Chelsea Flower Show 2012 : entre champagne, tradition et horticulture anglaise

Le soleil était enfin au rendez-vous pour l’édition 2012 de l’exposition horticole Chelsea Flower Show organisée par la Société Royale d’Horticulture et se déroulant du 22 au 26 mai derniers, comme chaque année depuis plus d’un siècle dans la capitale britannique, au sein de l’Hôpital Royal de Chelsea.

Champagne et Pimm’s coulaient à flot pour célébrer une semaine riche en événements : visite de la Reine, à la veille de son Jubilé de diamant, mais aussi larmes de joie et de déception lors de la remise des médailles d’or, d’argent et de bronze en récompense des talents créatifs et heures de labeur des concepteurs de jardins, pépiniéristes et autres fleuristes.

Les jardins présentés cette année mettaient à l’honneur les plantes adaptées à la sécheresse et à l’usage raisonné de l’eau, en Europe du Nord comme du Sud. Le style général était naturaliste. Des mentions spéciales ont été attribuées au jardin "Quiet Time: DMZForbidden Garden" de l’artiste coréenne Jihae Hwang, en commémoration du 60e anniversaire de la fin de la guerre de Corée, mais aussi au Japonais Ishihara Kazuyuki pour son souci du détail dans l’élaboration du jardin "Satoyama Life". Côté anglais, le concepteur Andy Sturgeon a proposé un jardin inspiré par le mouvement Arts and Crafts du XIXe siècle, tandis que "Furzey Gardens", utilisant rhododendrons et azalées est le fruit d’une collaboration entre le concepteur Chris Beardshaw et des étudiants ayant des difficultés d’apprentissage.

Cette année a vu l’apparition d’une nouvelle catégorie "Fresh Gardens", plus étonnante, innovante et rafraîchissante (!). Cette dernière trouve d’ailleurs échos hors des murs d’enceinte de l’Hôpital, au sein de la première édition du festival "Chelsea Fringe" et ceci dans tout Londres, dont les jardins sont non sponsorisés, démocratiques et questionnent les vrais problèmes de notre temps, tout en apportant des solutions à petit budget, créatives et durables.