Fidélité

La fidélité, une valeur d'un autre âge ?

Dans une société qui encourage la consommation à outrance, à un rythme effréné, qui érige l'égoïsme et l'individualisme en objectifs à atteindre, en va-t-il de même pour nos amours ? Sommes-nous entraînés malgré nous à briser la fidélité que nous devons à nos conjoints ? La fidélité est-elle une valeur dépassée ?

La fidélité, une valeur obsolète ?

Auparavant, la fidélité était imposée par les institutions, qu'elles soient séculaires ou religieuses. Désormais, si les religions prônent toujours la fidélité, la morale civile s'accommode mieux de l'infidélité. Ainsi le divorce "pour faute" qui condamnait les conjoints adultères à tous les torts a-t-il été abrogé... En parallèle, on assiste à une montée de l'individualisme et à une intolérance accrue à la frustration : l'individu semble vouloir "tout", sans se sentir contraint par un quelconque contrat l'engageant "pour toujours" avec une autre personne. Si une personne ne se sent pas satisfaite dans son couple, elle s'estime en droit de compenser ses manques auprès d'un autre partenaire... Et cela ne concerne pas seulement les hommes : désormais, de nombreuses femmes sont infidèles en secret et l'assument. Sans pour autant vouloir détruire leur couple officiel...

Le paradoxe de la fidélité

Et pourtant, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la fidélité demeure une valeur refuge, encore davantage qu'auparavant. Pour preuve, les résultats de l'enquête Valeurs, conduite par l'ARVAL (Association pour la recherche sur les systèmes de valeur) depuis 1981. En 2013, 84 % des Français estimaient que la fidélité était indispensable à la réussite d'une union, alors qu'ils n'étaient que 72 % en 1981. En temps de crise, alors que le monde semble s'effriter de toutes parts, la fidélité offre une stabilité et un soutien moral essentiels au bonheur de l'individu.

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