Les pièges à éviter pour ne pas saboter sa carrière

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« Vous saviez, n’est-ce pas, que j’aborderais ce sujet tôt au tard ! Il n’est pas indispensable de posséder un doctorat de psychologie pour savoir que les femmes sanglotent de joie, de tristesse, de frustration, de colère, parce que le soleil brille, parce qu’il pleut… Inutile de poursuivre l’énumération. Le lieu de travail n’est pas l’endroit idéal pour pleurer, mais il arrive que l’émotion soit la plus forte. Vous avez certainement assisté à des scènes de larmes ; peut-être même en avez-vous été l’actrice principale ? Je vous propose ci-contre des conseils qui vous aideront à recouvrer votre dignité professionnelle après une crise de larmes ou, tout au moins, à en limiter les conséquences.

 

Mes conseils

 
Les femmes pleurent souvent parce qu’on leur a enseigné que la colère est inacceptable chez une jeune personne bien élevée. ©
 

» N’exprimez pas votre colère par les larmes. Les femmes pleurent souvent parce qu’on leur a enseigné que la colère est inacceptable chez une jeune personne bien élevée. Chaque fois que vous sentez les larmes déborder, demandez-vous : "Pourquoi suis-je en colère ?"

» Si vous éclatez en sanglots au bureau, excusez-vous et quittez la pièce. N’infligez pas aux autres une vision aussi pitoyable. Votre désarroi les met mal à l’aise. En vous absentant momentanément, vous les délivrez de leur embarras (ce qu’ils apprécient) et vous vous donnez la possibilité de reprendre vos esprits. Ayez toujours prête cette excuse standard : "J’ai bien compris ce que vous me dites. Accordez-moi du temps pour réfléchir avant de revenir vers vous."

» Susan Picscia, psychothérapeute et coach, donne quatre conseils :

1. Mettez des mots sur vos larmes, concentrez-vous sur le problème et non sur vos sentiments. Déclarez par exemple : « Comme vous le constatez, je réagis très fortement à cette situation. Oublions cela et cherchons les moyens de parvenir à une solution. »

2. Ne vous laissez pas convaincre par le discours « humaniste » de certains organismes (hôpitaux, associations….) qui tiennent les larmes pour un outil thérapeutique. Pleurer en public est une marque de lâcheté et de faiblesse. Nous donnons aux autres l’impression de perdre le contrôle de nous-mêmes. Certes, nous aimerions croire qu’il existe dans le monde du travail une place pour ces émotions si vraies et si humaines. Mais ce n’est pas le cas. Les larmes suscitent des associations d’idées négatives, quel que soit le sexe auquel on appartient. Dans ce domaine, les femmes ne montrent d’ailleurs pas plus de compassion que les hommes.

3. Si vous vous laissez trop souvent ou trop aisément submerger par l’émotion, sollicitez l’aide d’une personne de confiance – amie, psychothérapeute ou coach. Nous pleurons parce que nous sommes en colère, angoissées, blessées, surchargées de soucis ou de travail, ou parce que la situation nous échappe. Si vous fondez facilement en larmes, vous êtes peut-être dominée par des pensées négatives ou alarmistes. Dans le monde du travail, il est rarement question de vie ou de mort ; tout problème trouve une solution raisonnable. Méfiez-vous de vos émotions : elles peuvent vous conduire à envisager le pire. Adoptez une attitude mentale positive face aux expériences éprouvantes et vous pleurerez moins.

4. Quand une personne attaque sans pitié votre point faible, résistez et répliquez sans vous sentir vexée. Abordez de front le sujet en suggérant par exemple : "Je ne crois pas réagir de manière excessive, je dis simplement que nous devons résoudre ce problème de surcharge de travail." »

 

Extraits de "Ces Filles sympas qui sabotent leur carrière", Lois Frankel, Editions Pearson, avril 2008, p.252-253.



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