Ces moments où l'on craque pour un SMS à notre ex

Selon un sondage réalisé fin 2015 par le site de rencontres "WhatsYourPrice.com", plus de six femmes sur dix ont recontacté leur ex en entendant "Hello" d’Adele. Entre l’alcool et cette chanson, toutes les raisons de craquer sont dans la nature. Petit tour horizon.

© Fotolia

L'alcool
Evidemment, l'alcool est le premier coupable. Ce verre de trop qui nous donne le sentiment d'être toute puissante et de pouvoir retrouver la magie des premiers jours avec cet homme envolé. Dix copines nous disent que non, les plus alcoolisées disent pourquoi pas. À force, on sait qu'il ne vaut mieux pas prévenir : on s'éclipse de la soirée  pour quelques minutes, histoire de tenter un "tu me manques". Au final, ça dure deux heures parce qu'on hésite sur nos mots autant que sur notre démarche. Alors on reprend un verre. Et on clique sur envoyer.

Les chansons
Il y a la chanson qui nous fait penser à lui parce que c'était "notre chanson". On l'entend au détour d'un supermarché ou au fond d'un pub. On craque. Il y a aussi cette chanson qu'on écoute en boucle depuis que c'est terminé (Céline Dion ou Adele, donc) et qui nous pousse, quand le manque est à son comble, à craquer. Et enfin, il y a cette chanson complètement innocente qui nous donne la pêche et qui, alors qu'on marche très vite dans la rue, nous donne des ailes et les mots qui vont avec : on est prête à tout, on le récupérera.

Le dimanche soir
Ou tout autre moment doué pour le vide. Dès lors que la solitude frappe à notre porte et que là, on se sent complètement nue (voire nulle), on pense à notre passé pour se combler. Mais pour se combler entièrement, il faudrait que notre passé resurgisse. Alors voilà qu'on saisit son téléphone, parce qu'on a rien d'autre à faire pour nous occuper l'esprit. Un peu comme on ouvre le frigo quand l'ennui approche. On tient une heure et puis une heure passe, le dimanche soir est pire que tout, on n'a jamais vécu de tel dimanche soir d'ailleurs. On écrit.

Son adresse et ses habitudes
Quand on passe en bas de chez lui, ou à sa station de métro ou pire, sur sa ligne de métro, on est tentée. Parce qu'un sentiment étrange vient à nous : on est si près de lui et pourtant, nous n'existons plus. Ça nous semble si illogique que l'on voudrait renouer avec la logique. Et puis, faut reconnaître qu'on a un bon prétexte. Pour peu, on lui écrirait presque en croisant une Clio noire parce qu'il a une Clio noire. Même un camembert peut nous pousser à le recontacter, parce que c'est dingue, ça nous rappelle nos soirées fromage.

La conversation avec une copine
Que les copines disent "fais la morte" et "ne craque pas" ou "écoute-toi, relance-le", on craque. Dans le premier cas, c'est parce qu'on aime contredire. Comment ça, elle ne veut pas que je craque ? Cette fille a toujours eu tort, il faut écrire à Robert. Dans le deuxième cas, ça nous arrange bien qu'une dixième personne (on est déjà quinze à débattre dans notre tête) aille dans le bon sens. Et puisqu'à ce moment-là, on n'est pas seule, se lancer est rassurant. On va pouvoir écrire le texto à deux. Ça ne fait pas de doute : on sera meilleure, le texto sera le bon. Tout ira.

Notre fierté
On vient de vivre un truc qui nous rend très fière. On sort d'un rendez-vous important qui débouche sur de bonnes nouvelles ou on vient de gagner une course à pied. A ce moment-là, on a envie de partager tout ça avec lui, seulement lui. On raconte d'abord à notre mère, nos copines. Elles nous félicitent tellement qu'on voudrait que l'ex nous voit au top de notre succès. Et puis, on a soudainement si confiance en nous que rien ne nous empêchera de reconquérir cet homme. Alors l'air de rien, on craque, on prend des nouvelles, on voudrait qu'à travers nos mots il comprenne combien on est géniale et surtout, on espère intimement que notre état se ressentira dans le smiley qu'on ajoute. Ce qui est dommage, c'est que lorsque la conversation se tisse, on n'ose pas raconter nos exploits. Mais tant pis, on se répète quand même qu'on va super bien, histoire de lui faire envie. 

© Fotolia

Voir aussi :