Quand bouturer ?

Le bouturage est une technique qui consiste à multiplier des plantes à partir d'organes d'autres végétaux : d'une rose naissent des roses. Manière de jardinier malin, il obéit à des règles bien précises, et particulièrement en ce qui concerne le moment des boutures.

© Isabelle Lhomel

Bouturer selon le calendrier

Réaliser des boutures est une opération délicate – certaines plantes sont toutefois plus faciles à bouturer que d'autres – qui doit se faire à un moment précis. De fait, la période du bouturage dépend de l'espèce de plantes que l'on souhaite multiplier mais aussi du type de bouture puisqu'il existe différentes méthodes plus ou moins savantes. Sachant que la plus classique consiste à prélever un fragment de végétal pour ensuite le planter dans un substrat, celui-ci doit être coupé sur la plante d'origine au moment où il est jeune mais présente tout de même au moins trois nœuds, pour une longueur de 10 à 15 cm. C'est ce que l'on appelle la bouture semi-aoûtée (la base de la plante est dure mais sa pointe est encore en croissance). Le bouturage peut également se faire à l'automne, mais aussi en hiver et en début de printemps, sur des rameaux dits "aoûtés", avec du bois dur et dormant. On parle alors de bouturage à bois sec.

Quand bouturer selon les espèces ?

D'une manière générale, et pour mettre le maximum de chances de son côté, la bouture des feuillus se fait en juin, celle des rosiers fin août et septembre. Si beaucoup de boutures se font ainsi en période estivale, d'autres espèces vont préférer l'automne, à l'image des arbustes de fruits rouges (groseilliers, framboisiers...), des plantes aromatiques comme la verveine ou la sauge, et des arbres comme les marronniers et les peupliers. Menthe, cassissiers, chrysanthèmes... se bouturent, eux, en hiver. Sauf à être un as du jardinage ou avoir une mémoire d'éléphant, le plus simple consiste à se procurer un calendrier précisant quand bouturer en fonction de la plante et de la méthode choisies.