Et si l'homme de votre vie était juste sous vos yeux ?

On parie que vous avez déjà entendu cette phrase : "dix ans qu'elle connaissait ce gars sans faire attention à lui et figure-toi qu'ils vont se marier !" Intéressant. Et si vous aussi, vous croisiez votre futur amour tous les jours sans le remarquer ? Voici dix mecs à observer de plus près.

Et si l'homme de votre vie était juste sous vos yeux ?
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Parce que ces hommes appartiennent à nos habitudes, font partie d'un décor ou d'un souvenir, on ne les regarde pas. En fait, ils portent un costume : le costume de l'enfance, le costume du "pote de pote", du "frère d'une copine" ou encore du "caissier du quartier". Et nous, on se balade à la recherche de l'amour sans même s'apercevoir que l'homme de nos rêves est déjà là. D'ailleurs, lui non plus n'a certainement pas remarqué que la femme idéale se déhanchait à deux mètres de ses grands cils. Alors arrêtons de zieuter l'amour à dix milliards de bornes et d'étendre nos paramètres de géolocalisation sur les applis de dating. Regardons les hommes autour de nous : parmi eux se cache peut-être celui de notre vie…

Mathieu Dupont, le dodu de la 6èmeB

Quand on pense "Mathieu Dupont", on voit ce petit garçon dodu, les joues rouges, un goûter dans la main. Nous, on avait des couettes et pas très envie de lui parler. Toujours étant qu'on a grandi et que vingt ans plus tard (grâce à Facebook ou notre large réseau), on discute de temps en temps avec Mathieu Dupont en soirée. Un vrai canon, un mec intéressant, drôle et bon vivant. On ne le voit pas forcément, à cause de ce filtre du passé qui nous trouble la vue. Et soudain, le déclic.

Robin, le pote de notre pote

On a un pote (Albert), qui traine souvent avec son pote (Robin). Et c'est marrant comme l'un et l'autre vont bien ensemble. A force de les voir traîner tous les deux, ils ne font plus qu'un. Tellement qu'on ne considère pas Robin comme Robin, mais comme le-gars-qui-est-toujours-avec-Albert-tu-sais-celui-qui-est-un-peu-blond. Ce que l'on sait nous, c'est qu'il est bien dommage que ce jeune homme n'ait pas de prénom et une couleur de cheveux approximative…

Le frère de notre copine

La plupart de nos copines ont des frères. Puisqu'ils font partie de leur famille, une barrière inconsciente se dresse. Parce que "les frères de mes copines sont mes frères" (sale) ? Parce qu'on ne veut pas s'embrouiller avec une amie ? Que de freins inutiles. Ne fermons plus les yeux et amusons-même à lister tous les frangins qui gravitent autour de nous. Il y a du monde.

Le pharmacien

Dix ans qu'il travaille là, dix ans qu'on vit là. On le croise une à deux fois par mois pour une boîte de Doliprane, un mal de ventre ou un coup de mou qui nécessite des vitamines. Il nous connaît par cœur (en témoigneront nos suppositoires pour hémorroïdes et la commande de notre stérilet) et il est mignon comme tout avec sa blouse. Justement, le problème, c'est la blouse. La blouse qui le rend un peu trop pharmacien. Et si on décidait de la lui retirer (avec les yeux) ?

Le voisin de palier

Dans notre immeuble, on remarque les nouveaux voisins (ils font du bruit avec leurs cartons), mais il y a aussi les anciens voisins et surtout celui d'en face. On ne l'a jamais dévisagé parce qu'il habite tellement près de chez nous que c'en est gênant. D'ailleurs, ça se saurait si l'amour se trouvait sur son palier. Alors on ne le calcule pas, on le trouve même louche (il baisse la tête quand il rentre chez lui) (et parfois il rentre tard, mais d'autres fois très tôt) (tellement bizarre). On n'irait pas demander du sel, là ?

Le fils d'amis de nos parents

Le monde est peuplé de fils d'amis de parents. On se souvient tous de nos parents qui reçoivent, des bouteilles de vins sur la table (dire qu'ils avaient notre âge en fait) et de nous, à cinq ans, sept ans, onze ans, qui jouions à l'étage avec "l'autre petit". Il avait une coupe au bol et beaucoup d'autorité ("je te dis que t'es nulle à Mario"). Aujourd'hui, on le recroise aux anniversaires de nos vieux, on se fait la bise et salut… Reviens !

Le cantinier

Chercher l'amour au boulot, on le fait. Sauf qu'on le cherche dans les couloirs de l'entreprise, en réunion et à la machine à café. S'il y a bien un homme que l'on n'a jamais regardé, c'est celui à qui l'on confie depuis six ans de boîte notre appétit du jour. Des frites, s'il vous plaît. Saignant, s'il vous plaît. Le gratin, s'il vous plaît. Scoop : il ne s'appelle pas "s'il vous plaît".

Le prof de yoga

On n'a pas attendu que le yoga soit tendance pour essayer. Après plusieurs années d'assiduité, on le dit : on est zen (mais toujours célibataire). Pourtant, le prof, ce n'est pas parce qu'il boit sept litres de thé vert par jour en position du lotus qu'il n'est pas sexué. Pour celles qui ne font pas de yoga, ça marche aussi avec tous les profs de sport de toute la planète, qu'on a toujours refusé de regarder parce que bon "il doit me trouver grosse et pas douée…".

Le caissier

Il est là depuis des années et ça fait des années qu'on lui dit bonjour après avoir pesé nos courgettes et acheté cinq tablettes de chocolat. Il est le plus grand témoin de nos humeurs. Et nous, on ne le regarde jamais dans les yeux, seulement dans le badge, "Julien à votre service". Vous me rendriez un service ? Un café après votre journée ?

Le facteur

Tous les facteurs n'ont pas plus de cinquante ans et une moustache. Dans la vraie vie, le facteur est parfois jeune, parfois barbu-hipster, parfois rasé de près. Chaque jour, il passe chez nous et glisse dans notre boite aux lettres de bonnes et mauvaises nouvelles. On ne le voit que comme ça, comme un messager, un gars de passage. Et si un jour, il nous déposait un colis et ne repartait plus jamais ?

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