Et si je testais le coaching amoureux ? Un travail qui consiste à poser les bonnes questions

savoir poser les bonnes questions est avant tout affaire de perspicacité.
Savoir poser les bonnes questions est avant tout affaire de perspicacité. © Sylvie Thenard - Fotolia.com

Dans la pratique, Anne-Marie et Florence ont des méthodes radicalement différentes. Là où l'une fonctionne beaucoup à l'instinct et au cas par cas, l'autre a établi un procédé ultra-précis et presque scientifique. Mais toutes deux se retrouvent sur un point : l'essentiel de la pratique, quelle que soit sa forme, consiste à poser les bonnes questions.

Et c'est loin d'être aussi facile qu'il y paraît : derrière un problème en apparence "simple" au moins dans sa compréhension (Exemple : je n'arrive pas à trouver un homme qui veuille s'engager avec moi), se cachent souvent des problématiques beaucoup plus compliquées : pourquoi cherche-t-on un partenaire, véritable envie ou diktat sociétal ? Et pourquoi est-on toujours attirée par des phobiques de l'engagement ou des hommes mariés : peur de s'engager soi-même ? Manque de confiance dans l'institution du couple ? Toute la difficulté consiste donc à détecter, sous le discours de la personne qui sollicite un rendez-vous, les problématiques sous-jacentes, pour les mettre en relief et faire réfléchir l'intéressé.

En revanche, le coach n'est pas du tout là pour fournir des réponses, pour la bonne raison qu'il n'y a pas une solution unique mais au contraire des solutions très personnelles, que seules les personnes concernées peuvent ressentir. "Le succès d'un coaching, ça n'est pas tant le nôtre que celui du client, confie Florence. Cela tient notamment au fait que quand on nous contacte, c'est qu'on est déjà dans une démarche proactive, de réflexion. Nous ne servons qu'à guider cette réflexion vers la ou les solutions."

Même principe pour Anne-Marie, qui préfère cependant parler de déblocage ou de débuggage. "Je repère les bugs. Et j'aide l'intéressé à se débugger lui-même."

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