Gabrielle, est à 37 ans, une expatriée
comblée. Elle vit à Melbourne avec son mari
et ses deux enfants, où elle est responsable des
ressources humaines.
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Gabrielle, 37 ans, travaille dans
les ressources humaines à Melbourne.
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| "Le meilleur atout chez
une femme est sa confiance en elle" |
Pourquoi êtes-vous partie travailler
à l'étranger ?
C'est un choix familial qui a présidé à
notre décision de partir travailler à l'étranger : la découverte
de nouveaux horizons, cultures, pays, sortir de sa zone
de confort, l'apprentissage de la langue pour nos enfants
à un jeune âge. Côté professionnel, l'Australie
offre à la fois des grandes villes (mon mari est architecte
et c'était un critère important), des extérieurs/paysages
admirables (nous sommes très "aventure, outdoors") et nous
y avons découvert un art de vivre insoupçonné.
Comment vous y êtes-vous préparée ?
Nous nous sommes assez peu préparés car
avons travaillé jusqu'au bout ; quelques cours d'anglais
et quelques recherches sur internet. Mon mari et moi sommes
venus à Melbourne pour quatre jours, un mois avant le départ
pour chercher un logement, des écoles et voir la ville.
Cela aurait sans doute été différent dans un pays plus "éloigné"
culturellement du notre. Avec du recul, je pense qu'une
formation aux différences culturelles aurait été bénéfique
après quelques mois sur place.
Dans votre cas, quels sont les avantages
?
Ils sont nombreux : découvrir d'autres
façons de travailler et de fonctionner ; être exposée à
des situations et des projets qui ne se seraient pas présentés
en France ; être beaucoup plus exposée aux dirigeants de
la maison mère. J'ai pour ma part l'impression d'être en
formation intensive et continue depuis 2 ans. Et aussi :
resserrer les liens au sein de la cellule familiale (il
faut faire front face à l'adversité !) ; voir ses enfants
apprendre (parfois aussi traverser des épreuves) ; découvrir
tant de nouvelles choses.
Comment votre entreprise vous accompagne-t-elle
?
Nous avons un retour par an en France et
c'est important ; nous sommes bien couverts pour la santé
et matériellement.
Quels sont selon vous les pièges à éviter
?
Vouloir à tout prix comparer et appliquer
ce que l'on connaît à un contexte différent, ne côtoyer
que des Français, vouloir aller trop vite. Professionnellement,
il faut absolument garder contact avec le pays d'origine,
maintenir ses réseaux.