Défilé Valentino
Haute couture automne-hiver 2016-2017 - défilés paris

Décryptage du défilé de mode

Serait-ce pour annoncer la fin de la scène, de l'acte, de la pièce ? Alors que la rumeur enfle autour d'une départ de Maria Grazia Chiuri pour Christian Dior, le duo derrière Valentino a livré un peut-être final défilé sous forme de chef-d'œuvre élisabéthain. 
En clôture la semaine de la haute couture, Valentino a dévoilé une collection magistrale, revisite moderne des codes du XIVème siècle. Dans l'écho des vers de Shakespear, le duo explore la beauté monacale des souveraines de l'époque. Un port de tête altier décoré de fraises en tous genres, des manches ballons qui enrobent les épaules pour se terminer en manches longues, étriquées et enveloppantes. La grâce naît de la pudeur dans une procession où se suivent des souveraines majestueuses et sévères et des héroïnes chevaleresques aux faux-airs de Jeanne d'Arc. Tantôt nobles aux épaules d'hermine tantôt religieuses en précieuse robe de bure, ces figures enchanteresses restent constantes dans leur beauté subjuguante. Leurs étoffes sont épaisses, protectrices, souvent austères mais aussi riches, comme un sublime brocart au motif de tapisserie médiévale. À ce tableau troublant d'archaïsme et de fraîcheur, peu à peu s'introduisent des nymphes en voiles indiscrets que l'on dirait sorties du Songe d'une nuit d'été. Aussi virtuose que le dramaturge dans son domaine, le duo ressuscite une ère, fait dialoguer les époques, transforme Catherine de Médicis en it-girl et sa couture en pièce historique."Le fou, l'amoureux et le poète sont tous faits d'imagination." Le couturier aussi. 

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