Non, il ne va pas vous quitter : sortir de l'angoisse amoureuse 

A peine je rencontre un garçon et profite de quelques rendez-vous que mon inquiétude se réveille : le nuage rose va devenir noir et tout va se stopper net. Comment sortir de ce cercle vicieux et vivre le moment présent sans anticiper le pire ? Je me suis munie du livre "Le pire n'est pas toujours à venir" du Dr. David A. Carbonell traduit chez Hugo & Cie, et je vous donne les bons réflexes à adopter.

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Il y a inquiétude et inquiétude. L'une est ordinaire, elle n'a pas de mauvaises conséquences, elle me pousse à me protéger : il pourrait y avoir un problème, je vais agir, j'agis, adieu le problème. L'autre est chronique, elle m'enferme H24 dans un schéma de pensées négatives : ça va mal se passer, c'est certain… Et si le train avait une heure de retard ? Et si je me faisais virer ? Et si ça foirait encore avec ce type ? A force, me voilà emprisonnée, prête à créer ce pire que j'imagine tant histoire de lui donner raison. Et puis, l'angoisse débarque. Plutôt que de profiter du moment, surtout quand je rencontre un garçon, je suis anxieuse. Impossible de relâcher. Je le vois déjà me planter et ça me déprime. Comment sortir de ce cercle ? Le livre Le pire n'est pas toujours à venir du Dr. David A. Carbonell traduit chez Hugo & Cie m'a apporté quelques éclairages. Voici 7 clés pour arrêter d'avoir peur.

J'arrête de penser à la place de l'autre
Edmond me trouve bête, Edmond a prévu de me quitter à 16h08, Edmond pense à son ex… Penser à sa place, c'est tentant, ça valide mes inquiétudes. Sauf que c'est une vaste erreur : aux dernières nouvelles, je ne suis pas à la place d'Edmond, je ne suis pas dans sa tête, dans ses projets.

J'accorde moins d'importance à mes inquiétudes
Peut-être que je les trouve utiles : elles m'aident à anticiper. Mais c'est faux. Depuis le temps que je m'inquiète pour tout et n'importe quoi, force est de reconnaître qu'aucune de mes inquiétudes n'est révolutionnaire. Elles ne m'apprennent jamais rien de neuf, jamais rien d'important. Alors pourquoi leur donner du crédit ?

J'accepte de ne pas savoir lire l'avenir
Même face à mon horoscope quotidien, je dois reconnaître que je ne suis pas Madame Irma. J'ai beau être certaine que je vais rater ma vie et certaine aussi qu'Edmond ne me rappellera pas, je n'ai aucune preuve (même si je l'ai trouvé froid par SMS). Je vais donc faire le deuil de mon don pourri, parce que nous sommes aujourd'hui, pas demain. Autrement dit : je reste factuelle. Je m'en tiens à ce qu'il se passe, c'est-à-dire : rien.

Je ne dis plus "Et si ?" en faisant des plans d'action
L'anxieux adore répéter : et si Edmond me quittait ? Oui, bien sûr, il peut. Mais c'est en essayant de contrôler et de définir des solutions à chaque "et si ?" que je me retrouve à douter toujours plus, à me fatiguer, à inventer de nouveaux "et si" à chaque nouvelle solution. Quelle prise de chou. Il vaut mieux flotter dans son angoisse que nager dedans. C'est-à-dire que j'arrête d'avancer, de lutter, de combattre, mais que je laisse faire mes pensées (impossible à taire). Je les pose dans un coin, et je prends un bain.

Je ne surestime plus mes pensées négatives en sous-estimant ma capacité à rebondir
Ma grande spécialité est là : si je pense au pire c'est qu'il va arriver et que je vais finir en dépression. Sauf que non, le pire n'a pas raison, et moi je suis bien plus forte que ce que je pense. Alors oui, Edmond peut me quitter mais j'arrête de donner de l'importance à cette hypothèse foireuse, tandis que je donne de l'importance à moi, ma force, mon courage, qui je suis. Parce que si Edmond me plante après deux semaines, ne suis-je pas capable de rester debout ? Si.

Je ne tombe plus dans des généralisations excessives
S'inquiéter, voir le pire partout, c'est souvent faire des raccourcis : je me suis levée du mauvais pied et mon chef m'a réprimandée, c'est une bonne journée pour qu'Edmond me foute dehors (et voilà comment je deviens exécrable face à lui histoire qu'il me foute vraiment dehors). Et puis, ils me foutent tous dehors non ? Que de généralités sur lesquelles je me base parce que je sais lire les signes, moi.

J'arrête de croire que si j'envisage le pire, c'est qu'au fond je le sens
Même après avoir dit tout ça, ma petite voix répète que bon, si elle est capable de se dire que "Edmond va partir", c'est qu'au fond, elle n'est pas née de la dernière pluie et qu'elle a du nez. Pourquoi penserais-je à ça, comme ça, si je n'étais à deux doigts de vivre cette foutue rupture ? Là aussi je me plante. Car si je pense à la rupture d'Edmond, ce n'est pas parce qu'elle se profile, non. C'est parce que je suis anxieuse et que mon anxiété parle.

Rencontre amoureuse : 7 clés pour arrêter de croire qu'il va (déjà) me quitter © Hugo & Cie