S'installer ensemble : petits désagréments fréquents et solutions

Quand on s'installe en couple, le bonheur est au rendez-vous. Seulement, il est parfois tacheté de petits désagréments (ordinaires). Comment gérer ? Faire avec un chat dont on ne veut pas ou une télé dans la chambre ? Etats des lieux et solutions en 4 témoignages.

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Prendre la décision de vivre ensemble : joie. Mais deux mondes qui cohabitent, ça ne fait pas toujours un. Témoignages de filles qui nous racontent (non sans humour) comment leur couple a géré les petits désaccords.

"Il est couche-tard, je suis lève-tôt…", Alice, 30 ans

Avant de vivre ensemble, on dormait une à deux fois par semaine ensemble. Moi qui suis-couche-tôt et lève-tôt, contrairement à Romain, je veillais un peu plus tard avec lui devant un film et le matin, je me levais discrètement. Après un mois sous le même toit, j'ai complètement perdu mon rythme. Des films jusqu'à une heure du matin dans la chambre et des réveils douloureux. Irritable toute la journée, j'avais trouvé le responsable : l'homme.

Comment j'ai fait ? J'ai compris que le coupable, c'était moi et j'ai fait dans la rigueur ! Se coucher tard, c'est oui le week-end et c'est hors de question la semaine. Tant pis si le lundi soir, on ne profite pas l'un de l'autre tardivement. Il reste avec sa télé (dans le salon car j'ai interdit celle de la chambre) et moi je dors comme un bébé, avec mes boules Quiès et mon masque de nuit. J'ai mis du temps à retrouver mon rythme, autant que je l'avais perdu, mais tout va beaucoup mieux.

"On ne s'entendait pas du tout sur la déco", Marie-Fanny, 28 ans

Premiers pas chez Ikea et gros débat. Il ne voulait rien. Il ne voulait rien dans le sens où je voulais tout, parce que j'aime les pièces à vivre pleine de personnalité, j'aime les piles de livres, les étagères remplies. Il aime le vide, les murs blancs… Construire un nid douillet a été une véritable corvée. Nos courses pour l'appartement n'ont été que disputes et caddies déserts. Dès que j'avais le malheur, à la maison, de poser une bougie de mon ancienne vie sur un meuble, elle disparaissait comme par magie.

Comment j'ai fait ? Je lui ai montré beaucoup de photos de déco qui donnent envie de plonger dedans, des photos où on s'aperçoit qu'une pièce vivante n'est pas synonyme de bordel. J'ai même traîné mon homme chez des copains copines où on se sent bien. Il a commencé à comprendre que la déco minimaliste n'est pas de la déco et qu'on peut créer des pièces agréables sans que ce soit un fouillis sans nom. On s'est inspiré sur Instagram et après des mois, on a trouvé l'appartement qui nous ressemble !

"J'aime recevoir à la maison, lui pas du tout !", Léopoldine, 33 ans

Chez moi, on passe, on boit, on rit, on ne regarde pas l'heure. J'aime recevoir des amis, organiser des apéros. Les gens passent même à l'improviste, c'est comme ça. Quand je vivais seule et que Rémi était chez moi la plupart du temps, il ne disait trop rien. Il demandait simplement à ce que de temps à autre, on ait des soirées pour nous deux. Une fois sous le même toit, j'ai continué de proposer des soirées chez nous, même s'il n'était plus question que les gens débarquent sans frapper : je n'étais plus seule. Mais Rémi en a eu marre. Il m'a dit que c'était trop, qu'il voulait être tranquille, seul ou à deux.

Comment j'ai fait ? Je lui ai d'abord rappelé comment on fonctionnait quand c'était chez moi. On organisait des moments à deux, disons qu'on les planifiait à l'avance. Alors on a établi ensemble un emploi du temps. A la maison, il y a du monde une fois par semaine et c'est suffisant. Le reste du temps, je vois mes amis à l'extérieur. J'ai fait le deuil d'un appartement digne d'une auberge espagnole, mais j'ai appris à apprécier mon cocon, mes moments de couple. Pourquoi s'installe-t-on à deux sinon ?

"Je vis avec un… solitaire", Salomé, 29 ans

Je connais très bien Nicolas. Sa télé, son ordinateur. Un gros casanier. Quand on ne vivait pas ensemble, je trouvais ça plutôt… mignon. Il aimait son indépendance et sortait pour venir me voir ou dormir chez moi. Une fois sous le même toit, merci les soirées à ne pas se parler parce que monsieur a besoin d'être dans son monde, tandis que moi, j'ai envie de parler, m'amuser avec lui, partager des moments ou sortir avec des amis.

Comment j'ai fait ? J'ai fait avec. Deux soirs sur trois, il se replie sur lui-même et mène sa petite vie. Alors je n'attends rien de lui et j'apprends à mener la mienne. Un bain, un livre, une soirée avec mes copines dans un bar. Les premières fois, ça me demandait des efforts, que de faire les choses de mon côté. Jusqu'à ce que cela devienne une habitude et que je me sente bien dans cet équilibre. En fait, je me rends compte combien c'est agréable quand Nicolas est complètement "présent", qu'il cuisine, me propose un film… Vaquer à nos occupations chacun de notre côté permet de ne pas s'étouffer et de mieux savourer les moments à deux.

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