Sex on the beach : Sonia nous raconte son histoire torride avec le plagiste

C'était avant Irma. Sonia, 33 ans, décide de s'offrir des vacances en solitaire sur l'île de Saint-Martin. Son objectif ? Se ressourcer. Elle ne s'attend pas à tomber sur Ben, plagiste et beau garçon. Une histoire passionnelle de trois semaines et une entente sexuelle à faire des envieux. Témoignage chaud.

Sex on the beach : Sonia nous raconte son histoire torride avec le plagiste
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Après avoir passé une année la tête dans le guidon à bosser comme une dingue et éponger ma rupture amoureuse, je décide de m'envoler pour Saint-Martin. Faut dire que je m'étais réfugiée dans le boulot pour supporter ma séparation. J'avais donc besoin de faire une coupure et de lâcher prise. Ce voyage était l'opportunité rêvée pour me retrouver. L'hôtel que j'avais réservé était propice à la détente. Un lit de 220 pour moi toute seule. J'ai posé mes valises, heureuse : j'avais dix jours devant moi.

"Le séjour s'annonçait long"

Un sentiment qui n'a pas duré. Un cocktail de bienvenue m'attendait au bar. Je suis descendue, déterminée à boire un petit remontant. Je me suis retrouvée au milieu d'une foule de gens, en famille ou entre potes. Soudainement, je me suis sentie atrocement seule. Qu'est-ce que je foutais là ? J'ai pensé à mon unique compagnon, mon ordinateur (on ne se refait pas).

Pour contrer mes pensées négatives, j'ai dévisagé mon ticket de conso. La bonne nouvelle, c'est que j'avais le pouvoir de choisir à qui le tendre parmi tous les serveurs. C'était l'occasion de me faire un premier contact. Je me suis dirigée vers le serveur le plus craquant de tous. C'était Ben.

"J'ai fondu pour son physique de maître-nageur"

Un beau mec. Bronzé, barbe naissance, grands yeux bleus et cils infinis. Nous avons échangé à peine trois mots. J'ai siroté mon verre en solitaire avant d'aller me coucher. Au réveil, plutôt en forme, je me suis rendue sur la plage. J'ai croisé Ben, qui contrairement à la veille, a pris le temps de se présenter et de m'accueillir. En plus d'être serveur, il était aussi plagiste. Chaque matin, il aménageait la plage pour les clients de l'hôtel.

Ben a donc pris ma commande. Et, au fil de la journée, il m'a apporté un tas de truc à grignoter et à boire sans que je ne lui fasse signe. Plutôt sympa comme approche. Jusqu'à ce qu'il se mette à pleuvoir des cordes. J'ai alors été m'abriter près du bar pour travailler. C'est là que Ben m'a demandé si j'étais venue ici pour travailler. J'ai répondu "un peu mais pas trop". Il a renchéri qu'ici, on apprenait facilement à lâcher prise, que l'ambiance était "cool-cool" et que le temps ne passait pas. C'était vendeur.

Nous avons alors discuté de l'île, du mode de vie. Je sentais bien qu'il me draguait, mais ce n'était pas lourd. Il était doux, respectueux. Quand il m'a demandé mon numéro de téléphone, je lui ai donné sans hésiter. Je fondais déjà pour lui, son corps, son regard, son physique de maître-nageur.

"J'aimais l'idée de fréquenter un mec qui n'avait rien à voir avec moi"

Nous avons profité d'un premier dîner, deux jours plus tard. Je me suis aperçu à quel point Ben était mon opposé. Il avait quitté sa vie à Lyon, son appart, son taf et ses potes pour faire des saisons à Saint-Martin. Il aimait le danger, la moto, les sensations fortes. Il vivait l'instant présent. Et ça m'a attirée. J'aimais bien l'idée de fréquenter un mec qui n'avait rien à voir avec moi le temps d'une parenthèse. Une parenthèse qui fait du bien. C'était davantage un fantasme. Celui de s'offrir à quelqu'un, de me laisser totalement faire, le tout dans un cadre paradisiaque.

Le lendemain, nous avons passé la fin de soirée ensemble, en boîte (de plage). Je dansais pieds nus, mon regard planté dans le sien. C'était érotique. Il se rapprochait de plus en plus de moi. Je minaudais. Il m'a embrassée. Un baiser très tendre sur J'irai où tu iras de Céline Dion et Jean-Jacques Goldman.

J'ai adoré ce moment, lui qui me disait "tu vas où ?" et moi qui répondais "avec toi". Nous sommes rentrés ensemble dans ma chambre. Allongés sur le lit, Ben me collait. Il voulait faire l'amour, mais moi, je n'en avais pas envie. Pas tout de suite. Je voulais savourer, laisser le temps au temps.

"Je me suis abandonnée à lui, à son odeur"

Le lendemain matin, Ben m'a amenée dans une petite crique que seuls les habitants connaissent. Nous y avons passé la journée, du pique-nique au coucher de soleil. Hyper romantique. On s'est baignés et câlinés dans l'eau. Agréable et sensuel. Petit à petit, je me suis abandonnée à lui, son odeur. J'ai complètement déconnecté. Nous sommes rentrés à l'hôtel et avons fait l'amour.

Cette première fois était plutôt ordinaire. Nous étions tous les deux dans la retenue, comme deux corps qui ne se connaissaient pas encore, ne savent pas s'ils ont les mêmes goûts, les mêmes désirs.

Est arrivée la journée de la bascule. Nous sommes partis faire du catamaran avec des touristes. Je le regardais plonger, nager, remonter à bord. J'avais l'impression de le fréquenter depuis dix ans, mes yeux ne pouvaient le lâcher. Nous n'avons pas pu rentrer, du moins sa voiture était en panne, alors nous avons fait du stop. Et ça m'a excitée. Parce que je ne suis pas une grande aventureuse et que j'avais le sentiment de faire "n'importe quoi" tout en étant avec quelqu'un de confiance.

"Les préliminaires sous la table, un truc à vous rendre barje"

En rentrant, nous nous sommes installés au bar de l'hôtel. Ben m'a sauvagement embrassée et il s'est passé quelque chose de dingue : nous étions des aimants. Le moindre baiser me déclenchait un truc dans le ventre. Il fallait que l'on fasse l'amour. Ben a commencé à me tripoter sous la table. Une table haute qui offrait un magnifique spectacle au mec en face !

J'adorais ses caresses, j'étais super excitée, à deux doigts de devenir folle tellement c'était bon. Quand un mec glisse sa main dans votre culotte dans un lieu public tout en vous regardant dans les yeux, vous perdez tous vos repères.

J'ai fini par aller aux toilettes retirer mon maillot de bain. Je ne l'ai pas prévenu et j'ai adoré sa tête quand il m'a vu surgir avec une culotte corail dans la main.

Nous avons continué les préliminaires sous la table, un truc à vous rendre barje. Nous avons alors migré sur la plage, choisi un transat et continué de se tripoter. C'était très chaud. Puis Ben m'a soufflé à l'oreille qu'il avait les clés du roof top qui était fermé. Je l'ai évidemment suivi. J'aurais pu le suivre n'importe où.

J'ai connu la meilleure partie de jambes en l'air de ma vie. Comme quoi, la première fois ne signifie pas grand-chose et ne peut laisser présager la suite. C'était à la fois bestial et romantique, face à la lune qui nous éclairait. Mes mains cherchaient des prises partout sur la table. Je transpirais, me sentais hors de moi, bercée par les bruits alentours. Nous avons expérimenté je ne sais combien de positions. Le poids de son corps sur le mien m'étouffait, je n'en pouvais plus. Je n'en pouvais plus de plaisir.

"J'ai dépensé près de mille euros pour rester six jours de plus"

Tous nos rapports sexuels étaient irréels. Je me souviens d'une excursion durant laquelle nous avons fait l'amour dans la mer tandis qu'un groupe de touriste nous épiait. Faut dire que l'eau était transparente. Idem quand nous sommes allés "à la découverte des poissons" : nous avons avancé dans l'eau jusqu'au banc de sable éloigné de la plage. Nous avons fait l'amour dessus. On s'en fichait pas mal des poissons.

Mon séjour touchait à sa fin. Au moment de se dire au revoir, j'ai vu des larmes sous ses lunettes de soleil. Un vrai déchirement. Il tombait amoureux, il me l'a dit. Je l'ai pris dans mes bras et j'ai filé rassembler mes dernières affaires… C'est là que je me suis demandé ce qui m'attendait à Paris. Rien. Je pouvais bosser d'ici.

Mon billet n'était pas échangeable. Coup de folie : j'ai dépensé près de mille euros pour rester six jours de plus. Quinze minutes plus tard, j'ai retrouvé Ben. Il n'en revenait pas. J'ai adoré prendre cette décision. En quelques jours, il m'avait appris la liberté et le lâcher prise. Il m'avait appris à vivre sur un coup de tête, à me laisser aller.

"Ce genre d'histoire fait partie des histoires qui ne font pas mal"

Pendant ces six jours supplémentaires, j'ai été vivre chez lui, je n'avais plus de chambre d'hôtel. A peine ai-je mis les pieds dans son appartement que j'ai repéré le billard. Je savais que l'on ferait l'amour dessus. Nous n'avons pas perdu de temps. Inoubliable et sauvage. Ben m'étalait sur la table, me tirait les cheveux, il dominait totalement.

Il m'a fait visiter l'île et nous avons fait l'amour partout, sur les plages, dans la nature, les coins paumés. Un rêve éveillé jusqu'à ce que l'heure du "vrai" départ sonne. Cette fois, c'est moi qui ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je tenais déjà à lui. Il était comme une drogue, une drogue dont je tombais amoureuse.

Je suis rentrée à Paris dépitée. On s'appelait tous les jours et faisait l'amour par téléphone. Il était prêt à poser des congés sans solde pour venir me voir. Mais les jours ont passé et, de nouveau dans mon quotidien, je ne ressentais plus le besoin de le voir, de le toucher. Ça s'estompait.  

Je n'oublierai jamais ce que j'ai vécu. Deux semaines folles, intenses. Et je n'oublierai jamais la teneur de nos rapports sexuels. Ce genre d'histoire fait partie des histoires qui ne font pas mal. On en garde un souvenir qui brûle le ventre. Une relation qui n'aurait pas pu exister autrement et à Paris. Elle appartenait à un décor, un moment, un lieu...

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