Amour : comment j’ai su que c’était lui

On aimerait bien que ce sentiment d’évidence nous tombe du ciel : Robert, c’est le bon. Alors, quand on ne guette pas les nuages, on cherche mille indices. Mais quels sont-ils ? Comment les identifier ? Six filles nous racontent comment elles ont "su" qu'elles avaient trouvé le grand amour.

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On aimerait toutes "savoir comment savoir" : est-ce que le bon sonne comme une évidence quand nos yeux tombent dans les siens ? Est-ce qu'on doit plutôt se questionner sur ce que l'on ressent face à tel ou tel homme ? On a demandé à 6 filles de nous dire comment elles avaient su, elles, que ce garçon là était l'homme de leur vie. D'un coup de baguette magique ? Avec le temps ? Par comparaison à d'autres ? Témoignages. 

Une joie de vivre inépuisable ! (Sophie, 32 ans)

Quand j'ai rencontré Mathieu, j'ai eu le sourire du matin au soir. Banal pour un début d'histoire ? Peut-être. Mais avoir la pêche sans arrêt dans les bras d'un garçon ou même en son absence, ça ne me ressemblait pas forcément. D'ailleurs, ce qui me ressemblait, c'était plutôt un air blasé. Je me traînais dans la vie, trois boulets de dix tonnes à chaque pied, à trouver chaque réveil difficile et la vie compliquée. Depuis Mathieu, la vie est belle et légère. Il a comme activé chez moi un élan de bonheur qui sommeillait depuis cent ans. C'est ma preuve à moi : aux côtés de l'autre, on doit simplement se sentir vivant.

J'ai su… de ne pas savoir (Fanny, 26 ans)

J'ai toujours voulu ressentir ce petit truc dont les filles parlent : "L'évidence et c'est tout". Et je l'ai rencontrée avec Nicolas, cette évidence. En fait, on ressent un truc inexplicable, sur lequel on veut bien poser des mots, mais impossible de les trouver. Je ne dis pas que l'on sait que c'est l'homme de notre vie parce qu'on ne trouve aucun indice. On en trouve un, on en sent un, mais il est comme inaccessible, secret, trop dur à identifier pour pouvoir être écrit, raconté, ou partagé. Je dirais alors aux autres filles : l'évidence, c'est ce moment où on essaie d'expliquer à quelqu'un pourquoi "c'est lui notre grand amour" et qu'on bégaie.

Trois mois d'absence et des sentiments intacts (Lise, 30 ans)

On s'est rencontrés alors qu'il partait le surlendemain pour trois mois à l'étranger avec son travail. Je n'ai pas eu peur, pas une seconde. Je me sentais en confiance. De là-bas, il m'écrivait sans arrêt et moi j'étais accro à ma boîte mail. J'ai su que c'était l'homme de ma vie, d'abord parce qu'on tenait la distance (s'il fallait une réponse très concrète), ensuite parce que nos échanges étaient fluides et qu'on parlait de nos retrouvailles comme un moment évident. Et même de s'installer ensemble à son retour sans hésitation. Ce que l'on a fait. Tout se vivait naturellement. Voilà, c'est ça : quand c'est naturel. 

Il m'a tenu les cheveux le premier soir (Héléna, 29 ans)

On s'est croisés dans un bar, j'avais beaucoup (beaucoup) bu. Enfin, on s'est plus exactement croisés dans les toilettes, où j'ai fini par courir à toute vitesse. Il était là, il m'a vu à moitié tomber sur la cuvette, j'étais si mal et si moche, et lui, grand sauveur, il m'a tenu les cheveux puis a été me chercher de l'eau. Les débuts d'histoire d'amour ne ressemblent pas toujours à des contes de fées (ou bien des temps très très modernes ?) mais en tout cas, se rencontrer dans de telles circonstances, c'était comme avoir franchi déjà dix étapes. Il ne faisait nul doute qu'on allait tout franchir ensemble.

Il m'a prise comme j'étais (Anastasia, 31 ans)

Je suis une grande agitée, une grande stressée, bref une folle ! Je ne dirais pas avoir fait fuir tous les garçons que j'ai croisés mais bon… j'ai toujours senti qu'ils étaient agacés par la tornade que je suis, ou à l'inverse, quand ils semblaient plutôt s'en accommoder, moi je faisais tout pour bien me tenir. Mais pas facile de jouer un rôle. Bref, tout ça pour dire qu'avec Romain, tout a été différent. Quand je l'ai rencontré, j'avais un autre garçon en tête, donc je me suis présentée comme très naturelle, puisque je ne cherchais pas à le séduire. Ce qui l'a apparemment séduit. Il m'a fait craquer en quelques semaines, je n'ai jamais eu à me cacher, à dissimuler mon hypocondrie et mes noyades dans un demi-verre d'eau, il m'a toujours invitée à être celle que je suis, il le supporte ou parfois il m'ignore en attendant que je me calme… Savoir "comment me prendre" a été la preuve flagrante que le couvercle avait trouvé son pot !

Tout en lui m'a paru familier (Ana, 27 ans)

C'est peut-être ça que l'on appelle l'évidence, mais son visage, c'est comme si je le connaissais déjà. Son appartement, pareil. Limite, je trouvais le presse-purée sans avoir à lui demander. Sa sœur, son frère, sa mère, ils me paraissaient tous faire partie de ma vie au premier déjeuner. Une succession de surprises qui n'en étaient pas vraiment : c'est comme si je mettais les pieds dans un univers que je connaissais parfaitement. De l'avoir attendu, espéré et rêvé ? Puisqu'il correspondait tant à mes songes, j'ai su que j'allais m'accomplir avec lui.

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