Rupture : je le quitte avant ou après les vacances ?

On s’apprête à rompre avec Etienne et pourtant, on a réservé deux semaines de vacances dans le talon de l’Italie. Partir ou pas ? Le larguer maintenant ou au retour ? Afin d’établir votre pour et contre, voici 4 éléments à mettre dans la balance.

© Alexey Poprotsky - 123RF

L'envie de rompre vous titille, mais deux semaines de soleil sont prévues. Vous hésitez entre faire votre valise maintenant ou la faire pour vous envoler avec Etienne ? On vous aide à faire le point, à coup de pour et contre. Sortez vos balances !

Ce que je mets dans la balance #1 : mon degré de saturation

Pour le quitter avant de partir : on ne supporte plus sa façon de dire " LOL " dans des conversations IRL (il aime bien), on ne veut plus voir son visage, ça fait dix jours qu'on l'évite, les vacances n'arrangeront rien, ce ne sera que calvaire.
Pour le quitter en rentrant : on se questionne encore sur la relation, notre décision de le quitter n'est pas ferme. On n'a peut-être pas atteint notre seuil de saturation maximale. Et partir à deux peut nous aider à faire le point. En été, on a l'esprit léger, on est détendu. On va peut-être y voir plus clair, se rapprocher d'Etienne dans un cadre différent, plaisant, encourageant. Une seconde chance, en somme. Et puis, ensuite, ça peut être l'occasion de discuter tous les deux. Sous les cocotiers, avec un cocktail, tranquillement (sauf si on est chez belle-maman).

Ce que je mets dans la balance #2 : l'honnêteté

Pour le quitter avant de partir : si l'idée même de le quitter en revenant histoire de profiter d'un séjour de carte postale nous empêche de nous regarder dans une glace, alors on règle nos affaires avant. Sinon, on va ruminer. Et puis, encore plus important : Etienne mérite certainement que l'on soit honnête avec lui. Ce n'est pas très joli de tricher pendant deux semaines tout en connaissant l'issue. Il faut être à l'aise avec ça si on décide de s'envoler en Italie.
Pour le quitter en rentrant : on n'a pas envie de le ménager (pour des raisons qui nous sont propres : une question de vengeance, un petit coup bas de notre part), on doute encore (auquel cas, c'est aussi respectueux de donner une chance à l'histoire), et enfin, si on ne part pas, il va finir seul chez lui à déprimer (enfin peut-être), et ces vacances peuvent être vues (si on cherche bien) comme une bonne action : après le bonheur, le dé-confort.  

Ce que je mets dans la balance #3 : l'allure et le budget des vacances

Pour le quitter avant : les vacances n'ont pas l'air super, et puisqu'on projette une sale ambiance, autant que chacun puisse dès maintenant rebondir. En annulant, on se laisse l'opportunité – à soi mais aussi à Etienne – de trouver un plan B, qui peut faire du bien à chacun. Nous, on partira avec nos copines pour remonter à cheval de suite (ou pas), lui, il prendra l'air avec des amis (s'il en a), pour se remettre de tout ça (ou remonter à cheval).
Pour le quitter après : avec l'argent qu'on y a mis, et les options de remboursement qu'on n'y a pas mis, il serait dommage d'être ruinés et coincés chez soi. Rompre peut coûter parfois si cher. Alors autant partir, si ça nous est supportable, et s'amuser ensemble avant de tout stopper sur le tarmac. Encore une fois, qui sait si ces vacances ne nous seront pas bénéfiques à tous les deux.

Question bonus : et si je le quittais et qu'on partait quand même ?

Si on a très envie de rester proche d'Etienne, parce que bon, on s'est quand même choisis un jour et ce garçon est agréable, cette option est envisageable. Mais ne dépend pas que de nous. Tout dépend d'Etienne et d'où il en est. S'il se marre quand on le quitte (caricature), on peut décider ensemble, comme deux grandes personnes qui se séparent sans dégâts, de ne pas perdre notre argent et de profiter d'un été ensemble. Si Etienne claque la porte suite à notre annonce, ça sent mauvais. Cependant, il pourrait être susceptible d'accepter de partir tout de même, tenu par l'envie de nous reconquérir. À nous d'en juger.

© Alexey Poprotsky - 123RF


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