Inondations, grêle, sècheresse : comment prendre soin de son jardin cet été ?

L’été arrive : en juillet et en août, on a d’un côté davantage de temps pour le jardinage, mais aussi plus de tentation pour laisser son jardin sans entretien pendant des périodes d’absence allant jusqu’à plusieurs semaines. Comment éviter de retrouver son écrin de verdure dans un mauvais état après les jours chauds de l’été ? Entre inondations et sécheresses, comment préserver la bonne santé de son jardin ? Voici mes 5 conseils incontournables pour avoir un beau jardin tout l’été.

Chaleur et sécheresse : mes astuces pour éviter les coups de chaud

En rentrant de vacances, il est possible que le feuillage de vos plantes caduques soit dégarni. En effet, ces espèces perdent leurs feuilles en cas de fortes chaleurs. Pas d’inquiétude toutefois : arrosez fortement le sol dès votre retour et ensuite régulièrement pour permettre à la plante de faire naître de nouvelles feuilles (30 litres par arbuste tous les 3 jours). Une fois réhydratée, un nouveau Printemps attend votre jardin ! De plus, je conseille fortement de tailler les plantes avant de partir :  en supprimant environ un tiers des feuilles, on diminue les besoins de la plante qui supportera mieux les pics de chaleur.

Autre astuce qui fait ses preuves en été comme en hiver : le paillage. Le procédé est très simple : après avoir griffé la terre autour du pied de la plante, recouvrez le sol d’une couche d’isolant. De préférence, privilégiez la paille, les copeaux de bois, les déchets de tontes… Le gravier est aussi très efficace : esthétique, il réfléchit les rayons du soleil, préservant la terre de la chaleur.  Ce système permet à la terre d’être aérée et protégée des rayons du soleil en été. En saison hivernale l’isolant offre une protection supplémentaire face à des baisses de température.

Enfin, il vaut mieux prévenir que guérir ! Le dicton prend tout son sens au jardin :  en concevant un jardin où les grands végétaux vont abriter les plus petits des rayons du soleil, on s’assure qu’ils résistent mieux l’été. Ce conseil est aussi valable pour la végétation en pots : créez un jeu d’ombres et de lumières, afin de protéger les plus petites plantes. Dans tous les cas, le mieux est de prendre conseil auprès d’une entreprise du paysage sur l’agencement optimal des plantations.

Arrosage : partez l’esprit tranquille !

Pour éviter que les plantes ne se dessèchent l’été, la solution optimale est l’arrosage intégré. Entièrement automatisé, les systèmes installés par les jardiniers paysagistes permettent de délivrer aux végétaux la juste quantité d’eau, et évitent ainsi tout gaspillage grâce à une sonde qui mesure l’humidité du sol et de l’air. Côté budget, il faut compter entre 3 000 et 4 000 € pose comprise pour un modèle couvrant entre 200 et 300 m².

Pour les jardins plus modestes, j’incite les vacanciers à détremper les pots : on arrose par excès tout l’environnement des végétaux. Le sol va s’engorger d’eau et les plantes auront ainsi une réserve d’eau à disposition, vous laissant 10 jours de répit. Au retour, si vos plantes ont tout de même souffert du manque d’eau, faites la même opération pour qu’elles récupèrent plus vite.

Conditions extrêmes, solution simple !

Vous craigniez que les orages et les vents balayent votre havre de paix ? Je vous conseille de pratiquer une taille des grandes branches, en particulier les branches fragilisées et horizontales qui risquent de rompre. On anticipe très bien les dégâts éventuels en réduisant d’un tiers ou de moitié les branches. Vous pouvez également installer des tuteurs pour éviter que les grandes branches ne cèdent.

Autre fléau l’été, surtout pour les plantes à feuille large : la grêle. Pour protéger bananiers et hostas, il est nécessaire de recouvrir la plante de filets à petite mailles (similaires aux filets de protection des bassins). Ils vont amortir la chute des grêlons tout en laissant respirer la plante.

De nombreux jardins ont soufferts des inondations durant le mois de juin. Attention : tant qu’il y a de l’eau, il ne faut pas intervenir, au risque de produire davantage de dégâts. Une fois que l’eau s’est retirée, votre paysagiste vous recommande de laver les plantes pour retirer la boue et leur permettre de respirer : recouvertes de terres, les feuilles étouffent et ne produisent plus de chlorophylle.

Aérez également le sol en cassant par griffage la croûte de terre qui se forme en surface afin de ré oxygéner le sol et activer la vie microbienne.

Arbres fruitiers, potagers… Profitez de votre récolte.

De nombreux particuliers ont des arbres fruitiers, mais sont en vacances au moment de la récolte ou trouvent des fruits en mauvais état. Pour éviter la surproduction, l’astuce est de pratiquer une « récolte en vert », c’est-à-dire cueillir environ un quart à un demi de la quantité de fruits environ un mois et demi avant la récolte. Le résultat ? les branches sont soulagées et casseront moins, les fruits restants ont plus de sève, ils seront plus jolis, moins sensibles aux attaques parasitaires et biens plus goûtus.

Et pour éviter le gaspillage, n’oubliez pas de dire à vos voisins et à votre entourage d’aller se servir en votre absence ! 

Concevoir mon jardin d’été.

L’été est la période où l’on profite le plus de son jardin. C’est donc la période idéale pour repérer les coins lumineux et les zones ombragées, et appeler un expert paysagiste qui pourra vous aider à optimiser la conception de votre jardin. Ainsi, il pourra proposer une terrasse estivale parfaite pour un déjeuner entre amis, suffisamment ombragée, et un autre espace pour les soirées d’été, recevant encore le soleil en début de soirée. Tout l’art du jardinier paysagiste est d’amener les gens là où ils ne sont jamais allés. L’été sert à rêver, et non à se lancer dans les grands travaux : prenez rendez-vous pendant l’été avec votre entreprise pour préparer les travaux de l’automne ! 


En partenariat avec l’Unep - Les Entreprises du Paysage.



Crédits Photos : (c) BCP Paysages -  Xavier Poillot