Comment rompre (proprement) avec son plan cul ?

Ce n'est pas parce que l'on partage une relation purement sexuelle qu'on ne peut pas se séparer en bonne et due forme. Guide pratique en trois méthodes efficaces.

Comment rompre (proprement) avec son plan cul ?
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On l'aime bien, Jean-Jean. On le voit généralement le mardi et le jeudi, on se raconte une blague (une seule), on fait l'amour puis on se quitte en deux bises. Seulement, aujourd'hui, on en a marre de ce plan cul. Reste à disparaître ? Non au ghosting ! Ce n'est pas parce que la chose la plus importante que l'on ait partagé jusqu'ici (hormis le sexe) est un pain au chocolat, que l'on doit faire la morte. Quelle que soit la raison pour laquelle on a décidé de congédier Jean-Jean, il existe de bonnes méthodes pour rompre poliment.

Je me suis lassée… la méthode "mycoses"

Le constat : avec Jean-Jean, ça tourne en rond. Oui, ça nous plaît d'avoir un plan cul, oui ça fait du bien au moral, au corps et à la confiance en soi, mais on commence à s'ennuyer. Pire, on ne comprend même plus l'intérêt. Ce plan fesses a fait son temps.

La méthode : elle s'appelle "mycoses" parce que justement (intrigue), un plan cul rime avec plaisir, uniquement plaisir. Donc on ne quitte pas Jean-Jean en lui disant que l'on s'ennuie avec lui, que ses caresses sont rébarbatives et les rendez-vous trop programmés. On remet plutôt la faute sur notre pomme à nous (j'ai une mycose, je suis fatiguée). Un genre de "ce n'est pas toi, c'est moi", parce qu'il est hors de question de blesser Jean-Jean qui pourrait bien se remettre en question sur ses performances et ses capacités au lit. Surtout qu'en vrai, on ne part pas parce qu'il est mauvais (il ne serait pas notre plan cul sinon), mais parce qu'on a envie d'autre chose. Le plan cul, ce n'est que du positif.

J'ai rencontré quelqu'un… la méthode "ciné"

Le constat : on vient de rencontrer Paul-Paul (et comme son nom l'indique, ça y va). Même si les plans cul ne promettent pas fidélité, on n'est pas du genre à faire des mélanges. Quelque chose nous attire vers Paul-Paul (de sexuel et, qui sait, un peu d'amoureux) alors ça se fait de ne pas continuer avec Jean-Jean.

La méthode : faire comprendre en douceur à Jean-Jean que lui et nous, ce n'est plus affaire de sexe. On lui propose donc un cinéma, un pique-nique ou (si on est un peu dingue) une brocante. Déjà, là, Jean-Jean écarquille les yeux. Ce rencard n'a rien à voir avec la choucroute que l'on cuisine habituellement sous la couette. Une fois au ciné (ou face à une lampe vintage stand 118), on explique à Jean-Jean qu'on a envie de partager de nouvelles choses pour ne plus avoir à partager du cul (si on a envie d'être son amie, sinon on lui donne rendez-vous dans un café). Et pourquoi on ne veut plus de cul ? Parce qu'hier, on a fait l'amour avec quelqu'un d'autre, quelqu'un avec qui ça se dessine. On ne sait pas bien si cette histoire nous mènera à samedi prochain ou au mariage, mais chose sûre, on ne veut pas s'éparpiller. On a des valeurs, besoin de temps et de place. "Tu ferais pareil, Jean-Jean, si t'étais dans mon cas ?"

L'un de nous tombe amoureux… la méthode "impôts"

Le constat : on a démarré ce plan cul dans les règles de l'art. Entre nous, pas d'amour, de SMS mignons, de coups de fils le dimanche soir. Interdiction de craquer. Mais le cœur a toujours eu ses raisons que les plans cul ignorent. Que ce soit notre cœur qui s'emballe ou le sien, nous voilà bien embêtée : il faut en finir avant d'en souffrir.

La méthode : cette méthode est inspirée du film Jamais entre amis. A l'écran, les deux protagonistes (meilleurs amis) prononcent le mot "souricière" dès qu'ils sentent que ça dérape (parce que faire l'amour pourrait gâcher leur amitié) afin de revenir sur Terre. Avec notre plan cul, on fait pareil. Vous vous dites : d'accord, mais on n'a pas fixé de mot au début de notre relation à murmurer en cas de sentiments naissants. Pas de souci, il est encore temps : on explique à Jean-Jean que si l'un de nous deux tombe amoureux, il n'aura qu'à dire "impôts" (il est préférable d'éviter les mots glamours). Jean-Jean va ensuite valider la règle. Si vous pressentez qu'il s'accroche, attendez deux jours, afin de voir s'il vous envoie "impôts". S'il ne fait rien, crevez l'abcès : "T'as fait ta déclaration ? Parce que j'ai le sentiment que tu tombes amoureux." Si, au contraire, vous êtes en train de virer in love, n'attendez pas deux jours. Après avoir redéfini les règles du jeu, dites d'emblée : "Je suis contente que tu acceptes, car je voulais te dire… impôts." Il partira… ou vous embrassera.

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