Que faire pour pimenter la pénétration ?

Autant on prend notre pied durant le coït, autant on ne sait pas toujours quoi faire de nos mains, de notre bouche ou de notre sexe. Comment en finir avec la fâcheuse idée que pénétration rime avec inaction ?

Que faire pour pimenter la pénétration ?
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Avec le mot "pénétration", certains ont en tête l'image d'une étoile de mer en plein missionnaire qui mate le plafond et ne sait pas quoi faire de ses dix doigts. Et on la trouve triste cette étoile, à ne pas se servir de ses branches. Pur cliché : l'étoile de mer ne s'ennuie pas forcément. Elle s'ancre dans l'instant, elle fait marcher ses sens, elle se connecte aux sensations qui vont et qui viennent. Elle apprécie l'échange, le lien et le cadre. Peut-être même qu'elle a mis de la musique et qu'elle savoure l'acte sexuel sur fond de mélodies romantiques ou érotiques. Ce n'est pas parce que, de l'extérieur, son partenaire semble le plus actif des deux, qu'elle n'est pas présente. On peut donc prendre exemple sur elle : on s'abandonne au partage, au plaisir ressenti et à ce qu'il se trame dans notre corps. Maintenant qu'elle nous a donné une bonne leçon, voyons ce qu'elle fait quand elle décide d'ambiancer l'acte sexuel.

Stimuler son clitoris… de partout

Une étude publiée dans le journal Archives of Sexuel Behavior en février a montré que le coït seul n'était pas la meilleure des pratiques pour atteindre l'orgasme. La pénétration s'est fait remonter les bretelles : pour jouir, les femmes auraient besoin d'un trio gagnant, à savoir des baisers, une stimulation génitale externe et du sexe oral (cunnilingus, donc). Un tiers des femmes seulement jouiraient lors d'un rapport purement vaginal, tandis que les lesbiennes – qui font appel aux trois règles d'or – sont plus de 80% à atteindre le septième ciel. Autrement dit, le gland du clitoris, à savoir sa partie externe, aime qu'on la titille. La pénétration permet, quant à elle, la stimulation interne du clitoris (il est bien foutu, il chevauche le vagin à l'intérieur du corps). Le plaisir est donc un tout. Pour profiter de ce double plaisir, on n'hésite pas à se toucher soi-même ou à attraper la main de notre partenaire afin qu'il s'en charge lui-même. On peut aussi accentuer la sensation de frottement, en missionnaire ou Andromaque par exemple. Ajoutons à ça les baisers langoureux, les caresses sur les seins ou toute autre zone érogène qui nous plait. Bref, à chacune de créer sa recette magique.

Parcourir le corps de son partenaire

Pour certaines personnes, la pénétration est un acte d'union, disons même la meilleure illustration du besoin ou de l'envie de ne faire qu'un. Alors pour se sentir davantage en symbiose, on laisse nos mains s'aventurer sur le corps de notre partenaire (dans la mesure du possible : la levrette peut s'avérer légèrement handicapante). En position du missionnaire, par exemple, c'est l'occasion rêvée de serrer davantage son partenaire, de lui caresser les fesses, de le coller contre nous, de frôler son visage, de gratter son dos ou encore d'ébouriffer ses cheveux. Une série de gestes qui renforcent les liens et font battre notre petit cœur. Parce que lui aussi, il a le droit à son "trio gagnant". Que les hommes soient satisfaits de la seule pénétration est une idée reçue.

Mots crus et autres salacités

Pour s'ambiancer, le dirty talk a toute sa place. Les mots cochons aident certaines personnes à faire grimper l'excitation. Le vocabulaire peut être doux, ou plus intense, voire carrément vulgaire. Chacun son registre, ses habitudes, son désir ou son aise. Tout dépend de la pratique qui se joue et du cadre que l'on recherche. Parfois, quelques "hum", ou "encore" suffisent à accentuer le plaisir. Parfois, on a envie de dire des choses obscènes qui nous donnent un sentiment de transgression. Se lancer dans le blabla coquin n'est pas obligatoire, simplement une option. Au lit, nos cinq sens s'activent. Il y en a qui préfèrent entendre, d'autres voir, d'autres encore se concentrer sur ce qu'ils ressentent, sur la température… etc.

On contracte le périnée

Cet ensemble de muscles qui s'étend du pubis à l'anus entoure le vagin. Autrement dit, lorsqu'il est tonique, le vagin est plus étroit, pour une pénétration plus "serrée". On peut donc s'amuser à le contracter pendant le coït histoire d'accentuer les sensations. Par exemple, durant le missionnaire, on contracte pendant le "va" en remontant son bassin, et pendant le "vient" on relâche. Double effet : notre partenaire est davantage encerclé et nous, on ressent plus de plaisir interne. Les parois vaginales sont titillées.

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