Comment être certaine de passer un bon dimanche, même célibataire

Solitude, temps gris, coups de blues, remises en question existentielles… Avec les conseils d'Agnès Abécassis, auteure à succès qui vient de publier "Assortiments de friandises pour l'esprit ou l'art de positiver au quotidien", le dimanche pourrait bien devenir le jour favori des âmes solo. Voyez un peu.

© Ivan Kruk / 123RF

Le dimanche est réputé pour ses coups de blues, sa mollesse, son ennui… quand il n'est pas seulement vu comme la veille du lundi. Et à cette belle et grosse ambiance dominicale s'ajoute parfois le célibat : on se sent seule, triste, abandonnée. Les magasins sont fermés et nos copines en couple. Comment passer au-delà de ces dimanches de l'enfer et faire du dernier jour de la semaine un jour réconfortant ? Conseils d'Agnès Abécassis, qui vient de publier chez Livre de Poche Assortiments de friandises pour l'esprit ou l'art de positiver au quotidien. Maintenant, le dimanche, vous allez l'attendre avec impatience.

On s'organise avant

"Prévoir les activités de son dimanche, c'est comme se préparer à recevoir un moment de plaisir. Ce serait dommage de zapper ces préliminaires", introduit Agnès Abécassis. Alors plutôt que d'appréhender son dimanche à coups de pensées négatives, on se donne rendez-vous. "On savoure la perspective de ce moment pour soi et on goûte le bonheur de passer en revue tout ce qui nous ferait envie. Pourquoi s'en priver ? Ce n'est pas parce qu'on est seule qu'on devrait se punir. On mérite de se faire du bien. Mieux encore : être célibataire, c'est aussi ne pas avoir à faire de compromis. Le monde s'offre tout entier. Il ne tient qu'à nous de croquer dedans", poursuit l'auteure. Alors voyons le dimanche comme une possibilité (de vivre, s'éclater, s'écouter) et non pas une contrainte.

On opte pour des activités qui nous font du bien

On fait comme l'héroïne des Tribulations d'une jeune divorcée d'Agnès Abécassis (Ed. Livre de Poche), lorsque ses filles sont chez leur père, et qu'elle s'offre quelques heures de totale insouciance. "On flâne dans les ruelles des vieux quartiers, on se découvre une passion pour la photo et on se créé un compte sur Instagram… ou pour la musique : il y a des concerts gratuits un peu partout. On prend le temps de décorer son appartement, d'en faire son nid, de le soigner, de customiser des objets, de monter des meubles, d'aller dénicher de jolis cadres pour y glisser nos plus belles photos. Un bon ciné, aussi, sans avoir à négocier le film avec quelqu'un qui n'a pas les mêmes goûts, quel bonheur. Si on n'a pas envie de sortir, on transforme sa salle de bain en spa : on se masque, on s'épile, on se papouille, on se crème, on fait peau neuve pour se sentir bien dans sa peau", liste l'auteure. Avec ça, il va nous falloir des milliers de dimanches. On trépigne déjà.

On rencarde ses amis (célibataires ou pas)

On voudrait bien aller prendre un café avec nos amies, mais entre celle qui enchaîne les films avec son Doudou n°1 et celle qui file chez Casto' avec son Doudou n°2, on a la vague impression d'être de trop (et de ne pas avoir de vie, mais bon). On fait erreur ! "Souvent, on n'ose pas solliciter les copines en couple, on se dit qu'on va les déranger. Or, cela fait du bien à tout le monde de s'accorder un moment où on ne sera pas définie par son statut amoureux. Savourer un verre avec une amie, sortir de sa routine, avoir des conversations qui nous permettent de prendre recul sur notre vie, débriefer sur notre travail, nos projets, c'est plus que nécessaire, c'est salvateur." Alors notre bonne résolution, entre une balade solo et un bain de trois heures, c'est de proposer à ses amies un petit café sympa comme tout. Il y a fort à parier qu'elles trouveront ça mieux que Casto'.

Se rappeler des dimanches avec son ex et se dire qu'on est mieux 

On désire souvent (et seulement) ce que l'on n'a pas. Typiquement, le dimanche, ce qui nous manque, c'est un homme. Tandis qu'à l'époque, quand un homme était là à partager nos dimanches, il nous manquait… un petit vent de liberté (et ce n'est pas bien méchant de le penser). Alors on pourrait bien ouvrir les yeux sur tout ce que l'on peut faire sans personne dans nos pattes et se rappeler que la solitude, ça a du bon. "On profite du lit pour nous toute seule, on n'a pas à céder sa tablette de chocolat, on peut s'épiler en plein milieu du salon ou de la cuisine, on peut parler à nos peluches et c'est mieux qu'à notre belle-mère…", rappelle Agnès Abécassis. Alors même si on se sent triste parce que seule, profitons de cet état passager (parce qu'on a prévu de rencontrer un homme demain), qui nous offre l'opportunité d'être nous-même : chiante, bruyante, bordélique et malpolie.

Réaliser que tout ce temps pour nous est une bonne nouvelle

Toute la semaine, on court après le temps et quand vient le dimanche, on n'a plus envie de rien. Faut croire que l'horizon dégagé nous effraie et respire le vide. Ne voyons plus le dimanche comme un jour interminable, mais abordons-le pas à pas, étape par étape, en faisant une chose après l'autre. Du coup, c'est l'occasion de se lancer dans nos grands projets (ceux que l'on veut entamer depuis la 6ème, comme écrire un roman). "On peut éventuellement faire des listes, noter sur un papier, pour s'éclaircir les idées, les grands axes de ce qu'on veut entamer. Cela permet de se recentrer, conseille Agnès Abécassis… Sinon, il y a aussi l'option décomplexée de ne rien faire. Ne pas se sentir obligée de bouger, s'affaler sur son canapé ou se blottir sous sa couette, avec un mug de thé chaud, un peu de musique et un bon livre. Et méditer sur le luxe qu'on a de pouvoir se reposer. Vraiment." C'est vrai ça, on en a de la chance. On la saisit ?

Assortiments de friandises pour l'esprit ou l'art de positiver au quotidien
Ed. Livre de Poche
Agnès Abécassis
8,90 euros

Assortiments de friandises pour l’esprit ou l’art de positiver au quotidien, de Agnès Abécassis © Livre de Poche

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