Comment avoir de belles roses ?

Reines du jardin, les roses ne sont pas toujours faciles à cultiver. Voici quelques conseils pour rencontrer le moins d'épines possible.

Choisir la bonne variété de rosier

Pour les débutants, mieux vaut miser sur des espèces très résistantes. Il existe trop de variétés pour n'en citer qu'une seule. Le meilleur moyen de se repérer est de consulter les catalogues des rosiéristes. On peu aussi aller chez les pépiniéristes spécialisés afin de bénéficier de leurs conseils. Eux seuls sauront vendre la variété la mieux adaptée selon le type de sol et l'usage que l'on veut en faire. Mieux vaut prendre des variétés qui ont fait leur preuves. Tous les ans, une masse de nouvelles roses arrive sur le marché. Il ne faut pas céder à l'effet de mode, mais plutôt choisir des espèces en catalogue depuis longtemps, des valeurs sûres.

Connaître la période de floraison d'un rosier

A savoir : les variétés anciennes fleurissent soit une seule fois, en mai-juin (variétés non remontantes), soit deux fois quand elles remontent en fin d'été (variétés remontantes). Les variétés modernes, elles, fleurissent en continu de mai à fin octobre, avec un creux parfois en juillet-août au plus fort des chaleurs.

Des rosiers en bonne santé © Dimitry Papkov / 123RF

Planter un rosier

Les débutants ont intérêt à acheter leurs rosiers dans un conteneur, ce qui leur permettra d'attendre le moment le plus propice pour les planter. Les rosiers aiment une terre riche et si possible argileuse mais qui ne s'engorge pas. Ils doivent aussi être plantés au soleil, ou au moins en pleine lumière. Enfin, le rosier a besoin d'une ramure aérée : ne pas les placer trop près d'un mur.

Soigner un rosier

Il faut l'arroser au pied. Pour rendre un rosier plus résistant, il vaut mieux l'arroser seulement une fois par semaine, mais copieusement. Il est conseillé également d'enlever les fleurs fanées au fur et à mesure, car c'est dans ces fleurs que les parasites s'installent. Enfin, mieux vaut planter une vivace couvre-sol au pied du rosier : elle remplace le paillage, attire les pollinisateur et habille le pied du rosier souvent dégarni de feuilles.

Tailler un rosier

Bien sûr, chaque type de rosier a ses règles propres. Mais voici quelques grandes lignes : en automne, il faut procéder à la taille de nettoyage en enlevant tous les bois morts et toutes les branches mal placées qui gênent les autres au centre de la ramure ou paraissent malades.

La taille d'entretien, elle, consiste à enlever environ 1/3 de longueur des branches, en coupant au-dessus d'un bourgeon tourné vers l'extérieur. Il faut tailler en biais afin que l'eau ne s'infiltre pas dans la plaie. On peut également supprimer au cours de la saison ce qu'on appelle les "gourmands" : des branches qui poussent très droit et ne font que du feuillage (elles tirent la sève à elles et risquent d'assécher les autres branches). Les rosiers non remontants se taillent en juillet. Pour les remontants et ceux qui fleurissent en continu, deux options : soit on les taille en automne, s'il ne risque pas de geler en hiver ; soit, si la région est plus fraîche, on les taille en fin d'hiver. De façon générale, les débutants auront intérêt, les premières années, à tailler en essayant de conserver la silhouette naturelle du rosier.

 

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