Argent : pas d'embrouilles entre nous ! Clé n° 3 : garder son autonomie

pas de comptes à rendre ?
Pas de comptes à rendre ? © Hemera - Thinckstock

Pour l'ancienne génération, il était courant d'ouvrir un "compte joint" sur lequel étaient versés les deux salaires. Il semble désormais faire moins d'adeptes, surtout chez les jeunes couples, qui y voient sans doute une perte d'autonomie. Aussi la solution aujourd'hui plus prisée consiste à ouvrir un compte en commun sur lequel chacun verse un montant fixé en fonction de son salaire et destiné à couvrir toutes les dépenses communes du foyer, du loyer aux courses. Chacun garde donc sur son propre compte une somme pour ses dépenses personnelles, pour les extras, pour les craquages !

Ainsi et sans jeux de mots on n'a pas de compte à rendre à l'autre ! Selon une enquête Caisse d'Epargne / CSA / TMO, parue en juillet 2002, les Français sont d'ailleurs de plus en plus nombreux à séparer leurs finances, totalement ou partiellement. C'est le cas de Sophy qui assure ne pas avoir de conflit concernant l'argent au sein de son couple. Sa recette : "Nous avons chacun notre compte perso plus un compte commun pour les dépenses de la maison. De son argent, il en fait ce qu'il veut et du mien je le dépense comme j'en ai envie. Il ne nous viendrait à l'idée, ni a lui ni à moi, de porter un jugement sur nos façons respectives de consommer. Nous fonctionnons ainsi depuis quelques années et ça marche !"  

Pour Caroline Kruse, la question des comptes séparés ou du compte joint ou de la combinaison des deux recouvre des questions fondamentales dans la dynamique du couple. "Comment être ensemble tout en gardant une part d'autonomie ? Comment surmonter les angoisses liées à la fusion, la crainte de s'engager ou au contraire à l'éventualité d'une séparation ? Les paradoxes ne manquent pas, puisque le même désir d'avoir, par exemple, un compte à soi, peut aussi bien recouvrir une volonté affirmée de "garder sa liberté" que l'anticipation angoissée d'une séparation qu'on essaie d'annuler magiquement en la mettant en actes à travers l'argent."

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