Une piscine dans un jardin en pente ? C’est possible !

On a souvent l’image (erronée) qu’une piscine rime obligatoirement un terrain plat à sa disposition. Pourtant, les nouvelles techniques permettent la création d’une piscine ludique et esthétique s’intégrant parfaitement dans le paysage, même en pente ou vallonné. Voici quelques astuces pour l’envisager sereinement.

La pente : une contrainte à estimer et appréhender  

Premier réflexe à adopter : vérifier si votre terrain est véritablement en pente ou simplement légèrement incliné. Pour cela, il suffit d’utiliser une règle longue de 4 m. On la pose de manière parfaitement horizontale en haut de la pente. On mesure ensuite la hauteur entre l’extrémité de la règle et le sol en bas de la pente. S’il y a plus d’un mètre de différence, on peut considérer que le terrain est en pente.

Il faut savoir que l’aménagement d’une piscine sur un terrain en pente se fait de manière assez fréquente, mais qu’elle s’avère plus compliquée. Il faut tenir compte de l’acheminement des matériaux, ainsi que des travaux de terrassement (déplacements de sol). 

Une évaluation de l’état des sols pour garantir la pérennité de sa piscine

Pour optimiser la création de la piscine, je regarde aussi scrupuleusement l’endroit du jardin le plus exposé à l’ensoleillement.

Autre point auquel faire attention : le sol. La règle principale est de creuser le trou de la piscine sur une terre n’ayant pas été remodelée. En effet, la piscine doit toujours être posée sur ce qu’on appelle « la terre de décaissement » : plus résistante et stable, elle sera à même de supporter le poids de l’installation sans risque de détérioration dans le temps. C’est une terre n’ayant pas été déplacée. Pour en être sûr, il faut s’assurer que la construction de la maison n’a pas donné lieu à des travaux initiaux de remblai, c’est-à-dire de déplacements de terre pour surélever un terrain ou combler un trou en demandant une étude du sol. Il est aussi important de demander une autorisation de travaux à la mairie car elle recense les endroits et sols à risques. 

Et pourquoi pas une jolie piscine à débordement ou une baignade naturelle ?

Lorsqu’il y a de la pente, on opte de facto pour des piscines semi-enterrées puisqu’un côté de la piscine doit être en appui sur une partie de la pente et l’autre doit être en extérieur. Mais cela ne veut pas dire que toutes les piscines se ressemblent !  

Une piscine en bois semi-enterrée s’avère être le type le moins coûteux car il nécessite moins de manutention. En effet, il n’y a pas de matériaux lourds à transporter.

La piscine en béton semi-enterrée, en bloc d’aggloméré, coffrage perdu ou panneaux préfabriqué, plus traditionnelle, est plus couteuse mais pourra être modifiée plus tard (ajout d’un déversement, petit bassin…). Elle peut servir de matière à une piscine à débordement, très tendance depuis quelques années. Celle-ci peut se présenter sous deux formes. Elle peut « déborder » réellement sur un côté du bassin au minimum, et/ou dans un second bassin en contre bas.

Enfin, pour les adeptes du naturel, il est tout à fait possible de créer une baignade naturelle sur un terrain en pente. L’avantage étant qu’elle ne nécessite pas de déclarations légales à la mairie, même si elle coûte plus cher qu’une piscine traditionnelle en béton. En effet, une baignade naturelle doit impérativement comporter une « zone de lagunage* » qui augmente la surface de terrassement et le volume d’eau nécessaires à l’installation des plantations et du système de filtration. 

Un coût variable en fonction de l’installation choisie

Même si le devis prendra toujours en compte chaque cas particulier (difficulté d’acheminer les matériaux, pente, espaces, taille de la piscine…) on peut évaluer le coût global de l’aménagement d’une piscine en fonction de plusieurs paramètres :

  • Le type de piscine : bois ou béton
  • Les travaux de terrassement
  • L'investissement alloué pour les abords de la piscine
  • Le système de filtration et les accessoires (volets, escaliers, trottoirs...)

Une piscine en bois sur une dalle béton peut coûter moins de 5 000 €, mais voir son prix multiplié par deux ou trois, selon les aménagements souhaités. En moyenne, les piscines traditionnelles représentent un budget de 20 à 30 000 €.

Après avoir bien défini votre projet, et obtenu de votre mairie l’autorisation de travaux, l’aspect technique d’une telle entreprise relève totalement de la compétence de l’entrepreneur du paysage, surtout s’il s’agit d’aménager la piscine sur un terrain en pente. Lui seul pourra conseiller sur le choix des matériaux, leur acheminement, l’ampleur des travaux de terrassement et le choix des équipements d’entretien. Il vous aidera également à prévoir le système de sécurité approprié (volet, alarme etc.).

* zone d’eau accueillant les plantes en charge de la filtration de l’eau. Le lagunage est un système de traitement des eaux qui consiste à épurer l’eau, de façon naturelle, grâce à une communauté de micro-organismes variés.

En partenariat avec http://www.lesentreprisesdupaysage.fr/




Crédit Photo : (c) Rodet Paysage