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Témoignage
19/02/2007

"J'aime le contact avec les enfants, les parents et le personnel"

Violette Directrice d'un accueil petite enfance, Violette est passionnée par son métier. Mère de deux grandes filles, elle a su être présente pour ses enfants tout au long de sa carrière sans pour autant refuser les responsabilités.
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Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je suis née en mars 1956 à Valenciennes dans le Nord de la France. Je suis mariée et mère de deux filles nées en 1982 et 1986 et nous vivons actuellement dans la banlieue orléanaise. Nos filles ont poursuivi des études supérieures. La première de nos filles, qui vient de terminer son cursus universitaire, exerce actuellement dans une entreprise française au Mexique où elle occupe un poste à responsabilités. La seconde est actuellement en faculté de médecine.

Quel est votre métier ?

Je suis infirmière puéricultrice, responsable d'une structure accueillant 80 enfants et je dirige une équipe de 21 agents de formations différentes (composée de 14 auxiliaires de puériculture, 5 agents d'entretien, 2 éducateurs de jeunes enfants). Ces accueils petite enfance - anciennement crèches - sont gérées par les villes, en l'occurrence dans mon cas, par la ville d'Orléans. Mon travail au quotidien m'amène, avec mon personnel, à veiller au bien-être des enfants et par conséquent à échanger avec les parents, à mettre en place des projets pédagogiques, sanitaires, sociaux, etc. avec les différents professionnels de la petite enfance et les ministères concernés.

Quel est votre parcours professionnel ?

Mon cursus scolaire passe normalement par le collège, le lycée et les études d'infirmière à Lille. Puis j'ai rejoint Paris où j'ai exercé ce métier au HIA du Val de Grâce. Au travers des différentes missions effectuées dans ce cadre, j'ai appris la rigueur, la notion du travail en équipe et ai renforcé mon sens de la professionnalité. Puis, lorsque nous sommes arrivés dans la région orléanaise, j'ai repris une année de spécialisation pour accéder au métier de puéricultrice. J'ai alors commencé une carrière extra-hospitalière et pris successivement la responsabilité d'équipements petite enfance. Aujourd'hui, j'occupe le poste de directrice de crèche et j'en suis extrêmement satisfaite puisqu'il me permet de développer les compétences acquises tout au long de mon parcours.

Qu'est-ce que vous aimez dans votre job ?

C'est un poste à responsabilités. J'apprécie tout particulièrement le contact avec les enfants, les parents et le personnel. Je ne vois jamais le temps passer et je n'arrêterais pour rien au monde mon métier. Passionnée par la petite enfance, son évolution et la diversité des personnes que j'encadre, j'ai toujours des projets en route et en tête avec mon équipe. Aucune journée ne ressemble à une autre.

Comment gérez-vous le stress ?

Je ressentais moins de stress dans ma vie personnelle au fur et à mesure que mes enfants grandissaient et poursuivaient positivement leur parcours. Dans mon métier, le seul stress généré est identique à tous les métiers accueillant des populations, c'est-à-dire celui de se confronter sans cesse à des conflits qui deviennent de plus en plus procéduriers. Ce sont les activités de plein air (randonnée, jardinage) et la lecture qui m'aident à sortir de ces soucis. Une sortie au restaurant et une rencontre entre amis et me voilà à nouveau "gonflée à bloc".

Quels sont vos objectifs ?

Mon objectif, en ce moment est de m'orienter vers la formation dans une école paramédicale, et pourquoi pas vers la création d'une formation parentale.

Qu'est-ce que cela change d'être une femme dans votre métier ?

Je travaille dans un milieu presqu'exclusivement féminin. Mon équipe ne comprend qu'un élément masculin. Cela change énormément la prise en charge de l'enfant et je suis un peu déçue que cette profession n'intéresse pas plus que cela les hommes. Mais être une femme dans la fonction publique ne change pas grand chose puisque les salaires sont égaux. Je ne me sens ni sous-estimée, ni surestimée parce que je suis une femme.

Comment conciliez-vous vie personnelle et professionnelle ?

Avec mon mari, nous étions conscients qu'il y avait un temps pour tout. Lorsque nous avons eu nos enfants, la vie tournait autour d'eux. Nous prenions des vacances si et seulement si cela était possible pour leur équilibre. Nous avons souvent pris nos vacances en décalé afin que nos filles soient le plus souvent avec nous. J'ai souvent délaissé le côté esthétique pour moi et privilégié leur confort, mais je ne me suis jamais sentie malheureuse. Nous étions heureux de nous retrouver avec elles que ce soit chez nous, autour d'un repas convivial, chaque vendredi et samedi soir (qu'elles appréciaient et apprécient toujours), ou en vacances à l'étranger. Maintenant qu'elles sont grandes, nous passons des week-ends à visiter une région, un pays, à courir les événements culturels, à nous offrir davantage de dîners à l'extérieur, à flâner, prendre le temps de vivre et profiter de l'instant présent.

Avez-vous des conseils à donner aux femmes actives qui souhaitent réussir leur vie professionnelle ?

Je pense que chaque moment est porteur de bonheur. Vouloir tout faire engendre un sentiment de vide à la longue. Penser qu'hier ou demain était ou sera meilleur empêche d'être heureux. Rechercher le parfait ou l'idéal (maison parfaite, enfants parfaits, mari parfait, travail parfait) est un obstacle au bonheur. Je ne regrette rien, j'ai toujours vécu heureuse.

 

Lire aussi Le témoignage de Julie

Claire Sassonia, Journal des Femmes

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