et de lumière toute l'année. Maintenez votre hibiscus dans une pièce lumineuse à 15°C et limitez les arrosages.
  • A savoir : dans la symbolique des fleurs, l'hibiscus représente la beauté. Son succès doit beaucoup aux tissus imprimés des chemises hawaïennes et des maillots de bain.
Fleur d'hibiscus © Waranon Jankerd/123RF

Le bambou

A la fois très résistant et sensible aux conditions environnantes, le bambou nécessite votre attention. Il vous rendra surtout de grands services en vous protégeant de la vue de vos voisins et en agrémentant votre terrasse d'une petite touche asiatique.

  • Caractéristiques : plante ligneuse de la famille des graminées et de la sous-famille des bambusoidées, le bambou peut couvrir des forêts entières, comme en Chine. Il existe de nombreuses variétés de bambou : les bambous d'ornement les plus communs sont le Sasa et le Phylollostachys, tandis que le "ventre de Bouddha" est l'espèce de bambou la plus travaillée en bonsaï. Sur nos terrasses et à l'intérieur, ce sont les variétés tropicales comme le Bambusa vulgaris ou le Bambusa ventricosa qui ont plus de chances de s'épanouir.
  • Entretien : le mini bambou se plaît dans une pièce lumineuse, mais sans exposition directe ; les rayons du soleil, aux heures les plus chaudes de la journée, colorent fortement les cannes et peuvent les assécher. C'est une plante qui ne supporte ni le grand froid, ni le manque d'eau, il faut donc veiller à ce que la soucoupe en contienne en permanence. Pour que son feuillage reste éclatant, il est conseillé de l'arroser avec de l'eau de pluie. Le sol doit être neutre et humide. Le rempotage s'effectue en avril ou septembre. Attention à ne pas vous laisser envahir par un bambou trop désireux de s'installer : au printemps, la division des racines s'avère parfois nécessaire, sans oublier que vous pouvez offrir les tiges que vous avez retirées à vos amis. Prenez garde à ne pas déchirer les racines.
  • Floraison : c'est un phénomène assez rare pour les bambous, mais cela ne doit pas vous attrister : en fleurissant, la plante épuise ses réserves nutritives et meurt. Si certaines espèces se régénèrent, le secret de la floraison n'a toujours pas été élucidé. A l'achat, assurez-vous que la variété n'est pas en cours de floraison.
  • A savoir : dans certains pays d'Asie, les pousses de bambou se consomment, ainsi que les feuilles et le liquide sucré contenus dans les tiges. Vous pouvez aussi exercer vos talents culinaires et cuire vos pousses dans de l'eau légèrement salée pendant environ 30 minutes.
Bambous en pots © Emmanuelle Lopez/Journal Des Femmes

Le laurier-rose

A la fois plante méditerranéenne et plante asiatique, le laurier-rose dispose de très bonnes facultés d'adaptation. Attention cependant, il nécessite une attention importante, et de son repos hivernal dépend la floraison majestueuse qui a fait sa réputation.

  • Caractéristiques : le laurier-rose appartient à la famille des apocynacées, genre Nerium oleander. Il existe plus d'une centaine de variétés de laurier-rose. Il pousse naturellement dans les régions méditerranéennes, ainsi que dans certains pays d'Asie. Le laurier-rose peut atteindre 6 m de haut en milieu naturel et 1,5 m comme plante d'intérieur. Ses feuilles sont lancéolées, en forme de lances étroites et se terminant en pointes.
  • Entretien : l'exposition au soleil doit être directe, ne lésinez pas sur le soleil, ni sur l'arrosage. Le sol est neutre ou légèrement acide, et vous devez le changer au printemps. Arrosez-le régulièrement, en prenant garde à éviter les feuilles. Vous pouvez le tailler à la fin du printemps, sans excès pour ne pas réduire la prochaine floraison. Le débat est cependant de mise entre les amateurs de laurier-rose, car certains considèrent que le moment idéal de la taille reste l'automne. A vous de choisir en fonction de vos performances botaniques.
  • Floraison : elle a lieu de mai à octobre. Les fleurs sont de couleur blanche, rose, rouge, saumon ou jaune. Plus vous lui donnerez du soleil, plus il fleurira, alors soyez vigilant quant à son exposition. La floraison est très parfumée.
  • A savoir : la sève du laurier-rose est extrêmement toxique ; elle est d'ailleurs utilisée dans la composition de la mort-au-rat. On considère qu'une seule feuille peut être mortelle pour l'homme, mais la toxicité concerne toutes les parties de l'arbuste. Les infusions donc sont à proscrire, et prenez garde à tenir la plante hors de portée des enfants et des animaux.
Sur la gauche, laurier rose en fleurs © Cécile Debise/Journal Des Femmes

Le cactus

Ses piquants n'impressionnent plus : le symbole végétal de la résistance et du courage est aujourd'hui en passe de devenir une plante d'intérieur classique. Peu de besoins en eau, terre toute prête en jardinerie, voici la plante de l'oisiveté.

  • Caractéristiques : appartenant à la famille des cactacées, le cactus est une plante charnue et épineuse. Il se caractérise par la présence d'auréoles, petits coussins d'épines qui concentrent l'eau et limitent l'évaporation. Ce procédé permet à ces dernières de résister aux périodes de grande sécheresse. Des fleurs ou des épines, qui remplacent les feuilles, apparaissent sur ces coussinets.
  • Entretien : originaires des régions subdésertiques, les cactées et les plantes grasses s'adaptent parfaitement à la chaleur et à l'ensoleillement. D'entretien facile, vos plantes demandent seulement à ne pas être exposées au gel pendant l'hiver et aux courants d'air tout au long de l'année. La terre à cactus est en vente chez certains jardiniers : elle est parfois pauvre en éléments nutritifs, et un peu d'engrais est alors nécessaire. Si la terre est sèche, arrosez parcimonieusement votre cactus avec de l'eau tiède. La terre doit être très perméable afin de laisser l'eau s'écouler rapidement.
  • Floraison : le cactus a besoin d'une période de repos en hiver pour fleurir, sauf le cactus Epiphyllum. Dans un lieu plus frais et au sec, dans une température avoisinant les 10°C, patientez jusqu'au printemps et vous obtiendrez de très belles fleurs éphémères. A la fin de la floraison, le cactus doit changer de substrat. Arrosez peu durant le rempotage et placez-le à l'ombre les premiers jours.
  • A savoir : l'Opuntia ficus-indica, plus communément appelé figuier de Barbarie, produit des fruits comestibles. Certaines espèces, comme les aloes, sont utilisées en pharmacologie : l'extrait d'Aloe-Vera est une pulpe employée pour ses propriétés cicatrisantes et hydratantes.
Différentes variétés de cactus en pots © Les Navigauteurs