Le jardin japonais : pour une expérience zen

Érigé au rang d’art, initialement pratiqué par des religieux, le jardin japonais fait partie intégrante de la tradition au Pays du Soleil Levant. Dédié à la méditation, il ponctue les campagnes comme les villes. On le trouve dans les lieux privés et publics.

Le principe du Shakkei

Le jardin japonais poursuit une quête d’absolu : idéaliser la beauté de la nature pour produire un sentiment d’harmonie et de sérénité. Il valorise la pureté des lignes et des courbes. Conçu comme un tableau au sein duquel la nature est minutieusement orchestrée et miniaturisée, le jardin japonais obéit au Shakkei qui joue avec trois niveaux de profondeur : le gros plan, le plan moyen, le plan large. Cette technique entraîne progressivement le regard du promeneur pour qui le jardin japonais semble alors s’étendre à l’infini. La mousse, le sable et les étendues d’eau accordent les différentes perspectives.

La taille des végétaux : une question essentielle

Au sein de ce décor, les éléments végétaux sont soigneusement taillés. Ils portent le nom de niwaki et font tout le charme du jardin japonais. Quelle différence avec le bonsaï ? Les niwakis poussent en pleine terre. Le jardinier incorpore ensuite des éléments symboliques dans son jardin. Les rochers peuvent illustrer des monts légendaires du bouddhisme ou du taoïsme. Selon leur forme, ils peuvent représenter la grue et la tortue, deux animaux symboles de longévité.

Jouer sur des palettes de couleurs saisonnières

Pour créer un jardin japonais, il est conseillé de mixer des plantes et des arbres à grand et à petit développement, de renforcer ses connaissances en matière de taille, et de bien choisir leur emplacement en fonction du soleil. Les éléments végétaux sont aussi sélectionnés pour leur capacité à changer de couleur en fonction des saisons. On y retrouve des érables, des saules, des cerisiers, des pruniers, des magnolias, des azalées, des pins. La couleur de la mousse, de vert foncé à vert tendre, les bambous et les fougères ajoutent du contraste. Les iris, les lotus, les nénuphars agrémentent les étendues d’eau.

Les éléments indispensables du jardin japonais

Les lanternes en pierre éclairent judicieusement les différents plans et apportent une petite pointe de mystère. Les carpes coï évoluent dans les mares ou les étangs. Les chemins de graviers ou de sable sont travaillés à l’aide d’un râteau, de façon à dessiner des motifs ondulants et hypnotiques. Des pierres plates, appelées les "pas japonais", aident le visiteur à traverser les zones les plus humides. À l’instar des lanternes, des temples ou des pavillons peuvent être dissimulés. Les jardins japonais s’épanouissent sous des climats tempérés et humides. Ils sont principalement situés au cœur du Japon, car le territoire plus escarpé est propice à la mise en place de ces espaces verts contemplatifs.

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