Comment ne pas s'engueuler en vacances

Se prendre la tête au quotidien quand on a passé une mauvaise journée, qu’on manque de sommeil et que belle-maman arrive, ça passerait presque inaperçu. Mais en vacances, alors qu’on a rendez-vous avec la détente, le soleil et l’amour, hors de question. Pour que cet été soit réussi, voici 5 règles d’or à mettre en place pour éviter la dispute.

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Celui qui conduit, c'est celui qui sait

"Tu conduis trop vite", "tu fais des queues de poisson", "il y avait une place MAIS TU NE VOIS RIEN", "ta musique est nulle", "double je te dis"… C'est marrant comment parfois, au bout de cinq kilomètres, on se déteste déjà. La règle est simple pour ne pas en arriver là : celui qui conduit, c'est celui qui sait. Alors même si on a envie d'hurler, on se contient, on prend sur soi. Sauf si danger immédiat. Pas d'accusation, de morale et de remontrances, le ton élevé. Et quand on est conductrice, c'est pareil, Gaston ne doit pas broncher ou juste nous dire qu'on est sexy quand on tient le volant à dix heures dix.

Interdiction de répondre "comme tu veux"

Certes, en vacances, on a tout à voir et tout à faire. Pas la peine de s'organiser trois mois avant à l'heure pile, mais se laisser traîner sans prendre de décision c'est bof aussi. Musée ou plage ? L'Etna ou un café ? Comme tu veux… Bien sûr, le "comme tu veux" ne signifie pas que l'on s'en fout, il signifie peut-être la joie et l'envie de tout faire en même temps, mais malheureusement, il agace, il manque d'enthousiasme, il nous donne un air de bras ballants désinvestis. Alors on prend des initiatives, et on invite Gaston à faire de même. Trancher, c'est agir et agir, c'est profiter.

Partager les responsabilités

Lorsqu'on part en balade, on doit penser à la crème solaire, à la bouteille d'eau et à la carte du coin. Au paquet de gâteaux et aux tickets de métro. Ou bien au plein d'essence à faire et au prochain hôtel à appeler pour confirmer la réservation. Ces petits détails peuvent se transformer en nuages noirs si chacun compte sur l'autre. Sans dresser un cahier des charges digne d'un couple psychorigide, on liste ce à quoi il faut penser et on agit dès qu'on peut, tous les deux. Ainsi, on évite les "mais c'était à toi de le faire", "mais tu n'as pas de tête". Si on se retrouve sur la réserve, à dormir à la belle étoile ou la peau rouge comme deux écrevisses, on rira de notre bêtise et on n'accusera personne, puisqu'on pouvait tous les deux y penser et qu'on est deux à avoir fauté.

Quand un des deux se plaint, il paie un verre

Se plaindre est interdit par l'Ordre des Vacances, sauf quelques cas rares comme la valise qui disparaît à l'aéroport ou le cafard sous le lit de l'appartement loué. Mais se plaindre de la chaleur ou du vent frais, d'une plage bondée ou d'une paire de tongs qui irrite les doigts de pieds, d'un manque de réseau ou du temps qui passe trop vite, c'est punissable. Parce qu'on s'empêche à soi-même de déguster et surtout, on ennuie Gaston avec nos soupirs et notre mauvaise tête. Chacun prend sur soi et reconnaît que c'est cool, quand même, d'être ici. Pour éviter les gémissements, on peut se lancer des gages. Le premier qui se plaint, il paie un café au soleil et ça va le détendre cinq minutes.

Les téléphones, on les zappe

Source de dispute, le téléphone ? Très possiblement. Surtout en vacances. Nous sommes là pour nous amuser, profiter, décrocher. Si l'un de nous deux passe son temps les yeux rivés sur son écran, "parce que là tu comprends, je dois absolument instagramer ce plat ou lire un mail", l'autre peut monter dans les tours et ça se comprend. On partage des vacances attendues depuis des mois, alors on fait un effort et on oublie nos mobiles, on célèbre l'amour et on trinque, on regarde autour de nous ce qu'il se passe et on savoure ce temps passé à deux, qui nous manque souvent le reste de l'année.

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